dimanche 19 décembre 2010

Tournai ville cyclable d'excellence... peut-être bientôt ?



... Mais pas encore aujourd'hui. La situation climatique même exceptionnelle ne justifie pas que l'on dégage uniquement les bandes de circulation pour véhicules à moteur et qu'on renvoie la neige bien boueuse vers les pistes cyclables! Chaque année, c'est le même scénario lorsque nos routes sont enneigées.

Pourtant, en cette fin d'année, un événement attire particulièrement l'attention des cyclistes quotidiens à Tournai . Tournai a obtenu un "excellent" pour un dossier présenté au Gouvernement wallon en faveur des cyclistes. En regardant No Télé, les pratiquants de la petite reine dans la cité des 5 clochers ont cru qu'ils étaient mal réveillés, ou un peu distraits car les propos du journaliste pouvaient semer la confusion : en l'écoutant, on aurait pu croire que Tournai avait reçu une palme pour les aménagements déjà réalisés en faveur des cyclistes.

Mais ce n'est pas exactement l'objet de cet encouragement. Tournai a présenté un dossier "excellent" et obtiendra une subvention importante de la Région wallonne afin d'établir, avec l'aide d'un consultant, un véritable projet pour améliorer la sécurité des cyclistes quotidiens et encourager les déplacements courts à vélo, notamment par les jeunes.

Que peut-on souhaiter de mieux pour les cyclistes en 2011 ?

Armez-vous de patience, un jour peut-être, la majorité actuelle comprendra-t-elle ce qu'il faut faire pour que Tournai soit réellement une ville cyclistes admis ?

mercredi 15 décembre 2010

Noël à Tournai ... avec ou sans parade ,



Samedi 18 décembre, la parade de Noël de RTL revient à Tournai pour la 2e fois mais peut-être pas la dernière d'après le bourgmestre Christian Massy.

Je n'adhère pas à ce projet car la Ville va y consacrer un budget important (30 000€ à RTL plus la mise à disposition de locaux, du personnel communal, de policiers en grand nombre...) alors que cette parade est commerciale, sponsorisée par de grandes firmes privées : le coût devrait être assumé par ce sponsoring et non par l'argent des Tournaisiens.

Voici l'interpellation que je présenterai au Collège communal ce 20 décembre à ce propos :

"Lors du dernier conseil communal, les écologistes n'ont pas accepté le don de la ville à RTL d'un montant de 30 000 € pour la parade de Noël, préférant que cet argent soit consacré à une animation plus durable en fin d'année.
Entretemps, vous avez déclaré, Monsieur le Bourgmestre, que la parade reviendrait certainement dans 2 ans. Est-ce votre seule manière d'envisager une animation en ville en fin d'années?
Depuis lors, la presse n'a pas ménagé la ville sur la décoration et les activités organisées, pointant là un achat raté, ici une querelle de clochers mal venue, et un manque d'originalité. Tout cela fait désordre dans une cité qui a l'ambition d'attirer de plus en plus de touristes et a obtenu des aides européennes considérables pour mettre en valeur son caractère historique afin d'y amener les touristes.
Nous pensons que le pouvoir communal doit s'impliquer dans une action durable en faveur des commerçants, des artisans, des producteurs régionaux en créant un marché de Noël plus dynamique, plus original qui se déroulerait un peu partout dans le centre historique.
L'ASBL centre-ville, les associations de commerçants, les bénévoles dans les quartiers sont prêts à s'impliquer pour donner un visage dynamique et original à Tournai mais il faut un chef d'orchestre, Echevin du commerce, ou du tourisme, et aussi un budget communal à cet effet.
Nous attendons votre présentation en 2011 du bilan financier de la parade et autres activités de fin d'année ainsi qu'une présentation des objectifs pour un Noël 2011 à la hauteur du renouveau de notre centre-ville."



Avant 2008, une parade de Noël associative parcourait les rues de la Ville organisée par des confréries de carnaval. Dans le quartier St Piat, des bénévoles organisent un goûter de Noël et une fanfare vient bénévolement y animer la soirée. Les commerçants de la grand-place s'échinent à y prévoir une animation depuis bien des années. Dans les villages, nombre d'associations, d'écoles organisent leur marché de Noël. Non, Tournai n'est pas morne quand vient Noël. Mais la commune pourrait donner un petit coup de pouce à toutes ces bonnes volontés pour améliorer ces animations dans les quartiers et autour du marché de Noël.


Citoyens, aidez le père Noël à Tournai en 2011, faites-lui cadeau de toutes vos idées pour améliorer l'animation en ville. Cela ne coûte pas nécessairement des milliers d'euros !


Voilà, c'est dit. Je ne serai donc pas dans le char RTL qui sillonnera nos rues samedi 18 avec à son bord des hommes et des femmes politiques de notre ville, saluant la foule en liesse !!


Mais c'est Noël, trêve des râleurs ! Je vous souhaite de tout coeur des petits et des grands moments de bonheur durant cette période de paix. Se retrouver en famille, avec des amis : échanger des pensées intimes, refaire le monde avec des voeux de bonheur. La hotte du Père Noël regorge de ces petits cadeaux simplement humains... et qui ne coûtent rien.


Joyeux Noël et Bonne année à Tournai et ailleurs !




mardi 23 novembre 2010

Sauver l'ilôt Cherequefosse...



C'est un bel endroit, que les habitants du quartier St Piat ont rêvé.
Aidés par un architecte, des associations de terrain et des experts en aménagement du territoire, ils ont concrétisé leur projet.

Un îlot de vie collective avec des logements de différents standings, une maison de quartier, des installations sportives, des bains publics, une maison médicale, un parc, et des petits commerces...

Depuis fin 2008, ils y travaillent sous l'oeil bienveillant du Collège Communal tournaisien, acquis à l'idée que cet îlot en vaut la peine. Le montage financier est réalisé et il tient la route : des subventions seront demandées à la Région Wallonne dans le cadre de la réhabilitation d'une friche industrielle, de la construction de logements sociaux, et une opération de revitalisation permettra de revendre à un promoteur privé une partie de l'îlot et d'aménager l'espace public.

Mais pourquoi soudain ce silence du Collège communal? Refusant tout contact depuis plusieurs mois. Inquiet, le comité multiplie les demandes de contacts, fait appel à la presse qui relaie leurs inquiétudes.

Présente à la réunion de quartier organisée par le comité, j'apprends cette mauvaise nouvelle.

Je décide d'interroger à mon tour le Collège communal lors du conseil communal de ce 22 novembre .. Et leur réponse tombe comme un couperet : Le Collège ne prendra aucun risque financier. C'est l'intercommunale IDETA qui achètera le bâtiment en friche car elle a une opportunité de subvention si elle y réalise un projet économique. Sans le dire explicitement, le Collège avoue aussi qu'il n'a pas la force de mener ce projet jusqu'au bout et préfère passer la main à l'intercommunale.

La fin d'un rêve?

Ce quartier, je l'aime. Mes enfants y ont couru dans le petit parc, ont joué, ri et pleuré dans la cour de l'école, animé la troupe scout. Je m'y promène volontiers en parlant avec les habitants. Alors, c'est dit, je ne laisserai tomber ni ce comité, ni ce beau projet.

Reste à convaincre, convaincre avec force les décideurs que ce projet est bien le meilleur pour le futur de notre quartier.

dimanche 7 novembre 2010

5 minutes de dialogue politique avec Marie-Christine: Le sport pour tous : un choix politique

5 minutes de dialogue politique avec Marie-Christine: Le sport pour tous : un choix politique: "Les écologistes tournaisiens ont marqué leur profond désaccord avec plusieurs investissements sportifs réalisés par la ville de Tournai. L..."

Le sport pour tous : un choix politique



Les écologistes tournaisiens ont marqué leur profond désaccord avec plusieurs investissements sportifs réalisés par la ville de Tournai. La piscine de l'Orient, ce n'est pas une piscine, c'est un gouffre (financier). A l'usage, vous trouverez très peu de Tournaisiens satisfaits de cette infrastructure. Pourquoi? Elle n'a pas été conçue pour que, jeunes et moins jeunes y pratiquent la natation, " mais bien à l'usage d'un seul club, le club de water-polo, évoluant en division I nationale.

Le stade de football Luc Varenne a été construit sans faire appel aux subventions régionales car il fallait un stade très rapidement opérationnel pour un club de foot évoluant en division II nationale. C'est bien plus tard que les équipes de jeunes ont pu utiliser l'infrastructure pour leurs entraînements. Chaque année, plus de 700 000€ sont remboursés par la ville pour ce stade.

Pendant ce temps, les petits clubs amateurs où l'on trouve des sportifs simplement amoureux de leur sport, cherchant la santé et le bien-être, l'esprit collectif et les échanges humains, se débattent chaque année pour arriver à boucler leur budget.

Pendant ce temps, un club d'athlétisme qui draine beaucoup de jeunes supplie pour obtenir un éclairage pour la piste et devra patienter, 10 ans d'après le bourgmestre, pour obtenir une salle convenable. Pourtant, cette salle de sports serait bien utile à Gaurain, village fort peuplé de l'entité où l'on pourrait pratiquer différents sports à prix démocratique.

Pendant ce temps, nous apprenons de source sûre que la salle de sports de Kain qui sera enfin rénovée, après plusieurs années d'attente, le sera au moindre coût et qu'on renoncera donc à y installer une installation performante de cogénération avec la piscine toute proche car la ville y consacre le budget le plus bas possible.

Alors, sport pour tous ou sport pour quelques élites? Il faut choisir. Et ne pas dire quelques années plus tard qu'on n'a plus le choix, qu'il faut faire des économies. NON, le choix politique existe encore et, dans cette matière, c'est bien une affaire de prestige, d'image qui compte et non la santé et le bien-être de tous.

A ce propos, que pensez-vous de Tournai, ville-étape du tour de France en 2012 ?

dimanche 10 octobre 2010

17 octobre : journée mondiale de refus de la misère


Depuis l'appel du Père Wresinski, il y a 23 ans, les défenseurs des droits de l'homme se réunissent chaque année pour dire leur refus de la misère et appeler l'humanité à s'unir pour faire respecter les droits de l'homme. "Là où des êtres humains sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré."


A Tournai, si vous voulez marquer votre engagement vous êtes invités dès 10 h sur la grand-place pour entamer une marche à travers les rues de la ville.

Vous pourrez aussi accrocher un drap à l'effigie de la journée du 17 octobre afin de montrer à tous votre solidarité. Ce drap peut être retiré à l'hôtel de ville de Tournai durant la semaine qui précède ce 17 octobre.

Mais la sensibilisation n'est qu'un premier pas, c'est en repensant notre système économique trop inégalitaire et en appliquant une politique économique, sociale et environnementale plus juste que nous ferons réellement reculer la misère.


lundi 4 octobre 2010

Prospérité sans croissance... un avenir pour notre planète

Une conférence sur ce thème a remporté un franc succès à Louvain-La-Neuve lundi dernier. Sans doute, le lieu était-il bien choisi parmi les étudiants, les chercheurs, les penseurs, qui n'ont pas peur d'échanger sur un sujet encore difficile à aborder.

Pourquoi ce thème reste-t-il tabou?
parce qu' il fait peur : peut-on parler de progrès sans croissance économique? Cela signifie-t-il la fin de notre confort, de nos acquis sociaux, du bien-être de manière générale.

Les écologistes restent prudents en abordant la question de la "non-croissance ou de la décroissance" car ils en ont souvent fait les frais. Comme il est facile de faire peur aux gens en leur disant simplement : "vous voulez retourner au temps des cavernes, vous éclairer à la bougie, vous déplacer à dos d'âne, et bien, il suffit de voter pour un parti vert et vous serez de suite exaucés."

Et bien non, penser le futur en économisant nos ressources naturelles, en déliant bien-être et consommation , ce n'est pas nécessairement un cauchemar.

Peter Victor, économiste canadien, nous a montré qu'un modèle de société moins dévoreur d'énergie, plus tourné vers une consommation locale, permettrait de faire face aux défis qui nous attendent, comme la pénurie de pétrole et, ce modèle réduirait les inégalités sociales.

Il remet à l'ordre du jour le partage du travail, sujet tabou aussi, depuis que la France a remis en question la réduction du travail à 35h/semaine et que les bien-pensants de nos sociétés libérales, nous répètent qu'il faut travailler plus et pour moins d'argent, pour concurrencer la Chine, l'Inde, le Vietnam, ...où les travailleurs restent corvéables à merci.

Son modèle macroéconomique peut être appliqué dès aujourd'hui au Canada et dans les autres pays du Nord, avec quelques aménagements. Mais il ajoute qu'il est urgent de l'appliquer si nous ne voulons pas assister, impuissants, aux changements climatiques, à l'épuisement de nos ressources, au renforcement des inégalités et des guerres qui en découleront.

Comme lui, je pense que c'est possible de consommer moins, de changer notre mode de vie, sans perdre vraiment notre confort. Il a raison d'affirmer que les progrès scientifiques ne résoudront pas tous les défis de notre siècle. Une approche volontariste citoyenne et un soutien politique aux changements sont indispensables pour assurer un avenir plus juste pour tous sur cette planète.

jeudi 26 août 2010

Agriculture et marchés de producteurs...



C'est sans doute mon thème favori durant ces vacances mais il me semble incontournable après quelques jours de repos passés dans la région merveilleuse de l'Aveyron français.

J'y ai découvert les marchés de produits locaux qui fleurissent un peu partout en France et remportent un succès considérable dans les villes et les villages.

Une rencontre hebdomadaire avec un producteur de fromages de chèvres, un producteur de vin , un fermier-boucher, une productrice de marrons et produits dérivés, une apicultrice... devant leur étal, sur la place du village le matin ou en fin de journée. Des tables sont prêtes pour accueillir les gourmands qui mangent sur place les délicieux produits du terroir. Quand les lampions s'allument, à la tombée du soir, ils n'ont plus que le matériel à remballer car tout a été vendu.


Quand vous leur demandez comment s'écoule leur production : ils vous répondent : "sur les marchés ou à la ferme" et dans les commerces de la région.

L'agriculture européenne est bien en crise mais ces agriculteurs ne le ressentent que très peu. Leur problème essentiel est de ne pas dépasser un seuil de production les obligeant à payer du personnel.

Qu'attendent les pouvoirs publics pour créer ces emplois? Des emplois non délocalisables dans les régions rurales qui en ont grandement besoin en France et ailleurs car l'engouement pour les produits locaux et de saison est aussi perceptible à Bruxelles, à Paris que sur les marchés du Midi.

Un plan B pour le préformateur...la vision des rattachistes


Le rattachement à la France, solution à tous nos problèmes, à nous, Wallons et Bruxellois? Il est tentant d'y croire face aux exigences flamandes toujours plus pressantes, spécialement de la NVA, et à la tendance de certains partis du Nord (pas tous heureusement) de nier l'existence d'une identité et d'une région bruxelloise.

Tentant, mais simpliste. Se rendent-ils bien compte, les rattachistes que cette idée reste très peu défendue par les citoyens wallons et surtout bruxellois. Les résultats électoraux de juin dernier n'ont pas montré de percée pour ce courant.

A Bruxelles, dès que la Belgique est menacée, les Bruxellois arborent fièrement le drapeau noir-jaune-rouge à leur balcon.

Faut-il faire le bonheur des gens malgré eux? Pour le moment, en tout cas, cette perspective semble aller à l'encontre des aspirations de la population.

Et n'oublions pas que Bruxelles est la capitale de l'Europe. Celle-ci n'a pas été choisie par hasard. Les grands pays défendent Bruxelles comme capitale car elle ne les met pas en concurrence directe.

Mais si Bruxelles tombait dans l'escarcelle de la France, comment réagiront-ils? Mal, certainement.

Les nuits de négociations belgo-belges risquent de se transformer en nuits et jours de confrontations entre capitales européennes pour trouver un compromis acceptable pour tous.

L'Europe a besoin d'une vision d'avenir, pas de déchirements inutiles qui l'éloigneraient encore plus de ses citoyens.

dimanche 1 août 2010

Des petits pas dans la bonne direction


J'ai relevé deux frémissements positifs pour l'avenir de notre vie en société malgré la langueur estivale.

En politique belge, tout d'abord. On le sait, rien n'est facile et le refrain "Belgique, je t'aime,moi non plus" revient sur certaines lèvres. Quelques déceptions sont exprimées par l'un ou l'autre homme ou femme politique. Mais le préformateur n'a pas abandonné le navire en perdition. . Le frémissement positif attendu semble bien présent : le préformateur affirme que les négociations se poursuivent et qu'on mettra en place cette révision en profondeur de nos institutions : gageons qu'ils y arriveront et ...dans pas trop longtemps.

En matière de développement durable, l'agriculture belge paraît aussi entamer un virage dans le bon sens. Je me suis rendue, en famille, à Libramont. Certes, les machines agricoles toujours plus monstrueuses y trônent toujours . Mais à côté de ces engins de science fiction, on en revient à une vision plus humaine, plus sociale de l'agriculture (moins de pesticides, plus de haies, plus de produits locaux, de débouchés locaux pour les produits locaux, utilisation du cheval de trait dans les villages et les villes....) Dans le bilan de la foire 2010, on faisait état d'un nombre considérable de conversion de fermes walonne en fermes bio : en élevage d'abord et de plus en plus en légumes, alors que la demande de légumes bios est loin d'être satisfaite en Wallonie.

Des jeunes sont prêts à se lancer dans ce nouveau créneau de l'agriculture, même s'ils ne sont pas issus du milieu agricole. Aujourd'hui, l'agriculture n'est plus un métier que l'on fait parce qu'on ne connaît rien d'autre ou que la pression famili ale est trop forte, c'est un véritable choix personnel, une passion que l'on veut vivre malgré les difficultés. L'agriculture doit rester un métier d'avenir en Wallonie. Les déclarations des Ministres wallons vont dans le bon sens, mais reste à concrétiser tout cela, au-delà de ce bel été 2010.

dimanche 11 juillet 2010

Journée Vie Féminine 2010 : les femmes et la précarité


Par un beau jour d'été, des femmes de tous horizons se sont réunies pour réfléchir sur la précarité des femmes ici et ailleurs dans le monde.
Invité le matin, le président du CPAS de Namur, Philippe Defeyt insiste : "quelle que soit la situation dans laquelle se trouvent les personnes en situation de pauvreté, dans la campagne, en ville, entourée de gens qui les soutiennent, en formation, au travail, dans la rue, ....leur vie reste difficile au quotidien."
C'est une réflexion que nous devons garder dans un coin de notre tête, lorsque nous condamnons certaines personnes : "elle l'a voulu"; "il est fainéant"; il a triché...."quand on veut, on s'en sort toujours, regardez celui-là, il travaille...."
La crise actuelle amène de plus en plus de travailleurs(ses) dans la précarité. Parmi ceux-ci, les femmes qui prestent pour les titres-services et celles qui travaillent à temps partiel sont certainement les plus fragilisées.
Il est temps de repenser notre système économique pour qu'il rapporte de plus justes revenus à tous : actuellement, l'écart entre les nantis et les pauvres ne fait que s'accroître.

L'après-midi, nous étions réunies en ateliers et j'avais choisi "la sécurité sociale, parlons-en": avec des femmes de différents pays. On s'aperçoit que les situations sont très difficiles dans les pays du Sud : souvent pas de pensions pour les travailleurs (sauf services publics); les soins de santé peu développés, pas d'allocations de chômage ou simplement une allocation de misère payable quelques mois seulement.
Un espoir quand même : des mutuelles se créent à partir de caisses alimentées par les travailleurs eux-mêmes. L'histoire sociale s'exporte et se répète : en fin du 19e siècle et début du 20e siècle en Europe, ce sont les caisses mutuelles qui ont permis aux travailleurs de faire face au drame de la maladie, du chômage ou de la vieillesse.


Bref, une journée enrichissante: un grand chantier est ouvert. Des témoignages entendus à ne pas oublier surtout et des idées à concrétiser pour un mouvement de femmes qui traite avec compétence et dynamisme des problématiques de son époque.

lundi 21 juin 2010

Un beau dimanche postélectoral à Tournai...

Pour le moment, rien de nouveau sous le ciel belge, l'informateur consulte. Les partis font leur offre de service et le roi assiste à un mariage princier.

Un dimanche de juin calme et maussade comme il en existe souvent comme les autres dans le pays du surréalisme.

A Tournai, le surréalisme aussi était au rendez-vous : autour du square de la gare, dans un très beau quartier résidentiel, une activité insoupçonnée se déroulait sous nos yeux : les 12 h de karting.

La foule n'était pas immense mais quelques mordus étaient présents. Je ne connais pas les estimations de la police, mais pas plus de 200 personnes certainement.

Les fenêtres étaient décorées de petites affiches au contenu non équivoque : "NON aux 12 heures de karting dans le quartier de la place Crombez".

Un phénomène nimby ? Pas vraiment. Une telle manifestation de sport moteur pouvait se dérouler sur un parking de zone commerciale ou industrielle : le plaisir eût été le même pour les amateurs sans déranger les habitants d'un quartier paisible.

lundi 14 juin 2010

5 minutes sur les résultats....


Je me suis trompée et je dois l'avouer.
Les résultats de la NVA sont beaucoup plus impressionnants que je ne l'avais prédit.

Pourtant, des amis flamands sentaient tourner le vent durant la dernière semaine de campagne : "Bart Dewever a fait des erreurs de communication, sur Bruxelles notamment, il a fait peur aux Flamands"disaient-ils.

Sa victoire n'a été que renforcée par ses derniers propos, semble-t-il.

Mais je persiste sur mon analyse précédente (5 minuten over NVA) : les Flamands ont simplement voulu aller jusqu'au bout de leur logique : ils n'avaient plus confiance aux autres partis qui défendaient une plus grande autonomie mais à demi-mots (CD en V, Open VLD...)

Ils ont aussi envoyé un message fort à la nation : nous ne sommes pas des racistes, ni des populistes,mais des nationalistes . En effet, ils en ont profité pour faire la peau ou à peu près au Vlaams Belang et à la liste De Decker.

Est-ce rassurant à l'aube de négociations gouvernementales? Non, ce sera difficile mais pas impossible. Les Belges en ont vu d'autres!

Ik ben ook zeer tevreden voor onze vrienden van Groen! : de enige partij die één kleine overwinning kon tonen tegenover de gele golfte !

Natuurlijk moeten de Groenen verder samen werken, in het Parlement, maar ook hier in de regio Eurometropole : samen een groene Eurometropole te dromen... en te bouwen !

En Wallonie, "l'Etat PS", plus que jamais. La recherche de protection sociale a pris le dessus. Par contre, le rejet de la politique se manifeste peu : un taux d'abstention un peu plus important, quelques nouveaux partis qui émergent tandis que l'extrême droite s'écrase : des réactions saines en démocratie.

Pour les écologistes, une fois de plus, les sondages se sont trompés. Heureusement, nous restons modestes et réalistes. Faire passer un message sur une vision à long terme ne rassure pas en période de crise économique et sociale. Nous pouvons affirmer que ceux qui ont cherché refuge auprès du grand parti socialiste n'ont pas fait couler le bateau écologiste.

Oui, construire la société de demain vers une société plus juste, plus participative, plus écologique reste un message porteur que nous devrons encore affirmer et affiner.

Et je suis personnellement ravie de cette perspective. J'aime les défis politiques quand ils restent constructifs et collectifs. C'est à cette tâche que je m'attèlerai dans les prochains mois avec le soutien de celles et ceux qui nous ont fait confiance ce 13 juin.

samedi 12 juin 2010

5 minutes pour boucler la boucle


2010, année européenne de lutte contre la pauvreté, tel est le thème que j'ai mis en exergue en présentant mon engagement politique sur la liste ECOLO du Sénat.

En ce dernier jour de campagne électorale, je reviens sur ce scandale du 21e siècle: de plus en plus de personnes en Belgique et dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté alors que nous gaspillons de plus en plus d'eau, de nourriture, que l'argent facile coule à flots pour certains privilégiés.

Quelques chiffres : En Belgique 15% des habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté (estimé à 878€ pour un isolé) : 11% en Flandre, 19% en Wallonie, 30% à Bruxelles. Un(e) Belge sur cinq doit vivre avec une pension inférieure au seuil de pauvreté.

Ecolo en Groen! zijn op de zelfde golflengte : de kleine pensioenen en de sociale uitkeringen moeten stijgen totdat zij boven de armoedegrens liggen. De pensioenen moeten aan de welvaart gebonden worden.

On entend souvent que les allocations sociales, aussi élevées que les salaires les plus bas, n'encouragent pas les chômeurs ou minimexés à chercher un emploi.

La propostion d'ECOLO et Groen! d'augmenter les allocations sociales vise-t-elle à décourager les sans-emplois à chercher un job?

NON, NEEN, c'est totalement faux. Tout d'abord, les salaires les plus bas doivent être rehaussés notamment par une diminution de l'impôt et des charges sociales sur cette catégorie de revenus.

De plus , jouir d'un revenu suffisant pour vivre et nourrir sa famille fait partie des droits fondamentaux des hommes et des femmes. Ce droit est reconnu par la constitution belge, tout comme le droit d'avoir un toit pour se loger d'ailleurs.

Mais, une analyse plus fine de la situation de pauvreté nous permet de bannir cette vieille fausse bonne idée : donnons un revenu insuffisant aux personnes à la dérive afin qu'elles aient le courage de se bouger pour trouver un emploi salarié ou s'installer comme indépendant.

Les partisans de l'abbé Pierre défendent cette idée pertinente qu'il faut un logis, un revenu suffisant avant de se construire un projet de vie, pour sortir de la misère et l'isolement.

C'est compréhensible : si tous les jours, vous vous demandez : Où trouver la nourriture pour faire manger ma famille demain?. Comment vais-je payer les repas de mes enfants à l'école? Comment allons-nous payer le loyer ce mois-ci afin d'éviter l'expulsion?, vous n'aurez même pas le temps de penser à trouver une formation, un job qui amélioreront votre quotidien à long terme.

La boucle est presque bouclée : en donnant un revenu suffisant à tous les Belges qui vivent sous le seuil de pauvreté et en rehaussant les salaires les plus bas, nous aiderons 20%, voire 25% des habitants de ce pays à vivre mieux. Pour ce faire, il faudra accepter que les hauts revenus du travail mais aussi immobiliers et mobiliers contribuent plus au budget de l'Etat dans sa lutte contre la pauvreté.

Si plus de gens sont dans la capacité de trouver un job, ils apporteront aussi plus de richesse au pays, leurs enfants seront mieux intégrés à l'école et notre société dans son ensemble vivra mieux.

Misschien bent u er nog niet van overtuigd? We kunnen toch samen, in dat land, zo'n politiek te proberen. La lutte contre la pauvreté ne coûte pas plus cher que le sauvetage des banques. Il suffit de croire que ses effets sont aussi importants pour la prospérité du pays.

jeudi 10 juin 2010

5 minutes sur le droit de voter pour tous...


Le vieillissement, les femmes et hommes politiques en parlent avec un boulier compteur : qui va payer les retraites, qui va assurer des soins de santé pour tous? Qui va mettre sur pied l'assurance dépendance?

Et ceux qui n'ont pas cette calculette en tête, préfèrent nier le vieillissement en pratiquant "un jeunisme" maladif et obsessionnel : produits de jouvence aux vertus exagérées, cures de toutes sortes, interventions chirurgicales qui masquent l'empreinte des années...

Pourtant, dans la vie réelle, nous vieillissons tous et de plus en plus de personnes âgées quittent à un moment donné la maison familiale pour une maison de repos.

Mais la plupart d'entre elles restent attentives au monde qui les entoure : grâce à la radio, la TV, internet, les visites et les sorties familiales, la rencontre avec des jeunes du quartier. Leur vie sociale ne s'arrête pas au seuil de la maison de retraite.

Et pourtant, leur droit de citoyen(ne) semble remis en question. Dans beaucoup de maisons de repos, aucune organisation n'est mise en place pour faciliter le déplacement vers les bureaux de vote ou le vote par procuration. Est préférée la pratique du certificat médical "pour tous". Evidemment, les bonnes volontés extérieures pour aider les pensionnaires dans leur démarche citoyenne ne seront pas découragées mais elles ne seront pas aidées non plus.

J'ai reçu personnellement des témoignages en ce sens et un quotidien flamand confirmait ce matin par une enquête dans différentes maisons de repos ce constat affligeant : "La direction ne s'occupe pas de ça".

Que feront les personnes âgées qui ne trouvent pas un parent ou un ami pour les aider. A qui peuvent-elles faire appel?

Certaines communes envisageraient l'ouverture de bureaux de vote au sein même des maisons de repos. Faut-il aller aussi loin? Les communes, responsables en première ligne de l'organisation des élections, devraient en tout cas trouver des solutions en accord avec les directions de maisons de repos.

La vie démocratique en Belgique et en Europe serait-elle aussi atteinte par le virus du jeunisme?

Je ne veux pas y penser et je ne l'accepterai jamais : un beau combat politique à mener !

mercredi 9 juin 2010

une histoire vraie en 5 minutes...

En 1948, les Etats-Unis ont connu le scrutin présidentiel le plus étrange de leur histoire.

Le président Harry Truman , successeur du grand et populaire Roosevelt, n'était pas aussi présent dans le coeur des Américains. De plus, les difficultés s'accumulaient sur sa route de l'après guerre : le plan marshall,(déjà lui !!) la guerre froide, la crise de Berlin....et la situation difficile au sein de son propre parti.

Les sondages étaient implacables. Le dernier en date donnait 60% au candidat républicain Dewey contre 36% au président sortant Truman.

Le soir des élections, alors que Dewey donnait un grand bal à New York, le président Truman s'en retournait dans son cher Etat du Missouri, sans être importuné par le moindre journaliste.

A 4 heures, le lendemain matin, son secrétaire le réveillait en urgence : les résultats étaient déjà implacables : Truman ne pouvait plus être battu par son adversaire républicain.

En sortant de chez lui, il croisait des vendeurs de journaux avec une couverture tout aussi implacable :"La défaite de Harry Truman" tandis que le résultat final tombait : 49% pour Truman contre 45% pour Dewey.

Le journal De Standaard qui raconte cette histoire dans son édition de mardi, donne une explication simple à cette erreur monstrueuse des sondeurs : ceux-ci considéraient que les indécis n'iraient pas voter. Or, ce sont évidemment ceux-là qui firent la différence le jour du scrutin.

A l'heure où j'écris ces lignes, les indécis restent sans doute encore nombreux mais ils n'ont pas dit leur dernier mot.

Evidemment, je les encourage à voter ECOLO ou GROEN! . Maar zullen veel anderen in het Noorden van het land voor NVA stemmen? Dat weten we natuurlijk nog niet. Een verrassing is nog mogelijk !

mardi 8 juin 2010

5 minuten over de Lage Landen


La campagne électorale en Belgique est tellement centrée sur nos problèmes belgo-belges qu'on en oublie nos pays voisins : eux aussi ont eu droit à leur crise politique et à des élections anticipées.

Les Anglais ont voté anticipativement le mois dernier. Un gouvernement conservateur a pris les rênes, accompagné du parti libéral. Le nouveau premier ministre annonce des mesures d'austérité sévères. Pourtant, les Anglais, hors de la zone euro, pensaient se tirer d'affaire un peu mieux que les autres pays européens.

Madame Merkel, réélue au printemps, a formé un gouvernement conservateur en Allemagne avec le parti libéral : elle annonce ce week-end des coupes sombres dans l'emploi public et la restriction des allocations sociales.

Mercredi, ce sont nos voisins hollandais qui se rendront aux urnes. Savez-vous que leur premier ministre chrétien démocrate, Jan Peter Balkenende, a remis sa démission anticipativement plusieurs fois comme notre Premier, Yves Leterme.

In de straten zie je meer affiches over de WK (voetbal) dan protretten van de kandidaten !

De Nederlanders, als de Belgen, zijn niet gelukkig te gaan stemmen. Ze hebben toch geen BHV probleem maar ze zijn het beu omdat ze zo vaak naar de stembus moeten gaan.

Quel message vont-ils adresser par leur vote demain? Intéressant à analyser à quelques jours du scrutin belge.

lundi 7 juin 2010

5 minutes sur l'emploi transfrontalier...


Lors du débat transfrontalier et communautaire organisé par No Télé, nous avons notamment parlé d'emploi et de régionalisation de la compétence emploi dans le paquet des matières à négocier lors du grand "round" communautaire d'après 13 juin.

J'avoue que j'ai beaucoup de mal à me retrouver dans un débat institutionnel sur l'emploi. Aujourd'hui, le chômage des jeunes est interpellant : même les diplômés doutent de plus en plus de leur possibilité de trouver un emploi rapidement. Des femmes "dites entrantes" sur le marché de l'emploi se forment intensément pour se réinsérer. Des hommes et des femmes ayant passé 20 à 30 ans de leur vie dans une entreprise fréquentent les cellules de reconversion en vue d'obtenir un nouveau poste de travail à 50 ans passés.

Face à toutes ces difficultés vécues réellement dans leur chair, dire à nos concitoyens(nes) qu'une régionalisation des compétences d'emploi est indispensable pour améliorer leur situation sera difficile à faire accepter par ceux-ci. Et je les comprends.

Je préfère insister sur le fait que des emplois nouveaux peuvent être créés dans des filières vertes, dans la rénovation de bâtiments, dans la transformation de produits de notre agriculture, dans la recherche, dans les services non-marchands.

Le fait de vivre dans une région transfrontalière est une source d'espoir pour trouver un emploi mais il faut encourager les jeunes à "sauter" la frontière, à s'inscrire dans des formations qui peuvent déboucher sur un emploi, même si ces formations sont organisées à Lille, Kortrijk ou Roubaix.


Nos parents et grands-parents n'hésitaient pas à passer la frontière pour travailler dans les industries textiles de Lille-Roubaix-Tourcoing. Les agriculteurs flamands sont venus s'établir en Wallonie Picarde.

S'il y a actuellement plus d'emplois vacants dans la région courtraisienne, nos jeunes doivent apprendre le néerlandais et se présenter à ces postes vacants sans hésiter.

dimanche 6 juin 2010

5 minutes pour un engagement commun

Comme vous le savez, les partis verts aiment sauter les frontières car leurs priorités sont communes et dépassent de loin leurs divergences d'opinion. Aujourd'hui, lors du congrès de campagne final d'ECOLO, le président de Groen! était présent pour marquer symboliquement que nous voulons continuer à porter ensemble ces priorités et que nous voulons poursuivre la réforme de l'Etat belge dans le dialogue. "Geen meneer neen of mevrouw Non" disait le coprésident d'ECOLO. Leur attitude a abouti au blocage que nous connaissons et ne résout rien.

Des Grünen allemands étaient également présents pour soutenir la campagne des écologistes belges.

10 prioriteiten voor federaal België werden gisteren door ECOLO en Groen ! ondertekend : meer investeringen in groene energie, in isolatie voor publieke gebouwen, in publieke diensten, fiscaliteit in daling voor werkers maar in stijging voor speculanten....

Des priorités que vous pouvez découvrir sur les sites d'ECOLO et de Groen! et que les candidats et candidates sont fiers de porter ensemble.

samedi 5 juin 2010

5 minutes sur l'agriculture paysanne


L'agriculture a-t-elle encore un avenir en Europe? En pleine crise financière,Après la crise du lait, et les nombreuses crises qui ont rendu la vie des agriculteurs de plus en plus difficile.

La campagne électorale, assombrie par la crise politique et économique, m'a permis de rencontrer des agriculteurs et agricultrices heureux(es). Ce sont des paysans et paysannes qui ont tourné le dos à l'agriculture industrielle, celle qui les rendait dépendants du prix de tous les intrants(produits pétroliers, engrais et pesticides, matières premières ..). Ils nourrissent leur cheptel avec les céréales, légumineuses et fourrage produits à la ferme.

Ils privilégient la vente directe du producteur au consommateur directement à la ferme ou au sein d'une coopérative.

Et leur activité agricole leur permet de vivre décemment avec leur famille sur une exploitation d'une dizaine ou de quelques dizaines d'hectares. Biensûr, ils ne comptent pas leurs heures de travail mais ils se sentent réellement indépendants et ressentent beaucoup de satisfaction à vendre des produits sains à des consommateurs toujours plus nombreux.

L'agriculture européenne, voire mondiale, est à un tournant : ou l'industrie prendra le dessus et nous ne verrons plus de paysans dans nos villages, ou les agriculteurs prendront le pari de l'indépendance et viendront rejoindre ces pionniers libres mais souvent malheureusement suspects au sein de leur profession.

Si nous voulons répondre à la demande grandissante de produits sains et liés au terroir, il est temps que les pouvoirs publics de tout niveau (de la commune à l'Europe) aident les agriculteurs à faire le bon choix.

Alors, oui, l'agriculture peut redevenir une activité économique d'avenir dans nos régions.

mercredi 2 juin 2010

5 minuten over 4 regio's


Le dialogue de communauté à communauté si cher à Mr Kris Peeters est le refus pur et simple de reconnaître la région bruxelloise à part entière et donc son refinancement et son autonomie.

Lors de la campagne 2007 déjà , j'évoquais l'idée de construire un fédéralisme à 4 régions et de supprimer les communautés.

Clairement, ce n'est pas le point de vue défendu par ECOLO. Groen! est plus proche de cette idée mais parle encore d'une communauté germanophone et non d'une région.

Je sais que l'idée "régionale" doit encore mûrir auprès de ceux qui pratiquent la "realtpolitik" aujourd'hui : du côté flamand, cette proposition est mal vue car il s'agit de reconnaître la région bruxelloise et d'évoquer aussi son élargissement à court terme à son "hinterland" économique, comprenant le Brabant wallon et le Brabant flamand. Pour les francophones, c'est une position de lâches car on coupe le cordon ombilical entre Wallons et Bruxellois francophones

Sommes-nous si certains, en Wallonie, que les Bruxellois ne préfèreraient pas une région bruxelloise à part entière, financée correctement et compétente pour les matières dites communautaires (sociales, culturelles et enseignement?). De plus en plus, on entend les Bruxellois affirmer qu'ils sont avant tout Bruxellois. Quant à la région de langue allemande, elle demande aussi plus de compétences et pourquoi pas y répondre favorablement?

Pour les raisons évoquées dans mon précédent article (5 minuten voor een institutionneel debat van 22 mei), je pense que nous serons de plus en plus nombreux à penser l'avenir de ce pays en termes de 4 régions plutôt que 3 communautés et 2 régions et demie.

Parce que la sagesse finira par prendre le dessus : la Belgique actuelle est un puzzle impossible à décrire et à expliquer aux non-initiés de la politique et aux non-Belges. Et surtout, aucun état fédéral ne tient le coup lorsque deux communautés culturelles s'affrontent perpétuellement sur le terrain politique. .

4 regio's : één echte stap naar één echte federalisme in België? Wat denkt u ervan?

mardi 1 juin 2010

L'Europe des Régions : est-ce réaliste?

Il y a 30 ans à peu prés, les écologistes militaient aux côtés des régionalistes pour créer l'Europe des Régions : les Etats européens semblaient des structures politiques dépassées, archaïques, trop centralisés, trop conservatrices.

Mais l'histoire européenne évolue et voit apparaître des mouvements centrifuges à l'antipode de l'Europe fédérale solidaire, respectueuse des cultures différentes, moderne dans sa gouvernance, cette l'Europe idéale rêvée par les Verts et les régionalistes.

L'Europe des Régions, sujet tabou voire dangereux aujourd'hui : Pourquoi? Les partis nationalistes de droite (comme la Ligue du Nord en Italie et la NVA en Flandre) ou plus à gauche (comme les partis catalan, basque ou écossais) sont plus séparatistes que fédéralistes.

L'Europe fédérale reste un idéal pour les Verts mais un projet toujours fragile, à consolider pas à pas.

lundi 31 mai 2010

Les pensionnés d'abord


Savez-vous que les pensions belges sont parmi les plus basses en Europe?
A force de regarder le problème des allocations sociales sous le prisme des transferts entre le Nord et le Sud du pays, on oublie que le problème crucial, dans tous les pays européens, sera le financement d'une pension suffisante pour celles et ceux qui arriveront à l'âge de la pension dans 20 ans.

Dans un souci de justice sociale, Ecolo et Groen! veulent donner la priorité au refinancement des pensions légales (1er pilier). Pourquoi les pensions légales sont-elles plus justes que les pensions complémentaires financées par les employeurs (2e pilier) ou par une épargne personnelle (3e pilier) ?

Simplement parce que les petits employeurs n'ont pas le moyen de financer une pension complémentaire et parce que les salariés et indépendants qui ont de faibles revenus n'ont pas la capacité financière pour se constituer une épargne suffisante "pour leurs vieux jours".

Ecolo et Groen! demandent donc qu'on n'octroie plus d'avantages fiscaux importants à ceux qui se financent une pension complémentaire souvent confortable.

Ecolo en Groen! hebben de zelfde standpunt over de sociale zekerheid : geen splitsing. Ze willen ook meer ethiek in de pensioenfondsen.

dimanche 30 mai 2010

5 minutes sur le Doudou...


Ch'est l'doudou, ...
Un dimanche pas comme les autres à Mons, la ville où je viens chaque matin y gagner mon pain quotidien mais que je fréquente rarement durant le week-end.

Elle est jolie cette ville et elle a une âme. C'est la première fois que j'assistais à la répétition du combat et à la descente de la châsse de Sainte Waudru : un folklore de grande qualité qui fait battre très fort le coeur des Montois.

Découvrir son pays, les événements qui font vibrer nos villes et nos campagnes. Etre de la fête avec tous : c'est pas triste et ennuyeux la campagne électorale !

Maintenant, d'accord, cela n'apporte pas de réponse aux difficultés quotidiennes que vivent nos citoyens et aux questions sur l'avenir du pays.

je reprendrai tout cela en mains dès demain.

Bonne ducasse !

samedi 29 mai 2010

Une circoncription électorale unique : pourquoi ?

Ecolo et Groen! défendent, dans leur programme électoral, l'instauration d'une circonscription fédérale unique pour élire 50 députés fédéraux. 150 députés seraient toujours élus à partir de circonscriptions provinciales.

Waarom verdedigen beide groene partijen dit vreemd idee?

Les députés fédéraux votent des lois qui s'appliquent à tous les Belges. Le gouvernement fédéral prend des mesures qui touchent tout autant Flamands, Wallons, Bruxellois et Germanophones.

Est-ce idiot d'exiger qu'un quart des parlementaires au moins défendent les lois votées devant toute la nation belge?

Non, mais cette mesure s'accompagne logiquement de débats électoraux et de débats politiques hors campagne réunissant des représentants politiques du Nord et du Sud. Ces débats seraient organisés de concert par des médias des différentes communautés linguistiques.

Un léger frémissement dans ce sens se fait jour lors de cette campagne 2010 mais des obstacles de principe empêchent leur concrétisation. J'y reviendrai dans un prochain billet.

vendredi 28 mai 2010

5 minutes pour vous convaincre....ga stemmen

Nous avons la responsabilité de construire la société où vivront nos enfants. ne pas voter le 13 juin, c'est laisser les autres décider à notre place.

Vous avez raison de penser que rien ne change depuis tant d'années. Le problème est qu'on applique toujours les mêmes recettes et qu'elles sont périmées. Il faut les JETER et non les RECYCLER : c'est une écologiste qui le proclame !

Je ne vais pas détailler le programme vert mais sachez que les partis verts en Belgique et en Europe défendent des propositions crédibles pour réformer la fiscalité et renforcer le contrôle sur une économie débridée : c'est fini de faire payer la crise par ceux qui travaillent (qu'ils soient salariés, fonctionnaires ou indépendants). Il est urgent de faire contribuer ceux qui gagnent trop et trop facilement (spéculateurs, top managers, rentiers...)

Laat u niet de oude recepten en de recepten van extremisten toe te passen !

mercredi 26 mai 2010

5 minutes pour parler de la NVA

La NVA est un parti démocrate flamand et nationaliste. Il a pour objectif une grande autonomie de la Flandre, voire l'indépendance de la Flandre si c'est possible.
D'après un récent sondage, la NVA serait le premier parti en Flandre après le 13 juin.

Des amis Flamands me confirmaient récemment que beaucoup d'entre eux veulent qu'on sorte de cette crise inutile. Ils veulent à tout prix que la Belgique bouge. Sont-ils prêts à faire disparaître l'état fédéral belge afin de sortir d'une crise politique sans fin?

Certains sont sans doute prêts à faire ce pas. Les électeurs de la NVA sont-ils tous dans cet état d'esprit? Sincèrement, je n'en suis pas certaine. C'est un peu une fuite en avant que l'on choisit lorsqu'aucune solution ne semble se profiler à l'horizon.

En Belgique, le scrutin est proportionnel. Une majorité absolue dans un gouvernement fédéral est impossible pour tout parti politique. La NVA devra faire des concessions lorsqu'elle sera à la table de négociations. Si elle refuse d'en faire, elle devient un parti non démocrate.

La négociation sera très tendue avec la NVA. Mais si les sondages ont raison, la bannir de la table de négociation n'est pas sans risque. Les partis martyrs sont souvent plébiscités au scrutin suivant et leurs exigences deviennent plus fortes.

Wat willen de andere vlaamse partijen? That'the question, évidemment.

Si la NVA, seule, demande la scission de la sécurité sociale, elle ne l'obtiendra pas. Si les autres partis flamands acceptent de respecter les droits de minorités francophones sur leur territoire, l'espoir renaît.

ECOLO en Groen! zijn klaar om te onderhandelen. Ze hebben één lengte voorsprong (= d'avance) want ze kennen elkaar goed en ze praten altijd met elkaar. Ze zullen noodzakelijk zijn aan de tafel van onderhandelingen.

Il faut rester ouvert et trouver une solution à cette crise politique.Si le pays reste bloqué, nos enfants nous accuseront : la crise économique et environnementale s'aggravera à leurs dépens. Ceux qui le pourront quitteront le pays, les autres verront leur avenir se boucher.

lundi 24 mai 2010

5 minutes pour découvrir l'art des voisins

Canvascollectie- collection RTBF : j'ai vu et j'ai apprécié.
Des artistes contemporains venant des différentes régions de Belgique qui exposent des oeuvres humoristiques, surréalistes, hig tech..en un mot originales.

Sélectionnées par un jury national.

Si les artistes comprennent que l'art dépasse les frontières, nous pourrons nous comprendre aussi.

Je lisais dans un journal flamand la semaine dernière l'intérêt croissant pour les artistes de l'autre communauté linguistique partout dans le pays.

Canvascollectie-collection RTBF : één "must" dat u moet gaan zien (1€ toegangprijs !)

2x5 minutes voor de solidariteit...einde

A Tournai, la solidarité était fêtée aussi ce dimanche. Une amie rwandaise a réuni ses amies et amis de Tournai et d'ailleurs pour les remercier de leur soutien pendant les 12 ans d'attente, de déception avant l'octroi d'un droit de séjour illimité sur le territoire belge pour elle et ses 3 enfants.

Ils sont tous les 4 étudiants, ses enfants et elle-même, et ont vraiment l'intention de mettre leurs compétences au service de notre pays et de leur pays d'origine.

Solidariteit Noorden-Zuiden...il faut penser le développement sans avoir de frontière dans nos têtes, c'est la seule issue si nous voulons une planète plus vivable

2x5 minutes pour la solidarité...

Hier, ECOLO tenait un congrès sur le thème socio-économique.
De lijstrekker van Groen! voor de Senaat,Freya Pierins was aanwezig.

Sa présence est le symbole du travail commun entre les deux partis.

ECOLO est souvent interpellé par les journalistes : la campagne 2010 a-t-elle oublié la crise climatique et environnementale? Non, celle-ci est totalement liée aux autres crises actuelles? comment ?
Lorsque les spéculateurs boursiers font grimper le prix des matières premières, la crise économique dans les pays du Sud s'aggrave considérablement. L'argent massif investi dans les banques empêche les gouvernements d'investir dans les transports en commun, dans le développement des énergies douces.

Ecolo en Groen! zijn voor ééen reorientatie van de economie! Une orientation vers un développement réellement durable.

Des exemples parlants nous sont apportés lors du congrès de ce dimanche. Je retiendrai la mise à l'honneur de l'éco-construction par la société d'investissement de la province du Luxembourg, INVESTSUD.
Un développement économique solidaire et un investissement massif dans les technologies vertes, voilà le Green Deal que souhaitent mettre en place les Verts en Europe

samedi 22 mai 2010

5 minutes voor een institutioneel debaat...


Hier, je parlais de l'enseignement des langues dans ce petit pays compliqué. Mais, de manière générale, l'organisation et le coût de l'enseignement deviendra un réel problème à Bruxelles. La population y croît régulièrement. Les familles qui s'y installent ne parlent ni le français, ni le néerlandais à la maison.

Actuellement, l'enseignement en Belgique ne réduit pas les inégalités sociales, bien au contraire! Or, l'enseignement reste la clef pour sortir les gens du cercle vicieux de la précarité.

Faudra-t-il régionaliser l'enseignement? C'est ma piste privilégiée mais en lui donnant des moyens financiers nouveaux. Et la culture? A Bruxelles, tout le monde se plaint de la complexité du paysage culturel et des difficultés de financer des projets communs aux deux communautés linguistiques. Faudra-t-il régionaliser la culture également?
Maar 5 minuten zijn niet genoeg om één heel institutioneel project voor te stellen.

Je reviendrai donc sur ce sujet plus tard...

vendredi 21 mai 2010

5 minuten om tweetalig te worden...

L'enseignement en immersion devient très populaire en communauté française. Les écoles flamandes à Bruxelles ont aussi beaucoup de succès auprès de francophones et allochtones.

Les jeunes Francophones deviendront-ils une génération bilingue?

Les jeunes Flamands sont moins enthousiastes qu'avant à apprendre le français mais le français reste la deuxième langue obligatoire à apprendre pour eux.

En communauté française, le néerlandais n'est plus obligatoirement la deuxième langue enseignée. Certains jeunes sortent de l'école à 18 ans en n'ayant aucune notion ou presque aucune notion de néerlandais.

L'enseignement obligatoire d'une deuxième langue nationale dès l'enseignement primaire doit être une priorité dans un pays trilingue. D'autres langues viendraient s'ajouter plus tard.

Mais la question est complexe : faut-il privilégier l'allemand dans la zone proche de la communauté germanophone? Comment enseigner le néerlandais ou l'allemand de manière dynamique et motivante pour les plus jeunes? A Bruxelles, région "dite" bilingue où vivent de plus en plus de personnes dont la langue maternelle n'est ni le français, ni le néerlandais, combien de langues doivent-ils apprendre : c'est un autre défi à relever

Plus intéressant que BHV ? Non ! Qu'en pensez-vous? Er zijn oplossingen : konden wij erover discussiëren !


mercredi 19 mai 2010

5 minuten voor 2 symbolen in belgische politiek ...


BHV
: Brussel- Halle- Vilvoorde


LKT : Lille-Kortrijk-Tournai


Twee symbolen van de evolutie van de instellingen in ons land en Europa ? We zullen in een paar jaren zien.

L.K.T. :ce sont 3 villes phares de l'eurométropole transfrontalière. Ayant participé à la création de l'eurométropole comme membre active au sein d'un groupement d'intercommunales flamandes, wallonnes et françaises, je peux affirmer que la volonté de collaborer a toujours été très forte. Cette structure insiste sur la culture et le folklore commun mais aussi sur le développement économique d'une région au-delà de ses frontières.

La Flandre demande de transférer la politique de l'emploi totalement aux régions. Dat zal zeker onderhandeld moeten worden.

Dans l'eurométropole, les 3 partenaires développent une réelle collaboration afin de créer un bassin d'emploi unique car plus performant à leurs yeux.

Deux symboles, deux options, vous disais-je? Que voulons-nous vraiment? Wat willen we samen doen?



lundi 17 mai 2010

5 minutes....pour défendre nos racines


Je convie Wallons, Flamands, Picards (de Wallonie Picarde et de France) à la fête du printemps picard ce samedi 22 mai à la Maison de la Culture de Tournai.
Ch'est quoi l'picard? Une langue parlée depuis des siècles dans une région allant du Nord de Paris au Nord du Hainaut mais les frontières d'une langue restent incertaines.

Dans l'atelier picard auquel j'ai participé, certaines personnes étaient quadrilingues: elles parlaient le picard, le français, le néerlandais et le flamand van Oost Vlaanderen.

Weet u dat zoveel woorden van picard et flamand zelfde wortels hebben? Normaal, de taal is ook de geschiedenis van de volken.

Depuis toujours, les peuples ont échangé, émigré. Il n'est pas loin le temps où de nombreuses familles de West-Vlaanderen venaient s'établir dans cette région qu'on appelle maintenant Wallonie Picarde.

We kunnen onze toekomst niet bouwen zonder ons verleden te kennen.

Des racines pour faire pousser nos ailes

Qu'en pensez-vous? Wat denkt u ervan ?

5 minutes de lecture de la presse flamande

Monsieur Vanhengel, Ministre fédéral du budget, en affaires courantes, s'inquiète des finances des régions : elles devront absolument réduire leur déficit. Si non la commission européenne interviendra.

De Vlaamse minister van de begroting Muyters antwoordt NEEN. De federale regering heeft helemaal niets gedaan gedurende deze 3 jaren en wil dat de gewesten het verdraagt.

Pourquoi une telle insistance sur l'incompétence du gouvernement fédéral?

Trop caricaturale, trop simpliste comme vision : on ne construira pas l'avenir d'un pays sur ces considérations faciles et de très court terme.

La Belgique et l'Europe en 2020? le travail de prospective est souvent absent des débats politiques communautaires actuels et pourtant j'aimerais discuter avec les politiciens en vue sur ce sujet.


dimanche 16 mai 2010

Lundi 17 mai : 5 minuten politieke moed...


Waarom geen tweetalige en zelfs drietalige mededelingen in onze treinen?

Om niet te vergeten dat wij in één klein land met drie talen leven.


Et même en anglais sur les grandes lignes ? parce que notre petit pays est au coeur de l'Europe et un carrefour de cultures.




Qu'en pensez-vous? Wat denkt u ervan ?

5 minutes de courage politique...pour dialoguer

Candidate aux élections fédérales dans un parti qui prône le dialogue et l'écoute et très engagée personnellement sur cette voie depuis des années, je vous offre un espace de dialogue: à chaque jour, une pensée, une proposition concrète. A vous de réagir, d'apporter vos idées.


Elke dag, tijdens deze campagne, zal ik één gedachte over dialoog tussen gemeenschapen of één concrete voorstelling om dialoog te verbeteren hier formuleren.

Ik wacht op uw reacties.


Ce pays est à la croisée des chemins. Pensons l'avenir ensemble pour que nos enfants se sentent bien dans ce pays au coeur de l'Europe.


Konden wij de beste weg samen nemen, één weg waar iedereen zich gerespecteerd voelt, waar de volgende generaties zich op hun gemaak voelen!

PS Ich kann nicht genug meine Gedächte auf Deutsch schrieben : entschuldigungen für deutschsprachige Lesers aber Sie kunnen natürlich Ihren Ideeën auf Deutsch senden.