vendredi 4 août 2017

Humour mobile tournaisien ...

A Tournai, c'est par l'humour qu'on indique aux piétons les options de passage sécurisées.

Heureusement ceux-ci comprennent les messages au second degré : cela leur évite de suivre des consignes parfois dangereuses !




 A Tournai, on fait confiance aux piétons et aux automobilistes pour trouver un terrain d'entente afin d'éviter toute catastrophe.






Dans d'autres villes, on se préoccupe de manière "trop sérieuse"  des usagers faibles confrontés à des  chantiers publics...





dimanche 30 juillet 2017

Travaux sur les boulevards de Tournai, une affaire de mobilité??


Jeudi se tenait à l'hôtel de ville de Tournai une réunion d'information sur la circulation future sur la chaussée de Bruxelles et les boulevards de ceinture à l'occasion des travaux qui vont être entamés prochainement par le SPW.

Beaucoup de questions émanaient des citoyen(ne)s présent(e)s et certaines ont particulièrement attiré mon attention.

"Mais pourquoi faut-il faire tous ces travaux?"

 "Quelles améliorations cela va-t-il apporter à la mobilité ?"

 "Cela va-t-il améliorer ou plutôt détériorer nos déplacements en tant qu'automobilistes"??

Ces questions sont évidemment fondamentales mais, elles m'interpellent car elles auraient dû obtenir une réponse politique forte et non une justification de la part du SPW.

Tout simplement, parce que le pouvoir communal n'a jamais vraiment informé les citoyen(ne)s  sur les objectifs qui sous-tendent le plan communal de mobilité adopté par la majorité communale tournaisienne PS-MR il y a  quelques mois.

De manière tout aussi évidente, parce que le pouvoir communal n'ose pas dire à la population tournaisienne que les travaux entamés sur les routes communales et régionales répondront aux objectifs de ce plan de mobilité.

Jeudi matin, lors de la réunion, c'est l'ingénieur du SPW qui a fait face à des personnes inquiètes et agacées lorsqu'il a précisé : "ces travaux répondent aux objectifs du plan de mobilité".  C'est le même ingénieur qui a précisé que le plan communal de mobilité voulait faire la part belle aux transports en commun et aux usagers faibles (cyclistes, piétons) en essayant de canaliser la circulation automobile à l'entrée de la ville et dans la ville.

Ce n'est pas l'Echevin de la Mobilité qui a eu une réponse forte face à toutes ces interrogations.

Pourtant, toutes ces réponses, il les connaissait mais il n'a tout simplement pas assumé les options prises par la majorité communale en matière de mobilité future à Tournai.

Ce comportement n'est pas acceptable.  Lorsqu'on fait des choix politiques, il faut les assumer, même si ce n'est pas toujours le discours que veulent entendre les futur(e)s électeurs(trices) !

C'est un drame à Tournai, où la mobilité est "une véritable procession d'Echternach" : la majorité revient régulièrement sur des décisions prises en matière de stationnement ou de circulation et anéantit ainsi la cohérence d'un projet qui veut répondre aux objectifs de la mobilité du futur.

Et pourtant de nombreuses analyses vont toutes dans le même sens et prédisent une congestion  sans précédent dans toutes les villes et des problèmes de mobilité qui iront croissant, même dans les villes moyennes comme Tournai.

Le journal "Le Soir" publiait justement ce vendredi 28 juillet  une étude à ce sujet, dont je vous livre quelques extraits .
































dimanche 2 juillet 2017

mes mandats et rémunérations en 2016


Pourquoi ai-je  demandé, au dernier conseil communal ce 26 juin,  de publier le cadastre des mandats et rémunérations des mandataires communaux?

Parce que nous sommes en démocratie et les citoyen(ne)s ont le droit de connaître ce que les élus "coûtent" à la démocratie.
Une  consultation populaire a un coût  élevé affirment certains politiques. Mais les représentants élus ont aussi un coût en démocratie.

Je n'ai pas honte d'avoir perçu des jetons de présence. J'ai travaillé beaucoup, de nombreuses heures chaque mois pour étudier les dossiers, répondre aux interpellations citoyennes, défendre les positions écologistes lors des conseils, de rencontres avec la presse.  Et tout travail mérite salaire .  Cependant, ECOLO défend une rémunération raisonnable. Et surtout, ces rémunérations doivent représenter un réel investissement des mandataires pour leur fonction.



Tous les mandataires communaux sont obligés de déposer à La Région Wallonne une déclaration de leurs mandats politiques,  mandats dérivés et mandats associatifs.

Alors  pourquoi publier une information qui existe? Simplement parce que ces informations ne sont pas rendues publiques par l'autorité wallonne jusqu'à présent.
Le citoyen peut y avoir accès grâce à la loi sur la publicité des documents administratifs. 

Mais c'est un parcours du combattant, et ce n'est pas gratuit.

Alors, le meilleur moyen pour que les citoyen(ne)s aient un accès direct à cette information est que les mandataires soient obligés de publier eux-mêmes mandats et rémunérations, comme l'exige ECOLO dans les 17 propositions pour améliorer la démocratie.


Marie-Christine Lefebvre année 2016 – mandats et rémunérations

2 Mandats rémunérés

conseillère communale rémunération brute pour l'année 2016 2345,56 euros
10 réunions du conseil communal
6 réunions de commission du conseil communal

conseillère de police rémunération brute pour l'année 2016 807,42 euros
7 conseils de police

1 mandat gratuit :

commission cycliste de Tournai

Rétrocession au parti ECOLO pour 2016 : 1500 euros














mardi 20 juin 2017

Tournai a besoin de vous pour son avenir !

La canicule bat son plein!

Le climat politique est plutôt à l'orage!

Ce n'est pas le moment  de ramollir !

Avec enthousiasme, les écologistes tournaisiens vous invitent ce dimanche matin à partager vos idées sur le futur de notre commune.

Pensionné(e)s, commerçant(e)s, étudiant(e)s, agriculteurs, ami(e)s de la ville et de la campagne,  Tournai a besoin de vous pour construire son futur.

C'est la première fois qu'un parti politique prend une telle initiative : écouter les citoyen(ne)s avant d'élaborer un programme électoral en lien direct avec les propositions émises lors de cette rencontre.

Pour nous, écologistes, c'est une priorité. Ce n'est pas pour faire du buzz, ce n'est pas du racolage politicien.

C'est à un vrai moment d'écoute et d'échange que nous vous invitons car nous croyons en l'intelligence collective.

Nous faisons appel à des facilitateurs professionnels pour faciliter ces échanges

Nous viendrons vous chercher chez vous si vous avez des problèmes de mobilité, contactez-moi si vous êtes dans cette situation.



Dimanche 25 juin à partir de 9h 

Au  local des locos, 30 quai St Brice à Tournai



vendredi 5 mai 2017

Ce 3 mai à Tournai : débat démocratique et éructations calomnieuses ..

Le Collège communal a proposé ce 3 mai au conseil communal l'annulation d'un article du règlement de police qu'il avait lui-même initié en janvier dernier : l'arrestation administrative pour mendiants récidivistes, pour les personnes en possession de boissons alcoolisées en rue et celles qui laissent divaguer leur chien en rue sans laisse et muselière
Un débat intéressant s'en est suivi lors de la prise de position des différents groupes politiques.
Ayant été interpellée par une citoyenne tournaisienne, après les propos calomnieux de l'Echevin délégué à la fonction maïorale,  voilà la réponse  que je lui ai apportée au sujet de la position défendue par ECOLO.


« Madame,
   Monsieur,

permettez-moi de marquer mon accord total avec vos propos sur la dangerosité des chiens qui ne sont pas tenus en laisse sur l’espace public à Tournai.

Je ne suis pas restée inactive sur ce sujet. J'ai interpellé lors du conseil de police de juin 2016.

Je suis moi-même mamy de deux petits enfants et j’avais fait cette interpellation suite à un incident vécu avec ma petite fille; un chien se dirigeant en courant vers nous le long du chemin de halage alors que je promenais ma petite fille en poussette calmement.

Je pense que tous les propriétaires de chien doivent maîtriser leur animal et le maintenir en laisse et avec une muselière lorsqu’ils sont parmi les races dangereuses.

Il y a quelques années, j’avais d’ailleurs initié le débat au conseil communal sur l' obligation de mettre une muselière aux chiens dangereux sur l’espace public.    

Jusqu’à présent la police procède à  la confiscation du chien, en réclamant une amende pour le récupérer .Je suis totalement d'accord sur cette manière de procéder. Et je reste ouverte à la possibilité d’une confiscation définitive de chien menaçant et dangereux qu’on laisserait divaguer sur l’espace public. 

Il faut absolument faire respecter ce règlement .

Pourquoi ECOLO défend-il cette position radicale sur le sujet?   Parce qu’il y a atteinte à la sérénité publique et danger réel pour la vie de nos enfants et des personnes en général.  Non, nous ne sommes pas des partisans de l'impunité.

Mais les débats de janvier 2017 et de ce 3 mai 2017 au conseil communal,  ne portaient pas sur les chiens dangereux mais bien sur la mendicité.

Je vais vous éclairer le mieux possible sur ces débats bien qu'un débat soit toujours difficile à résumer, au risque d'oublier les nuances qui ont été exprimées.

En janvier dernier, L’Echevin délégué à la fonction maïorale,  a présenté au vote du conseil communal,  le projet d’utiliser  l’arrestation administrative contre les mendiants, dits récidivistes, c’est à dire les mendiants qui reviennent sur le parvis des commerces alors qu’ils en ont été chassés une première fois par les forces de l’ordre .

Il avait ajouté  l’arrestation administrative pour les personnes qui sont porteuses d'une boisson alcoolisée sur la voie publique et celles qui ne mettent pas de muselière ou de laisse à leur chien dangereux.  

Mais Il faut savoir que l’arrestation administrative est prévue par  la loi communale : les policiers peuvent arrêter pendant 12h une personne qui trouble l’ordre public par son comportement dangereux, notamment après abus d’alcool.  Les personnes laissant divaguer leur chien entrent aussi dans la catégorie de personnes qui troublent l’ordre public.  La police pourrait donc procéder à une arrestation administrative pour ces cas de troubles à l’ordre public , de mise en danger de la population. 

Personne, au sein du conseil communal, ou du conseil de police à Tournai, n’a jamais remis en cause l’utilisation de l’arrestation administrative pour assurer la sécurité de personnes qui se déplacent en rue.

En janvier dernier, le bourgmestre a proposé au conseil communal d’ajouter le fait de mendier sur le trottoir , aux abords des commerces notamment,  comme un trouble à l’ordre public qui pourrait amener ces personnes à être « mises au cachot pendant 12 heures ».

ECOLO s’y est opposé car nous estimions que c’était une atteinte à la dignité humaine et un effet d’annonce qui n’avait aucune efficacité.

Le commissaire avouait lui-même que cette mesure ne changerait rien : les personnes arrêtées administrativement reviendraient le lendemain. Commencerait alors un jeu de chat et de la souris avec la police.

Est-ce vraiment cela qui va améliorer la vie sur l’espace public à Tournai?  N’oublions pas que la police est là pour assurer la sécurité de la population et la protéger de tout danger.  Nous, écologistes, pensons que mendier sur la voie publique, n’est pas en soi une menace pour la population qui se déplace sur la voie publique.

Par contre, un mendiant menaçant, qui brandit un couteau ou menace un passant avec son chien, c’est une personne qui est en infraction avec la loi et qui doit être remise entre les mains de la police et de la justice.  C’est plus qu’un trouble de l’ordre public, c’est une menace grave pour  la sécurité de la population.

Il faut donc distinguer les situations et ne pas faire d’amalgame, et d’effet d’annonce, créer la confusion et renforcer ainsi la peur et la haine.

Les hommes et les femmes qui s’engagent en politique doivent prendre des mesures afin que tout le monde ait le droit de se déplacer en toute tranquillité dans les rues, les parcs, les gares, …..et s’assurer qu’une présence policière suffisante permette une intervention rapide lorsque la sécurité est menacée.

Quant à la mendicité et toute la misère qui existe dans notre société, c’est avant tout un problème social bien plus complexe qu’on n' éradique  pas en décrétant qu’un mendiant ira passer quelques heures dans un cachot.


C'est cette position que notre groupe politique a défendue lors des conseils communaux de janvier et mai 2017.


Ce mercredi, nous avons simplement demander de donner la priorité au travail de réflexion initié par le Relais social urbain , une structure publique dont la tâche essentielle est la prise en charge des personnes en grande précarité.

La mise en place de ce groupe de réflexion avec les acteurs de terrain du social à Tournai, avait été votée en janvier, en même temps que la décision d’arrêter administrativement les mendiants récidivistes.

Nous avons tout simplement demandé d’attendre les conclusions et les propositions de ce groupe de réflexion avant de proposer d’autres mesures coercitives.

C’est bien loin d’une position caricaturale demandant l’impunité pour tous sur l’espace public, je pense !

Quant au recours devant le Conseil d’Etat, il a été initié  par un collectif d’associations qui travaillent avec les gens dans la précarité. Ils ont basé leur recours sur l’illégalité pour le conseil communal d’ordonner une arrestation administrative.  Le Collège communal s’apercevant que le Conseil d'Etat leur donnerait raison,a simplement retiré le règlement qu’il avait proposé lui-même en janvier.
 
Le recours  n’a pas été initié par notre parti.  En tant que parti politique, nous utilisons le débat public au conseil communal pour exprimer notre position, parfois dans le même sens de la majorité, parfois contre elle  mais nous le faisons toujours dans le respect de la parole des uns et des autres.

C’est grâce au débat public respectueux des positions de chacun que la démocratie peut s’enrichir.

Comme le dit l’Echevin sur les réseaux sociaux, ce 3 mai est un mercredi noir pour la démocratie à Tournai parce que lui-même, qui détient une grande responsabilité politique dans sa ville, a souillé le débat public, a insulté des mandataires publics et des acteurs du social à Tournai.

Il a fait fi d’un débat intéressant qui s’est déroulé au sein du conseil communal en vomissant sa colère et sa haine .

Le débat était pourtant bien plus nuancé et plus riche que ses éructations calomnieuses. Le débat s’est d’ailleurs terminé, à chaque fois, par des votes tout aussi nuancés : un bon nombre de membres du groupe politique socialiste, se sont abstenus en janvier dernier et le groupe politique CDH s’est abstenu lors du conseil de ce 3 mai .

Voilà, je voulais vous apporter mon point de vue nuancé face à une position simpliste lancée un peu partout dans la presse et sur les réseaux sociaux par une personne qui devrait faire preuve de retenue et de dignité vu la fonction qu’elle occupe. »

 






samedi 29 avril 2017

A nos amis de France

 

Place à l'espoir

 

Au moment de se diriger vers l'été, après ces vacances de printemps trop vite passées, on ne peut que prendre un peu de recul sur ce monde qui tourne trop vite et malheureusement pas trop bien.

Pour preuve, la présence de Marine Le Pen au second tour des présidentielles françaises – difficile de ne pas en parler ces jours-ci. Plus que le fait lui-même, c'est la forme d'acceptation résignée qui entoure sa présence qui interpelle. A Madame Le Pen, il faut reconnaître une grande maestria à avoir « normalisé » la présence d'un parti d'extrême droite aux idées excluantes et aux propos racistes dans le chaos français.

Pour autant, l'indignation de 2002, comme celle de 1991 lors du succès du Vlaamse Block chez nous, est plus que jamais indispensable. Certes, la peur de l'autre s'est répandue, nourrie par les attentats à répétition. Mais le refus de « l'autre » et son exclusion ne sont en rien des solutions .

Nous, écologistes, voulons promouvoir une société ouverte, solidaire et fraternelle capable d'engendrer un avenir désirable. Les succès électoraux de nos partis frères en Autriche et en Hollande montrent que ce projet est fort et pertinent face à celui de l'extrême droite. Gageons que nos voisins français feront barrage à ce dernier avant de reprendre leurs combats pour des idées et des projets porteurs de progrès.

L'espoir, le vrai, n'est pas dans le repli à la Trump ou à la Le Pen. Celui-là n'est qu'une dangereuse illusion. Le saut dans un gouffre sans fin de haine. Ce n'est pas en ignorant les souffrances vécues par celles et ceux qui sont victimes depuis des années de la dérégulation économique et de la régression des protections sociales, ou en niant les périls écologiques qui se matérialisent (chute des nappes phréatiques ces dernières semaines) qu'on construira le renouveau démocratique nécessaire. Le déni n'est pas porteur de projet !
 
Zakia Kattabi et Patrick Dupriez co-présidents ECOLO 

lundi 24 avril 2017

Politique ou citoyen, quelle différence?

Même si le terrain politique est devenu glissant pour certains mandataires déviants,  les rendez-vous électoraux restent de grands moments de démocratie.  Les projets des candidats et candidates s'affrontent comme aujourd'hui en France.  En définitive,  ce sont nous tous(tes), citoyens et citoyennes, qui donnons l'orientation future de la société.




En vue du prochain rendez-vous électoral communal de  2018, les écologistes tournaisiens se mettent en marche pour défendre leur projet et présenter candidates et candidats qui le porteront. Voilà comment j'ai présenté mon engagement politique devant la presse :




Si des citoyens(es) s'engagent en politique, j'encouragerai toujours leur démarche que ce soit au sein du parti politique que j'ai choisi ou d'un autre parti ou mouvement politique démocratique.

La politique a besoin de renouvellement : de nouvelles têtes pour défendre de nouvelles idées et animer le débat politique, des personnes courageuses, prêtes à donner de leur temps, de leur énergie au service d'un projet démocratique.

Par contre, je ne partage pas du tout la vision caricaturale développée par ceux et celles qui veulent créer "des listes citoyennes".  Ils ne font que renforcer l'impression qu'en politique, "il y a les bons et les méchants" , "les purs et les corrompus".

Ce n'est pas honteux de choisir l'engagement politique, de se présenter devant les électeurs(trices) et défendre le projet qu'on veut porter lorsqu'on est élu.

Quand on choisit cet engagement, on le fait dans un parti politique existant ou dans un nouveau mouvement politique qu'on construit avec d'autres citoyen(ne)s. Mais c'est un vrai mouvement politique, pas un mouvement associatif ou citoyen.  Appelons un chat un chat!