mardi 3 juillet 2018

Campagne courte et très contrôlée, pour le bien de tou(te)s?

Au conseil communal de ce 25 juin, nous avons voté le règlement sur l'affichage électoral.

Je n'ai pas hésité à soulever le débat sur ce point  qui, d'habitude, passe,  sans aucun commentaire.

Tout d'abord, les panneaux électoraux seront mis à la disposition des candidat(e)s à partir du 19 septembre,  date du dépôt officiel des listes à la commune,  soit  un peu plus de trois semaines  avant la date des élections!

"Avant de disposer les panneaux, il faut connaître le nombre de listes déposées" affirme le Bourgmestre. Je peux comprendre  cet argument, mais cela reste restrictif !

Deuxième élément qui fait débat : l'affichage sur ces panneaux ne pourra avoir lieu qu'entre 8h et 20h, une proposition, qui va à l'encontre de la liberté  des candidat(e)s qui travaillent soit tard le soir ou partent tôt le matin au travail.

A l'issue du débat, le conseil communal, à l'unanimité, a suivi ma proposition d'allonger les heures de collage de 6h le matin à 22h le soir.

Mais coup de théâtre, quelques minutes après ce vote acquis à l'unanimité, le directeur général nous prévient que ce vote sera annulé par la tutelle car c'est le  gouverneur du Hainaut qui a décidé cette mesure drastique  :  Ami(e)s colleur(se)s, soyez donc présent(e)s sur le lieu de votre action dans le créneau horaire de  8h du matin à 20h le soir, si non, des sanctions administratives vous attendent !

 Le gouverneur craint-il des émeutes, des bagarres incontrôlables entre colleurs d'affiche??? Jamais à Tournai, nous n'avons relevé d'actes violents lors des collages d'affiches.  Le gouverneur nous prive d'un peu de folklore bien orchestré entre colleurs "un peu de mauvaise foi" et colleurs trop scrupuleux!   Et,  C'est bien dommage !

Une mesure plus restrictive pose réellement question : le règlement précise qu'il faut l'accord écrit du propriétaire d'un lieu pour y déposer une affiche.  Il est évident, qu'il faut l'accord du propriétaire pour qu'une affiche électorale trône dans un jardin, un champ, ou un terrain privé.

Par contre, un locataire ne pourra  pas  afficher  à sa fenêtre sans  l'accord écrit du propriétaire du bâtiment.  La Ministre De Bue affirme qu'il s'agit d'une loi très ancienne!  Peut-être???.  Mais était-elle réellement appliquée dans les faits?  Aujourd'hui, le règlement communal reprend in extenso cette disposition légale. Comme nul citoyen ne peut ignorer la règle, il sera donc obligatoire qu'un propriétaire, donne un accord préalable au locataire avant tout affichage électoral.




Qui osera encore afficher ses opinions politiques  dans de telles conditions?  Les pressions peuvent toujours se manifester de manière directe ou indirecte si le propriétaire a plutôt tendance à soutenir une autre liste.

Le gouverneur agit pour l'intérêt général, nous dit-on, pour assurer une campagne paisible en toute sécurité pour les citoyen(ne)s électeurs(trices) ou non.

Je  pense plutôt que nous vivons une période d'incertitude où on se rassure par des mesures sécuritaires qui, malheureusement, restreignent la liberté d'opinion et d'expression.  Dommage!


lundi 11 juin 2018

"Demandez le programme" ..... et après?



On va bientôt battre campagne dans nos communes et nos provinces !

Vite, il faut boucler le programme avant la date butoir !  Si non, qu'allons-nous dire aux électeur(trice)s ? 







A ECOLO, nous avons construit ce programme depuis un an,  en recueillant les priorités des citoyen(ne)s lors de réunions et en organisant des groupes de travail ouverts à tou(te)s pour notre projet "Tournai vert le futur" !






Mais cela sert à quoi? Le programme? l'élection? la démocratie représentative?





L'analyse que présente Vincent de Coorebyter, professeur de philosophie,  fin connaisseur de la vie politique,  secoue les  convictions sur le mandat politique!




"il n'y a ni mandat, ni représentation dans notre système de démocratie indirecte.  Quand nous votons, nous émettons un choix pour une personne ou un parti, qui est comptabilisé à l'égal des autres choix. Mais le vote est un acte muet : il se réduit à cocher une case et ne donne aucune indication aux responsables que nous avons choisis- à telle enseigne que si nous voulions y indiquer un message, avant de glisser notre bulletin dans l'urne, celui-ci serait annulé-"

Le professeur insiste :

"lel(a) citoyen(ne) chosit tel(le) candidat(e) ou tel parti sur base de ses promesses ou de son programme, il estime avoir donné un mandat à l'élu d'agir conformément aux intentions qu'il a affichées mais le système politique est organisé en toute conscience pour que les élus ne soient pas liés par leurs engagements.
Les constitutions des pays démocratiques  consacrent l'indépendance des élus, leur droit à décider en toute liberté,
Il n'y a pas de possibilité pour les électeurs d'imposer une mission à leurs représentants"

Vous êtes découragé(e) en lisant cela?  Vous qui comparez attentivement les programmes des partis avant de poser votre crayon sur le bulletin.  Encore un peu, et vous décideriez de ne pas aller voter!

Je vous comprends mais poursuivez quand même la lecture car elle va bien plus loin encore et redonne espoir !


Le philosophe continue de nous bousculer :

 "Cette indépendance des élus est nécessaire pour que les responsables politiques visent l'intérêt supérieur de la nation et non la satisfaction des attentes catégorielles des électeurs" 

Et le programme, dans tout cela?

Et bien, selon le philosophe, il est utile pour permettre aux électeur(trice)s de faire des choix, de dialoguer avec leurs  futurs représentant(e)s.

Mais, attention, l'élu, même s'il a un programme et veut s'y conformer, ne détient pas un mandat absolu qui lui permet de faire n'importe quoi sous prétexte qu'on l'a choisi ! Les citoyen(ne)s ont toujours le droit de contester les décisions prises par les élus.

Mr de Coorebyter prend un exemple actuel.
Le président français,.Emmanuel Macron, se dit légitime de prendre telle ou telle décision contestée par la rue comme anti-sociale, sous prétexte qu'il avait annoncé ses futurs choix lors de sa campagne.

Mais Mr Macron ne sait pas quelle partie de son programme a motivé le choix de tel ou tel électeur et quelle partie du programme il rejetterait.  Ceux qui l'ont choisi, et les autres à fortiori,  ont donc le droit démocratique total de contester toutes les décisions qu'il met en oeuvre!

C'est une force de nos démocraties! Même si on choisit quelqu'un pour prendre des décisions, celui-ci  doit toujours pouvoir justifier les décisions prises et celles-ci peuvent toujours être contestées par les citoyen(ne)s!

A l'heure où on "se fait traiter " de populiste, pour un oui ou un non, si nos propos dérangent , le philosophe apporte un éclairage bien différent sur la notion de populisme  :

"Certains élus tirent de l'idée de mandat un droit inconditionnel  d'agir comme ils l'entendent, assurés qu'ils sont d'incarner la volonté populaire puisqu'ils ont été élus. C'est la voie empruntée par les populistes qui peut transformer l'élection en tyrannie".


A l'approche d'un scrutin local et un peu plus tard d'un scrutin national et européen, je trouve que cette analyse décoiffante nous fait du bien à tou(tes, futurs électeurs (trices) et peut-être futur(e)s élu(e)s !









 

lundi 21 mai 2018

ECOLO Tournai présente sa liste pour les prochaines élections...


Dans un lieu symbolique :

La plaine des manoeuvres,  page blanche (plutôt verte!) à écrire pour le futur de notre ville!

L'ancienne plaine des manoeuvres,  c'est déjà un parking, des  constructions, des terrains de sport mais il reste encore des hectares de nature, si précieux  aux abords d'une ville.

Alors, au lieu de penser à remplir à tout prix cet espace "vide" par de nouvelles constructions, de nouveaux parkings, il est temps de réfléchir avec les habitant(e)s du quartier, du centre- ville et des villages aux alentours au futur de cette immense plaine verte.

Dans le passé, plusieurs projets ont été présentés,  mais n'ont jamais été pris en compte par le propriétaire des lieux, la commune de Tournai.

En présence d'une école d'architecture et d'une école d'horticulture, Tournai a tous les atouts pour réaliser en co-construction avec ses citoyen(ne)s  un espace vert ouvert à tous, enfants, jeunes, sportifs, personnes âgées, familles, riverains, ....

Des citoyen(ne)s regroupés en collectif et des riverains se sont mis en route pour "débroussailler" le terrain, alors, ECOLO, par sa présence samedi sur la plaine, affirme haut et fort son soutien à cette initiative.


 




jeudi 3 mai 2018

Espoir pour une liason cyclable tant attendue !

Les cyclistes en rêvent depuis longtemps! La commission cycliste de Tournai a exploré son tracé à plusieurs reprises et a exigé de la  Ville de Tournai qu'elle fasse le maximum pour maintenir en état le tracé de la ligne de chemin de fer 88A (= entre Ere et la gare de Tournai en passant par la passerelle d'Allain au-dessus de l'Escaut ) afin de l'incorporer au réseau RAVEL

Un article paru récemment dans la presse régionale m' a fait bondir. On pouvait y lire :

 
"la SNCB envisage la démolition prochaine la passerelle d'Allain pour des raisons de sécurité , la Région Wallonne et la Ville de Tournai,en effet, ne se sont pas montrées intéressées pour poursuivre le RAVEL de la ligne 88A jusqu'à Chercq ?"

 J'ai donc interpellé le Collège communal ce mercredi 2 mai lors du conseil communal.

Pour cyclistes,piétons, c'est un projet majeur : cette liaison cyclable qui emprunte la passerelle d'Allain est le chaînon manquant d'un réseau sécurisé  pour cyclistes quotidiens vers la gare ou le centre-ville. C'est aussi une opportunité touristique à saisir : un maillage de balades bucoliques autour de Tournai, le long de l'Escaut,  vers la piscine de l'Orient, vers les villages de Ere et Willemeau.

Savez-vous que ce parcours RAVEL qui emprunte l'ancienne ligne de chemin de fer 88A peut nous mener jusqu'à Rumes, moyennant quelques aménagements sur le parcours.

L'échevin de la mobilité n'a apporté aucun espoir, dans sa réponse ce mercredi soir, évoquant le coût trop élevé de la réhabilitation des passerelles et ponts sur ce parcours. 
C'est toujours trop cher pour la mobilité douce à Tournai ! 

Par contre, d'autres dépenses n'ont pas de prix à ses yeux : savez-vous que, durant ce même conseil, l'échevin a proposé à nous tous, Tournaisiennes et Tournaisiens  de consacrer  400 000 euros d'argent public pour réparer les malfaçons dans le quartier cathédral ! 

Mais l'espoir est revenu par les propos du député fédéral, Paul-Olivier Delannois a fait une proposition constructive à la SNCB afin que celle-ci ne détruise pas la passerelle d'Allain dont le coût s'élèverait à 250 000 euros ! Il lui propose de réinvestir la somme épargnée en consolidant la passerelle actuelle et les autres passerelles sur ce parcours afin de permettre le passage de vélos et piétons.

Avant mon interpellation, j'avais consulté des ingénieurs en construction  et ils confirment les propos du Bourgmestre faisant fonction : cette passerelle ancienne et rouillée peut très bien être réhabilitée pour accepter des flux de piétons et cyclistes !

L'espoir renaît, amis piétons, cyclistes!  Pour qu'il puisse se concrétiser, je vous invite toutes et tous, à poursuivre vos rêves de RAVEL en maintenant  la pression  sur les différents acteurs qui ont prise sur ce projet (Collège communal, SNCB, Région wallonne...)

samedi 28 avril 2018

Grève du personnel chez LIDL : je soutiens

 Comme une trainée de poudre : la grève commence doucement  dans 3 ou 4 magasins et se répand dans 50 et puis 150 magasins en fin de cette semaine .

Un personnel qui en a assez d'être lessivé, essoré dans la machine d'un capitalisme inhumain. Un personnel qui a débrayé spontanément, rejoint ensuite et soutenu par les syndicats au nord comme au sud du pays.

Des personnes épuisées par une cadence infernale de travail : faire toujours plus en moins de temps "être à la fois au four et au moulin", traduisez à la caisse et à la cuisson du pain ou à la découpe de viande. Pourtant, les syndicats confirment qu'ils avaient tiré la sonnette d'alarme depuis plusieurs mois mais n'ont pas été entendus par leur direction.

A qui la faute?  Cette situation est emblématique de l'évolution vers un capitalisme sauvage.
Son objectif est d'augmenter les bénéfices au profit des actionnaires.


Or, le chiffre d'affaires dans les grandes surfaces de l'alimentaire ne progresse plus, selon les études réalisées par COMEOS,  la fédération du commerce en Belgique.

Et  les enseignes se livrent une concurrence effrénée pour "manger la part du voisin"!

Dans ce monde de concurrence impitoyable, c'est toujours  le personnel qui trinque, " la variable d'ajustement" dans le langage cru de l'économiste ! Pour pouvoir distribuer un bénéfice toujours plus élevé aux actionnaires, il faut "comprimer les charges", c'est-à-dire, diminuer ou au mieux geler les salaires qui sont déjà si bas dans ce secteur mais aussi diminuer le nombre de travailleurs dans les établissements et donc la pression sur ceux qui restent.

En tant qu'écologiste, je soutiens le mouvement de ces travailleurs mais aussi le mouvement suivi par ECOLO, qui dénonce l'agrandissement de centres commerciaux en-dehors des centres-ville, comme aux Bastions à Tournai.

Il y a un lien très fort entre ces deux combats : d'un côté,  des travailleurs de grandes surfaces considérés comme " des variables"  et non des humains et de l'autre des petits commerçants, qui apportent une dimension humaine, un véritable sens à l'activité économique.  Tout n'est pas rose pour les petits commerçants, pour les artisans, les artistes qui veulent travailler comme indépendants, certainement pas . Mais ils ont un projet économique ET humain. La grande distribution, elle, écrase les petits producteurs partout dans le monde pour écraser ses prix et  ses concurrents et "jette ses salariés"quand ils entravent son objectif  de rentabilité.

En soutenant les petits commerçants dans nos achats de tous les jours, nous soutenons  des gens qui ont un emploi et des gens qui peuvent créer des emplois durables s'ils sont soutenus durablement!








samedi 17 mars 2018

Nos enfants subissent les méfaits du trafic au sein même de leurs écoles

Ce n'est pas un scoop. La qualité de l'air est de plus en plus mauvaise dans nos villes et même dans nos villages où la circulation automobile devient une source importante de pollution.

Pourtant, cette étude réalisée dans plus de 220 écoles belges en novembre et décembre 2017 a de quoi nous surprendre et nous inquiéter : la pollution due à la circulation automobile poursuit nos enfants lorsqu'ils ont franchi le seuil de l'école, dans la cour de récréation et même aussi dans la classe.

Voici le résumé de cette étude et les conclusions des auteurs : 


https://secured-static.greenpeace.org/belgium/Global/belgium/report/2018/SchoolMonitoring-Summary-FR.pdf




Ce slogan, la plupart des automobilistes l'ont adopté! Et c'est heureux pour la sécurité des enfants














 Un autre slogan s'impose à tous les automobilistes aujourd'hui

Pensez à nous ,  roulez tout doux et surtout roulez moins , notre santé en sera meilleure!


samedi 24 février 2018

Motion contre la privatisation de Belfius au conseil communal de ce 26 février 2018




Un peu d'histoire 
 
D'où vient BELFIUS ?

Et pour les Tournaisien(ne)s, quelles ont été les conséquences des errements des grands stratèges financiers ?

Créée en 1860, la banque des communes, Crédit communal de Belgique, était une banque au service des collectivités locales et offrait les services bancaires de base aux citoyens.
C'est dans les années 1990 que tout bascule dans le monde de la finance et du crédit en Belgique.
Ce mouvement s'inscrit dans un double contexte: la réorganisation du secteur public du crédit en Belgique d'une part, et le mouvement de rapprochement, de fusion et de rachat dans le secteur financier d'autre part. D'autres banques publiques se privatisent à l'époque : la SNCI, la CGER (qui rejoint le groupe FORTIS)
La cession du Crédit communal au privé s'est opérée au niveau d'un holding de contrôle créé pour la circonstance, le CCB Holding, et au travers d'une introduction en bourse. Il s'est agi, avec un montant proche de 34 milliards de francs, de la plus importante opération boursière réalisée dans notre pays.
En 1996, naît la banque DEXIA, de la fusion entre le Crédit communal belge (qui avait déjà pris pied au Luxembourg dans la BIL) et le Crédit local de France. Elle est cotée à EURONEXT, Bruxelles.
La banque DEXIA est vouée, selon son management, à devenir une grande banque européenne voire mondiale dans le domaine du financement des collectivités locales avec l'acquisition de la FSA américaine en 2000, mais la stratégie devient de plus en plus floue : une stratégie MONOPOLY (achat de la banque hollandaise Labouchère, la banque turque Deniesbank., gestion de patrimoine au Luxembourg....) et une accumulation d'erreurs de gestion s'ensuit.

Elle ne supportera pas les 2 crises importantes du monde bancaire en 2008 et 2011. En 2008, la Belgique injecte 3 milliards d'euros dans le capital de DEXIA, notamment par l'emprunt contracté par les communes auprès de DEXIA pour réaliser une augmentation de capital du holding communal (= holding détenu à 100% par des participations communales et représentant 17% du capital de DEXIA)..Le holding communal investit l'argent communal UNIQUEMENT en prenant des participations dans DEXIA.

On est donc dans cette situation ubuesque, dénoncée d'ailleurs dans le milieu économique et financier : les communes ont emprunté à DEXIA banque pour pouvoir ensuite injecter de l'argent par le biais du holding communal dans le capital de DEXIA holding qui détient DEXIA banque !!!!!

Pour Tournai, voici le résultat financier désastreux de cette opération : La ville a emprunté un montant de 2 900 000 euros en 2009 et a une charge d'emprunt à rembourser de 350 000 euros par an jusqu'en 2019 DONT elle ne récupèrera jamais rien puisque le holding communal a été dissous entretemps.

A l'époque, en tant que représentante du groupe ECOLO au conseil communal, j'avais émis plus que des réserves sur cette opération obligeant les communes à débourser ces sommes considérables dans un contexte plus que délicat de la finance belge et mondiale. On m'avait répondu que le risque était limité et que cette augmentation de capital permettrait d'engranger des dividendes plus importants à l'avenir pour Tournai.

Quelle sont les suites de scénario  ?

En fin 2011, suite à la crise des dettes souveraines (Grèce notamment) la situation du groupe DEXIA s'aggrave et sa dissolution devient inévitable pour se dégager des « actifs toxiques » : la banque belge est à vendre et c'est l'état belge qui rachètera l'ancien fleuron bancaire de crédit public (Crédit Communal Belge) qui devient BELFIUS banque en mars 2012 !
N'oublions pas que dans ce grand jeu de MONOPOLY, les communes ont été les grandes perdantes. Elles ont ,en fait, perdu deux fois : le coût de l'emprunt réalisé en 2009 reste à leur charge pour 10 ans MAIS le dividende important promis par ces grands stratèges financiers, que devait dégager le holding communal, s'évapore dès la fin 2011 avec la disparition du holding communal.
Pour Tournai, cela représentait une recette annuelle de +- 400 000 euros par an !!!

Si les Etats belges, surtout, mais aussi français et luxembourgeois n'avaient pas apporté de l'argent à ces banques qui jouent avec nos sous , DEXIA et d'autres groupes financiers, couraient directement vers la faillite.

La main invisible du marché, grande régulatrice des opérations économiques, auraitt purement et simplement fait disparaître ces « grands » acteurs financiers menés par de « grands » stratèges de l'économie libérale !

Merci le monde de la finance et les partisans du grand libéralisme économique et financier !

Alors, aujourd'hui, « on r'comminche les amis ???? » Les p'tits belges vont de nouveau payer pour les banquiers ?????


 C'est pourquoi, Au nom du groupe ECOLO,  je déposerai la motion suivante au conseil communal ce 26 février pour éviter que BELFIUS soit privatisé mais reste public et  puisse à nouveau déployer ses services aux communes tout en ramenant des rentrées financières à l'Etat belge:

Considérant que:
  1. Belfius, ex-Dexia Banque Belgique, a été rachetée par l’État belge pour 4 milliards d’euros, que la banque de défaisance Dexia sa a fait l'objet de deux recapitalisations successives par l’État belge, survenues en 2008 (2 milliards d’euros) et en 2012 (2,9 milliards d'euros), et qu’elle bénéficie de 35 milliards d'euros de garanties accordées par l’État belge ;
  2. Belfius a rapporté 215 millions d’euros de dividendes à l’État belge en 2016, et que le gouvernement prévoyait une recette de 309 millions de dividendes pour 2017 ; que cette situation bénéficiaire n'a pas empêché la suppression, de 2012 à 2016, de 670 emplois et une baisse salariale de 5%;
  3. le secteur bancaire belge est dominé par des banques étrangères qui déplacent les dividendes générés par les activités belges vers les maisons mères et des actionnaires étrangers, au lieu de les réinvestir dans l’économie locale et d’œuvrer à la préservation de l’emploi (voir BNP Paribas et ING, notamment) ;
  4. Belfius est une des quatre banques les plus importantes en Belgique, et actuellement la seule banque totalement publique ;
  5. beaucoup de pays voisins ont un secteur bancaire public fort sans que cela ne pose question (notamment : l’Allemagne, le Luxembourg et la Suisse) ; qui joue, au contraire, un rôle économique majeur, notamment par rapport aux défis énergétiques futurs et au financement de l'économie locale ;
  6. une banque publique a un effet stabilisateur en période de crise, comme cela a été mis en évidence en Allemagne après 2008 ;
  7. un actionnaire public pourrait garantir un service de base, accessible à tous les usagers ;
  8. au contraire, une ouverture du capital et une entrée en bourse pourraient :
  • conduire Belfius à être gérée de manière à satisfaire les intérêts des actionnaires privés (les banques internationales chargées de la mise en bourse de Belfius cherchant à attirer préférentiellement un actionnariat international à la recherche d’un placement rentable), plutôt que les intérêts publics ;
  • conduire Belfius à être guidée par des objectifs de bénéfices de court terme, au détriment de sa stabilité à long terme et du financement des collectivités locales, du secteur associatif et de l'économie locale, tombant par là dans les mêmes travers que ceux qui ont conduit Dexia à la faillite
  • remettre en question l'attractivité, notamment en termes de taux et de durée, des crédits accordés par Belfius aux pouvoirs locaux et au secteur non marchand, si bien que certains projets d'investissement locaux ne pourraient plus être financés ;
  1. il y a un intérêt stratégique à garder Belfius aux mains des pouvoirs publics, tels que d'autres pays, comme l'Allemagne, l'ont fait avec des structures bancaires comparables, les transformant de véritables banques de développement, dont la prestation garantie de services stratégiques à l'économie interne, tel que l'octroi de crédits aux pouvoirs publics, au secteur associatif et aux PME, joue un rôle essentiel pour préparer le futur ;
  2. en cas de privatisation, les autorités perdraient le contrôle d’un partenaire financier unique dans son rôle de financement des investissements publics ;
  3. Belfius est la plus importante pourvoyeuse de crédit au secteur public en Belgique, et se décrit elle-même comme le bancassureur disposant du meilleur ancrage local ;
  4. la décision du gouvernement de procéder à une privatisation partielle de Belfius a été prise sans débat public sur le rôle et le futur de la banque ;
  5. avec un portefeuille de crédits de plus de 90 milliards, Belfius a le potentiel pour être un acteur de premier plan dans le financement de projets utiles à la population : énergies renouvelables, écoles, hôpitaux, soutien à l’économie locale, etc. ;
  6. une privatisation mettrait en péril ce potentiel ;


Le Conseil Communal de …Tournai réuni le 26 février 2018…... demande au gouvernement fédéral de :
    • revenir sur sa décision de privatisation partielle de Belfius et de maintenir Belfius complètement dans le domaine public.
    • organiser un débat public sur l'avenir de Belfius en tant que banque publique, et sur la gestion de celle-ci.
    • doter Belfius d'objectifs d'avenir ambitieux favorisant l'accessibilité de tou.te.s les citoyen.ne.s et de toutes les entreprises, petites et grandes, à un service bancaire universel
    • assurer, via Belfius, le service financier et le financement des collectivités locales, du secteur associatif, des acteurs de l'économie réelle et des objectifs en matière climatique et énergétique de la Belgique.


Campagne courte et très contrôlée, pour le bien de tou(te)s?

Au conseil communal de ce 25 juin, nous avons voté le règlement sur l'affichage électoral. Je n'ai pas hésité à soulever le débat ...