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Notre part d'humanité

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Comme ce matin est apaisant. Les oiseaux, dans le jardin, gazouillent déjà, me rassurant sur mon sort. Je vis et je vais vivre tranquillement aujourd'hui.

Hier, j'ai téléphoné à mes proches, ils sont tous vivants, gais, presqu'insouciants. Le jardin m'accueille pour mes exercices quotidiens, dans l'harmonie du soleil levant. Le bruit lointain des camions secoue mes pensées. cet apaisement ne serait que factice, la vraie vie serait donc ailleurs, dans l'angoisse des nouvelles du jour.
Aujourd'hui, 9 avril 2020, la Belgique comptera peut-être 100 morts en plus : les courbes apparaîtront dans les journaux pour nous rassurer ou nous angoisser, nul ne le sait encore.
A chaque matin, une vision apocalyptique d'une réalité somme toute banale d'êtres humains qui vivent, qui souffrent, et au bout qui meurent.
C'est notre part d'humanité, me dis-je, nous devons vivre pour mourir un jour. Mais pas besoin de te lever tôt pour ces paroles de philosophe d…

Les Belges ont du talent ensemble!

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Ce soir, je n'étais pas à la soirée d'ouverture du RAMDAM. Mais soudain, sans le vouloir, j'étais transportée au cinéma, dans la  salle où l'année dernière j'étais submergée par la puissance de ce petit bout de film qui s'intitule "une soeur". Et j'ai applaudi, seule dans mon fauteuil  les programmateurs du festival "qui dérange" car ils peuvent si bien mettre en valeur des talents belges du Nord et du Sud de ce pays petit.

Ce soir je suivais l'émission De Afspraak sur la VRT, et devinez qui était à l'affiche de cette émission d'actualité flamande?  Veerle Baetens et Delphine Girard, la première, une immense actrice flamande, dont l'émotion transperce l'écran et la seconde, une jeune réalisatrice francophone au talent prometteur.

Leur sourire complice, leur amitié réelle font plaisir à voir. J'ai mieux compris en les écoutant ce soir  comment une réalisation cinématographique peut devenir un chef d'oeuvre par…

Vive 2020 !

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"Be the change you want to see"Gandhi

Wir waren alle Berliner 's (nous étions tous Berlinois)

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J'avais vécu quelques années plus tôt (en 1984) Berlin divisée : l'Ouest rutilant, aux couleurs or et paillettes de notre société de consommation et l'Est, gris, vide, aux fenêtres murées donnant sur les miradors de la honte.

Née à l'Ouest, près de 15 ans après la guerre, l'Europe réunifiée me semblait un rêve impossible. J'ai beaucoup marché durant les années 80 pour le désarmement nucléaire. Et celui-ci se réalisait petit à petit.  Mes enfants sont nés, dans ces années-là sans avoir conscience que le monde façonné par  la guerre froide se fissurait petit à petit.


C'est avec eux, c'est pour eux, que nous sommes retournés en famille à Berlin en 1992.  Comme tous les touristes, nous avons ramené quelques débris de pierre et de béton, vestiges de cette période du 20e siècle qui a fait souffrir tant d'Européens qui aspiraient simplement à vivre libres.

1989 m'a fascinée : la TV montrait les images de ces gens qui coupaient les barbelés entre la Hon…

Les Belges, prêts pour le confédéralisme.... à la Belge!

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Les Belges, ou plutôt les Wallons, Flamands, Bruxellois et Germanophones semblent prêts pour une autre Belgique, une autre manière de vivre ensemble. Cela me paraît évident, depuis le scrutin du 26 mai dernier.
Du côté politique, l'enchaînement dans la formation des différents gouvernements montre que le gouvernement fédéral n'est plus une priorité.
Les Germanophones ont ouvert le bal, formant très vite un gouvernement sans surprise. Suivent, quelques semaines plus tard, les Bruxellois, fiers d'avoir battu Flamands et Wallons dans la course de vitesse.  Au-delà de leurs différences idéologiques ou communautaires, ceux-ci ont affirmé leur priorité : l'avenir de leur région Bruxelles-Capitale dans un état fédéral.

L'été torride a assoupi les ardeurs flamandes et wallonnes. Leur situation était, il est vrai, plus  délicate à gérer : les partis wallons, après avoir cogné durement sur le ring de la campagne électorale,  devaient se retrouver sur un terrain d'entente po…

En remontant le temps, quelques réflexions sur le passé et le futur de l'Escaut en ville

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"Rive droite ou rive gauche"? C'est ainsi qu'un(e) Tournaisien(ne) peut situer l'endroit dont vous parlez. Car c'est bien l'Escaut, ce fleuve qui façonne la ville depuis des siècles qui sert de point de repère aux habitant(e)s.
En tant qu'élue communale, j'ai vécu de tout près le parcours tumultueux de l'aménagement des quais et la question existentielle de l'élargissement (ou du contournement du fleuve). Je vous livre mes réflexions, mes doutes avec un peu de recul. De erreurs ont été commises. Mais je pense que rien n'est totalement blanc ou noir dans les choix qui ont marqué l'évolution récente du fleuve et de ses rives.

sur l'élargissement de l'Escaut

C'est en1976 que j'ai découvert la difficile coexistence  entre Tournai et l'Escaut.  Je votais pour la première fois et je découvrais le thème principal de cette campagne : élargir le fleuve en ville ou réaliser  un contournement par le Nord, traversant essenti…