lundi 11 décembre 2017

C'est une cycliste qui vous le dit !



«Le vélo est connoté à gauche, mais non, le vélo doit être connoté santé! On s’oppose à cette politisation du débat, ce n’est pas une question d’opinion, les bienfaits du vélo, c’est de la science dure, ce n’est pas pour faire plaisir aux cyclistes"

Extrait des propos recueillis auprès des 500 médecins qui ont adressé une pétition aux pouvoirs publics pour améliorer les réseaux cyclables et encourager la pratique du vélo pour tou(e)s !  




Près de 500 médecins s’engagent en faveur des bienfaits du vélo sur la santé

Ces médecins helvètes veulent dépolitiser le débat sur la mobilité douce . Et pourtant  la Suisse est déjà bien en avance sur la Wallonie en matière d'aménagements cyclables et le nombre de cyclistes est bien plus important que chez nous.  Mais ils estiment qu'il faut encore en faire plus pour encourager la pratique du vélo au quotidien et améliorer la sécurité des cyclistes.

En Wallonie et à Tournai, en particulier, les "pro-vélos" sont encore trop souvent considérés comme des "baba cools" des années 60 et comme des anti-automobilistes.  

Il est temps de combattre ces préjugés stupides et de mettre en avant les avantages immenses en matière de santé publique d'une augmentation significative des déplacements à vélo en ville et d'une diminution drastique des déplacements en voiture pour les courtes distances.

La diminution des déplacements en voiture améliore considérablement la qualité de l'air qu'on respire en ville.

La pratique du vélo combat les méfaits de l'obésité, des maladies cardio-vasculaires et bien d'autres encore.

Mais surtout, quel plaisir de se déplacer au grand air et de découvrir les rues, les maisons avec un autre regard.

C'est une cycliste quotidienne qui vous le dit! 



 

 

 

mardi 28 novembre 2017

Vote du budget communal hier.. dernière année de la législature

Il était tard ... on était fatigué mais on a bien débattu, un bel échange d'idées.

Jusqu'au dérapage imprévu dans les rangs de la majorité PS-MR ,  un grand moment pour  les amateurs de surréalisme à la belge!

Dommage que le public était clairsemé à cette heure tardive !

Plus sérieux, ECOLO a marqué, par un vote d'abstention, que tout n'était pas à jeter dans ce dernier budget de la majorité : des investissements intéressants, quelques  efforts pour améliorer la gestion grâce à de bons outils informatiques.

Mais nous ne pouvions pas soutenir à fond les choix politiques de la majorité :  plusieurs dépenses nous choquent, des investissements insuffisants  pour la sécurité des piétons et des cyclistes, le manque de soutien au CPAS et associations qui travaillent à l'amélioration du quotidien des jeunes
passage piétons en construction devant les Bastions

Voici mon intervention au nom du groupe ECOLO  :



Budget 2018 : pas de mauvaises surprises ? Mais est-ce suffisant ?....

Le budget ordinaire de la ville a pu atteindre l'équilibre avec difficultés.

Un boni à l'exercice propre de 1,5 millions d'euros et de près de 6 millions avec l'accumulation des bonis antérieurs, cela permet de gérer la ville dans les prochains mois mais qu'en sera-t-il pour les prochaines années ?

L'analyse des dépenses nous montre qu'elles peuvent augmenter, voire exploser à tout moment.
Nous soulignons l'utilisation d'un logiciel qui permet de suivre au plus près les dépenses de personnel durant l'exercice budgétaire. C'est un élément essentiel pour une bonne gestion des ressources humaines. Pour ECOLO, une politique de gestion du personnel est essentielle. Il faut certes maîtriser les coûts mais il faut engager le personnel adéquat pour mener à bien les projets communaux (directeur de ressources humaines, ingénieur pour suivi des travaux, responsable du patrimoine...), ce sont des engagements que nous avons soutenu durant toute la législature.

Nous pensons, par contre, qu'il n'y a pas assez de personnel sur le terrain pour maintenir notre commune propre, entretenir nos chemins dans les villages. Il nous semble important qu'il y ait à nouveau des cantonniers dans chaque village de l'entité. Ces engagements sont indispensables pour le bien-vivre dans nos quartiers et nos villages.

Certaines dépenses prévues nous interpellent :

La commune paie, pour l'implantation de sa bibliothèque communale au Stade Luc Varenne 61 000 euros par an : c'est une augmentation déguisée de la dotation communale au stade de foot en contradiction avec la politique que vous défendiez en début de législature : une dotation gelée à la régie du stade (530 000 euros)
La dépense ne nous choquerait pas si elle s'accompagnait du développement de ce service culturel de base pour tous mais nous en sommes loin : c'est à une baisse importante des rentrées de la bibliothèque qu'on assiste aujourd'hui.

Nous apprenons également qu'une restructuration du paysage des bibliothèques sera bientôt réalisée dans notre commune : disparition de certaines petites bibliothèques, fusion pour d'autres. Les bibliothèques doivent s'adapter aux réalités de notre société mais elles ont un rôle essentiel pour porter la culture là ou vivent les gens. Nous défendons le déploiement de bibliothèques de proximité dont l'offre de service s'adapte aux évolutions technologiques mais dénonçons une politique qui réduise cette offre de proximité dans les quartiers et les villages .

Le subside à l'ASBL Centre Ville s'installe tout en haut du tableau des dépenses en faveur des associations actives sur le terrain communal : nous avons dénoncé cette augmentation lors de la modification budgétaire pour 2017 ; nous restons opposés à ce subside de plus de 300 000 euros à cette association. Non seulement, nous ne voyons pas ses résultats concrets positifs en matière de développement du commerce en centre -ville mais en plus d'autres acteurs redonnent vie au centre-ville, comme vitrine fraîche dans le piétonnier, et font cela sans un euro de soutien communal. De plus, des associations dynamiques qui accompagnent les jeunes en difficultés, qui ont une vraie offre de qualité toute l'année en leur faveur se contentent d'une aide dérisoire : 6000 euros alloués aux maisons de jeunes, et 10 000 pour l'ensemble des organisations de jeunesse.

A Thimougies, la construction de la maison de village est estimée aujourd'hui à 612 000 euros. A chaque présentation, l'estimation budgétaire de ce projet est en hausse. Comment est-ce possible ? Une maison de village à Thimougies reste une bonne initiative dans le cadre du développement rural sachant qu'un tissu associatif y est bien implanté. Mais nous craignons que ce montant élevé ait des conséquences déplorables pour le développement rural dans nos autres villages : la Région Wallonne a accepté de le soutenir à hauteur de 500 000 euros mais ne le fera pas pour tous les villages tournaisiens, qui sont au nombre de 29. Certes, une maison de village n'est pas indispensable dans tous les villages mais on pourrait envisager la rénovation de bâtiments plus modestes, l'aménagement de bâtiments communaux ou privés qui offrirait à la vie associative un toit dans les villages où elle est réelle. Ce montant exorbitant réduit les chances des autres villages d'en disposer également.

L'augmentation de la dotation à IDETA , presqu'un doublement de celle-ci en un an, nous a fortement interpelés, nous l'avons déjà dénoncé. Tournai, en tant que commune phare de l' intercommunale, doit être le moteur de changement de politique économique vers la transition écologique de l'économie et s'opposer à une politique de vente de terrains agricoles au profit de n'importe quel investisseur.

Dans le cadre de cette réflexion écologique , l'achat de véhicules CNG pour remplacer le charroi communal va dans le sens !

La dotation au CPAS est identique à celle de l'année dernière mais est augmentée par une dotation spéciale couvrant l'aide aux réfugiés (44000 euros) et 50 000 euros pour répondre aux demandes de la task force (dont nous découvrirons les recommandations lors du conseil communal prochain). Nous nous réjouissons de ces 2 budgets complémentaires mais restons sceptiques face au gel de la dotation principale décidée par le Collège communal vu le nombre important de personnes en difficultés sociales dans notre ville. Face à cette détresse, nous pensons qu'une politique concertée avec le CPAS et les autres acteurs sociaux doit être renforcée.

Quant aux recettes, nous nous réjouissons que la Ville disposera d'un apport de 200 000 euros du pouvoir fédéral pour mener, avec le CPAS, une réelle politique d' accueil des réfugiés. Il est important d'offrir à ces personnes qui désirent s'installer dans notre ville un accueil digne et leur offrir la possibilité de s'intégrer dans la cité.

Par contre, l'augmentation des recettes liées à la mise en place d'une politique de sanctions administratives communales n'emporte pas notre soutien et vous le savez déjà ! Le développement des sanctions administratives n'a pas amélioré la propreté en ville. Cette politique serait plus efficace si elle s'accompagnait d'actions de sensibilisation afin de développer réellement un autre comportement de ceux qui souillent l'espace public. Quant aux infractions liées au stationnement, elles devraient rester compétence de la police et de la justice . La commune a dû investir pour créer ce service, ces moyens auraient pu être affectés au renforcement de la prévention au niveau communal. Ces sanctions apporteront, d'après vos estimations, plus de 150 000 euros par an Nous craignons que la Ville y trouve une source de revenus comme les autres et oublie de développer une réelle politique préventive qui n'apporte rien à la caisse communale !

Le budget des investissements est dans la continuation des projets déjà présentés : informatisation accrue des services communaux , projet Tournai smart, amélioration du musée des Beaux Arts et d'histoire naturelle, projet Technicité , des projets que nous avons soutenus.

Par contre, nous restons insatisfaits des aménagements cyclables réalisés dans le cadre de Tournai Ville cyclable  : la sécurité des cyclistes et des piétons reste en deçà des espoirs que tout cycliste y avait mis dès son apparition. Les aménagements nouveaux restent insuffisants en matière de sécurité, y compris les derniers aménagements des boulevards devant les Bastions. Or les praticiens de la santé lancent partout un cri d'alarme face à la piètre qualité de l'air dans nos villes et à ses conséquences pour la santé des enfants. Si nous voulons inciter les Tournaisiens à se déplacer à pied ou à vélo, la sécurisation sur les grands axes et dans les points noirs répertoriés à Tournai, devra être renforcée.

ECOLO se réjouit de voir apparaître un montant de 150 000 euros d'honoraires pour la reconstruction de la passerelle de l'Arche, un projet qu'ECOLO appelle de tous ses voeux. Nous voudrions savoir si ce montant couvre les honoraires d'architecte pour le suivi du chantier également ou seulement pour le dessin du projet ?

Nous nous réjouissons aussi que la Ville ait enfin pris en mains le dossier de « sauvetage » du château de Templeuve (300 000 euros prévus en 2018) : pouvez-vous nous préciser si ces 300 000 euros viennent en plus des 500 000 budgétés l'année dernière ?
Nous soutenons également la poursuite de travaux d'entretien indispensables dans les écoles et infrastructures sportives de notre entité.

En conclusion, vous qualifiez ce budget « de prudent » . Vous devrez surtout le rester dans le futur car de mauvaises surprises sont à craindre . La situation sociale peut exiger un renforcement de l'aide au CPAS, la commune restant responsable de tout déficit de cette institution. Des événements inattendus peuvent aussi survenir comme aujourd'hui , les 100 000 euros à décaisser suite à une condamnation de la Ville à des frais de dépollution), la dotation à la zone de police augmentera dès l'année prochaine, d'après les prévisions des responsables de la zone et rien n'est chiffré quant aux frais pour la ville, d'un déménagement éventuel du commissariat. Et surtout, les prévisions en matière de cotisations de responsabilisation pour le paiement futur des pensions, restent alarmantes.

Les prochains gestionnaires de notre cité devront redoubler de prudence tout en présentant des budgets qui reflètent une ambition pour la commune et ses habitants.

Aujourd'hui, c'est un budget prudent avec des accents neufs mais insuffisants, à nos yeux, pour prendre le tournant de la transition écologique que nous attendons.


Marie-Christine LEFEBVRE
groupe ECOLO



samedi 25 novembre 2017

Revenu de base : la solidarité de demain???


Notre protection sociale, basée sur les modèles de travail salarié, de famille traditionnelle et un besoin de croissance économique perpétuelle, est en décalage avec les évolutions de notre société et ne tient pas compte des limites écologiques de notre planète.




Le revenu de base,  décrié par ceux qui pensent qu'il va détricoter notre sécurité sociale;

Le revenu de base , le miracle de la solidarité pour ceux qui veulent créer leur projet, en-dehors du carcan des règles actuelles de la société;

C'est un vrai projet de société qui se cache derrière cette expression: revenu de base !

Venez vous informer, venez débattre, votre avis vaut la peine !

Le futur de nos enfants, de nos petits-enfant en dépend!


 

vendredi 10 novembre 2017

participez c'est mieux


Le groupe local Ecolo de Tournai organise son 2ème atelier participatif !!! 

Venez faire émerger des idées neuves pour la ville et les villages du Tournaisis. 

Cette fois ci nous irons à Templeuve, le 18/11/17 de 14h à 18h. 

Covoiturage possible, garderie prévue pour les enfants.


Soyez tous les bienvenus !!!







vendredi 4 août 2017

Humour mobile tournaisien ...

A Tournai, c'est par l'humour qu'on indique aux piétons les options de passage sécurisées.

Heureusement ceux-ci comprennent les messages au second degré : cela leur évite de suivre des consignes parfois dangereuses !




 A Tournai, on fait confiance aux piétons et aux automobilistes pour trouver un terrain d'entente afin d'éviter toute catastrophe.






Dans d'autres villes, on se préoccupe de manière "trop sérieuse"  des usagers faibles confrontés à des  chantiers publics...





dimanche 30 juillet 2017

Travaux sur les boulevards de Tournai, une affaire de mobilité??


Jeudi se tenait à l'hôtel de ville de Tournai une réunion d'information sur la circulation future sur la chaussée de Bruxelles et les boulevards de ceinture à l'occasion des travaux qui vont être entamés prochainement par le SPW.

Beaucoup de questions émanaient des citoyen(ne)s présent(e)s et certaines ont particulièrement attiré mon attention.

"Mais pourquoi faut-il faire tous ces travaux?"

 "Quelles améliorations cela va-t-il apporter à la mobilité ?"

 "Cela va-t-il améliorer ou plutôt détériorer nos déplacements en tant qu'automobilistes"??

Ces questions sont évidemment fondamentales mais, elles m'interpellent car elles auraient dû obtenir une réponse politique forte et non une justification de la part du SPW.

Tout simplement, parce que le pouvoir communal n'a jamais vraiment informé les citoyen(ne)s  sur les objectifs qui sous-tendent le plan communal de mobilité adopté par la majorité communale tournaisienne PS-MR il y a  quelques mois.

De manière tout aussi évidente, parce que le pouvoir communal n'ose pas dire à la population tournaisienne que les travaux entamés sur les routes communales et régionales répondront aux objectifs de ce plan de mobilité.

Jeudi matin, lors de la réunion, c'est l'ingénieur du SPW qui a fait face à des personnes inquiètes et agacées lorsqu'il a précisé : "ces travaux répondent aux objectifs du plan de mobilité".  C'est le même ingénieur qui a précisé que le plan communal de mobilité voulait faire la part belle aux transports en commun et aux usagers faibles (cyclistes, piétons) en essayant de canaliser la circulation automobile à l'entrée de la ville et dans la ville.

Ce n'est pas l'Echevin de la Mobilité qui a eu une réponse forte face à toutes ces interrogations.

Pourtant, toutes ces réponses, il les connaissait mais il n'a tout simplement pas assumé les options prises par la majorité communale en matière de mobilité future à Tournai.

Ce comportement n'est pas acceptable.  Lorsqu'on fait des choix politiques, il faut les assumer, même si ce n'est pas toujours le discours que veulent entendre les futur(e)s électeurs(trices) !

C'est un drame à Tournai, où la mobilité est "une véritable procession d'Echternach" : la majorité revient régulièrement sur des décisions prises en matière de stationnement ou de circulation et anéantit ainsi la cohérence d'un projet qui veut répondre aux objectifs de la mobilité du futur.

Et pourtant de nombreuses analyses vont toutes dans le même sens et prédisent une congestion  sans précédent dans toutes les villes et des problèmes de mobilité qui iront croissant, même dans les villes moyennes comme Tournai.

Le journal "Le Soir" publiait justement ce vendredi 28 juillet  une étude à ce sujet, dont je vous livre quelques extraits .
































dimanche 2 juillet 2017

mes mandats et rémunérations en 2016


Pourquoi ai-je  demandé, au dernier conseil communal ce 26 juin,  de publier le cadastre des mandats et rémunérations des mandataires communaux?

Parce que nous sommes en démocratie et les citoyen(ne)s ont le droit de connaître ce que les élus "coûtent" à la démocratie.
Une  consultation populaire a un coût  élevé affirment certains politiques. Mais les représentants élus ont aussi un coût en démocratie.

Je n'ai pas honte d'avoir perçu des jetons de présence. J'ai travaillé beaucoup, de nombreuses heures chaque mois pour étudier les dossiers, répondre aux interpellations citoyennes, défendre les positions écologistes lors des conseils, de rencontres avec la presse.  Et tout travail mérite salaire .  Cependant, ECOLO défend une rémunération raisonnable. Et surtout, ces rémunérations doivent représenter un réel investissement des mandataires pour leur fonction.



Tous les mandataires communaux sont obligés de déposer à La Région Wallonne une déclaration de leurs mandats politiques,  mandats dérivés et mandats associatifs.

Alors  pourquoi publier une information qui existe? Simplement parce que ces informations ne sont pas rendues publiques par l'autorité wallonne jusqu'à présent.
Le citoyen peut y avoir accès grâce à la loi sur la publicité des documents administratifs. 

Mais c'est un parcours du combattant, et ce n'est pas gratuit.

Alors, le meilleur moyen pour que les citoyen(ne)s aient un accès direct à cette information est que les mandataires soient obligés de publier eux-mêmes mandats et rémunérations, comme l'exige ECOLO dans les 17 propositions pour améliorer la démocratie.


Marie-Christine Lefebvre année 2016 – mandats et rémunérations

2 Mandats rémunérés

conseillère communale rémunération brute pour l'année 2016 2345,56 euros
10 réunions du conseil communal
6 réunions de commission du conseil communal

conseillère de police rémunération brute pour l'année 2016 807,42 euros
7 conseils de police

1 mandat gratuit :

commission cycliste de Tournai

Rétrocession au parti ECOLO pour 2016 : 1500 euros














mardi 20 juin 2017

Tournai a besoin de vous pour son avenir !

La canicule bat son plein!

Le climat politique est plutôt à l'orage!

Ce n'est pas le moment  de ramollir !

Avec enthousiasme, les écologistes tournaisiens vous invitent ce dimanche matin à partager vos idées sur le futur de notre commune.

Pensionné(e)s, commerçant(e)s, étudiant(e)s, agriculteurs, ami(e)s de la ville et de la campagne,  Tournai a besoin de vous pour construire son futur.

C'est la première fois qu'un parti politique prend une telle initiative : écouter les citoyen(ne)s avant d'élaborer un programme électoral en lien direct avec les propositions émises lors de cette rencontre.

Pour nous, écologistes, c'est une priorité. Ce n'est pas pour faire du buzz, ce n'est pas du racolage politicien.

C'est à un vrai moment d'écoute et d'échange que nous vous invitons car nous croyons en l'intelligence collective.

Nous faisons appel à des facilitateurs professionnels pour faciliter ces échanges

Nous viendrons vous chercher chez vous si vous avez des problèmes de mobilité, contactez-moi si vous êtes dans cette situation.



Dimanche 25 juin à partir de 9h 

Au  local des locos, 30 quai St Brice à Tournai



vendredi 5 mai 2017

Ce 3 mai à Tournai : débat démocratique et éructations calomnieuses ..

Le Collège communal a proposé ce 3 mai au conseil communal l'annulation d'un article du règlement de police qu'il avait lui-même initié en janvier dernier : l'arrestation administrative pour mendiants récidivistes, pour les personnes en possession de boissons alcoolisées en rue et celles qui laissent divaguer leur chien en rue sans laisse et muselière
Un débat intéressant s'en est suivi lors de la prise de position des différents groupes politiques.
Ayant été interpellée par une citoyenne tournaisienne, après les propos calomnieux de l'Echevin délégué à la fonction maïorale,  voilà la réponse  que je lui ai apportée au sujet de la position défendue par ECOLO.


« Madame,
   Monsieur,

permettez-moi de marquer mon accord total avec vos propos sur la dangerosité des chiens qui ne sont pas tenus en laisse sur l’espace public à Tournai.

Je ne suis pas restée inactive sur ce sujet. J'ai interpellé lors du conseil de police de juin 2016.

Je suis moi-même mamy de deux petits enfants et j’avais fait cette interpellation suite à un incident vécu avec ma petite fille; un chien se dirigeant en courant vers nous le long du chemin de halage alors que je promenais ma petite fille en poussette calmement.

Je pense que tous les propriétaires de chien doivent maîtriser leur animal et le maintenir en laisse et avec une muselière lorsqu’ils sont parmi les races dangereuses.

Il y a quelques années, j’avais d’ailleurs initié le débat au conseil communal sur l' obligation de mettre une muselière aux chiens dangereux sur l’espace public.    

Jusqu’à présent la police procède à  la confiscation du chien, en réclamant une amende pour le récupérer .Je suis totalement d'accord sur cette manière de procéder. Et je reste ouverte à la possibilité d’une confiscation définitive de chien menaçant et dangereux qu’on laisserait divaguer sur l’espace public. 

Il faut absolument faire respecter ce règlement .

Pourquoi ECOLO défend-il cette position radicale sur le sujet?   Parce qu’il y a atteinte à la sérénité publique et danger réel pour la vie de nos enfants et des personnes en général.  Non, nous ne sommes pas des partisans de l'impunité.

Mais les débats de janvier 2017 et de ce 3 mai 2017 au conseil communal,  ne portaient pas sur les chiens dangereux mais bien sur la mendicité.

Je vais vous éclairer le mieux possible sur ces débats bien qu'un débat soit toujours difficile à résumer, au risque d'oublier les nuances qui ont été exprimées.

En janvier dernier, L’Echevin délégué à la fonction maïorale,  a présenté au vote du conseil communal,  le projet d’utiliser  l’arrestation administrative contre les mendiants, dits récidivistes, c’est à dire les mendiants qui reviennent sur le parvis des commerces alors qu’ils en ont été chassés une première fois par les forces de l’ordre .

Il avait ajouté  l’arrestation administrative pour les personnes qui sont porteuses d'une boisson alcoolisée sur la voie publique et celles qui ne mettent pas de muselière ou de laisse à leur chien dangereux.  

Mais Il faut savoir que l’arrestation administrative est prévue par  la loi communale : les policiers peuvent arrêter pendant 12h une personne qui trouble l’ordre public par son comportement dangereux, notamment après abus d’alcool.  Les personnes laissant divaguer leur chien entrent aussi dans la catégorie de personnes qui troublent l’ordre public.  La police pourrait donc procéder à une arrestation administrative pour ces cas de troubles à l’ordre public , de mise en danger de la population. 

Personne, au sein du conseil communal, ou du conseil de police à Tournai, n’a jamais remis en cause l’utilisation de l’arrestation administrative pour assurer la sécurité de personnes qui se déplacent en rue.

En janvier dernier, le bourgmestre a proposé au conseil communal d’ajouter le fait de mendier sur le trottoir , aux abords des commerces notamment,  comme un trouble à l’ordre public qui pourrait amener ces personnes à être « mises au cachot pendant 12 heures ».

ECOLO s’y est opposé car nous estimions que c’était une atteinte à la dignité humaine et un effet d’annonce qui n’avait aucune efficacité.

Le commissaire avouait lui-même que cette mesure ne changerait rien : les personnes arrêtées administrativement reviendraient le lendemain. Commencerait alors un jeu de chat et de la souris avec la police.

Est-ce vraiment cela qui va améliorer la vie sur l’espace public à Tournai?  N’oublions pas que la police est là pour assurer la sécurité de la population et la protéger de tout danger.  Nous, écologistes, pensons que mendier sur la voie publique, n’est pas en soi une menace pour la population qui se déplace sur la voie publique.

Par contre, un mendiant menaçant, qui brandit un couteau ou menace un passant avec son chien, c’est une personne qui est en infraction avec la loi et qui doit être remise entre les mains de la police et de la justice.  C’est plus qu’un trouble de l’ordre public, c’est une menace grave pour  la sécurité de la population.

Il faut donc distinguer les situations et ne pas faire d’amalgame, et d’effet d’annonce, créer la confusion et renforcer ainsi la peur et la haine.

Les hommes et les femmes qui s’engagent en politique doivent prendre des mesures afin que tout le monde ait le droit de se déplacer en toute tranquillité dans les rues, les parcs, les gares, …..et s’assurer qu’une présence policière suffisante permette une intervention rapide lorsque la sécurité est menacée.

Quant à la mendicité et toute la misère qui existe dans notre société, c’est avant tout un problème social bien plus complexe qu’on n' éradique  pas en décrétant qu’un mendiant ira passer quelques heures dans un cachot.


C'est cette position que notre groupe politique a défendue lors des conseils communaux de janvier et mai 2017.


Ce mercredi, nous avons simplement demander de donner la priorité au travail de réflexion initié par le Relais social urbain , une structure publique dont la tâche essentielle est la prise en charge des personnes en grande précarité.

La mise en place de ce groupe de réflexion avec les acteurs de terrain du social à Tournai, avait été votée en janvier, en même temps que la décision d’arrêter administrativement les mendiants récidivistes.

Nous avons tout simplement demandé d’attendre les conclusions et les propositions de ce groupe de réflexion avant de proposer d’autres mesures coercitives.

C’est bien loin d’une position caricaturale demandant l’impunité pour tous sur l’espace public, je pense !

Quant au recours devant le Conseil d’Etat, il a été initié  par un collectif d’associations qui travaillent avec les gens dans la précarité. Ils ont basé leur recours sur l’illégalité pour le conseil communal d’ordonner une arrestation administrative.  Le Collège communal s’apercevant que le Conseil d'Etat leur donnerait raison,a simplement retiré le règlement qu’il avait proposé lui-même en janvier.
 
Le recours  n’a pas été initié par notre parti.  En tant que parti politique, nous utilisons le débat public au conseil communal pour exprimer notre position, parfois dans le même sens de la majorité, parfois contre elle  mais nous le faisons toujours dans le respect de la parole des uns et des autres.

C’est grâce au débat public respectueux des positions de chacun que la démocratie peut s’enrichir.

Comme le dit l’Echevin sur les réseaux sociaux, ce 3 mai est un mercredi noir pour la démocratie à Tournai parce que lui-même, qui détient une grande responsabilité politique dans sa ville, a souillé le débat public, a insulté des mandataires publics et des acteurs du social à Tournai.

Il a fait fi d’un débat intéressant qui s’est déroulé au sein du conseil communal en vomissant sa colère et sa haine .

Le débat était pourtant bien plus nuancé et plus riche que ses éructations calomnieuses. Le débat s’est d’ailleurs terminé, à chaque fois, par des votes tout aussi nuancés : un bon nombre de membres du groupe politique socialiste, se sont abstenus en janvier dernier et le groupe politique CDH s’est abstenu lors du conseil de ce 3 mai .

Voilà, je voulais vous apporter mon point de vue nuancé face à une position simpliste lancée un peu partout dans la presse et sur les réseaux sociaux par une personne qui devrait faire preuve de retenue et de dignité vu la fonction qu’elle occupe. »

 






samedi 29 avril 2017

A nos amis de France

 

Place à l'espoir

 

Au moment de se diriger vers l'été, après ces vacances de printemps trop vite passées, on ne peut que prendre un peu de recul sur ce monde qui tourne trop vite et malheureusement pas trop bien.

Pour preuve, la présence de Marine Le Pen au second tour des présidentielles françaises – difficile de ne pas en parler ces jours-ci. Plus que le fait lui-même, c'est la forme d'acceptation résignée qui entoure sa présence qui interpelle. A Madame Le Pen, il faut reconnaître une grande maestria à avoir « normalisé » la présence d'un parti d'extrême droite aux idées excluantes et aux propos racistes dans le chaos français.

Pour autant, l'indignation de 2002, comme celle de 1991 lors du succès du Vlaamse Block chez nous, est plus que jamais indispensable. Certes, la peur de l'autre s'est répandue, nourrie par les attentats à répétition. Mais le refus de « l'autre » et son exclusion ne sont en rien des solutions .

Nous, écologistes, voulons promouvoir une société ouverte, solidaire et fraternelle capable d'engendrer un avenir désirable. Les succès électoraux de nos partis frères en Autriche et en Hollande montrent que ce projet est fort et pertinent face à celui de l'extrême droite. Gageons que nos voisins français feront barrage à ce dernier avant de reprendre leurs combats pour des idées et des projets porteurs de progrès.

L'espoir, le vrai, n'est pas dans le repli à la Trump ou à la Le Pen. Celui-là n'est qu'une dangereuse illusion. Le saut dans un gouffre sans fin de haine. Ce n'est pas en ignorant les souffrances vécues par celles et ceux qui sont victimes depuis des années de la dérégulation économique et de la régression des protections sociales, ou en niant les périls écologiques qui se matérialisent (chute des nappes phréatiques ces dernières semaines) qu'on construira le renouveau démocratique nécessaire. Le déni n'est pas porteur de projet !
 
Zakia Kattabi et Patrick Dupriez co-présidents ECOLO 

lundi 24 avril 2017

Politique ou citoyen, quelle différence?

Même si le terrain politique est devenu glissant pour certains mandataires déviants,  les rendez-vous électoraux restent de grands moments de démocratie.  Les projets des candidats et candidates s'affrontent comme aujourd'hui en France.  En définitive,  ce sont nous tous(tes), citoyens et citoyennes, qui donnons l'orientation future de la société.




En vue du prochain rendez-vous électoral communal de  2018, les écologistes tournaisiens se mettent en marche pour défendre leur projet et présenter candidates et candidats qui le porteront. Voilà comment j'ai présenté mon engagement politique devant la presse :




Si des citoyens(es) s'engagent en politique, j'encouragerai toujours leur démarche que ce soit au sein du parti politique que j'ai choisi ou d'un autre parti ou mouvement politique démocratique.

La politique a besoin de renouvellement : de nouvelles têtes pour défendre de nouvelles idées et animer le débat politique, des personnes courageuses, prêtes à donner de leur temps, de leur énergie au service d'un projet démocratique.

Par contre, je ne partage pas du tout la vision caricaturale développée par ceux et celles qui veulent créer "des listes citoyennes".  Ils ne font que renforcer l'impression qu'en politique, "il y a les bons et les méchants" , "les purs et les corrompus".

Ce n'est pas honteux de choisir l'engagement politique, de se présenter devant les électeurs(trices) et défendre le projet qu'on veut porter lorsqu'on est élu.

Quand on choisit cet engagement, on le fait dans un parti politique existant ou dans un nouveau mouvement politique qu'on construit avec d'autres citoyen(ne)s. Mais c'est un vrai mouvement politique, pas un mouvement associatif ou citoyen.  Appelons un chat un chat!







mercredi 5 avril 2017

Ruinons les plans de Monsanto

Il y a quelques mois déjà que Bayer et Monsanto ont convolé en juste noces !


  Leur lune de miel pourrait se terminer en cauchemar mais pour eux  seulement!  Car pour nos enfants et nos petits-enfants, ce serait la promesse d'une terre plus vivable!

Sauvons notre terre des produits dangereux de Bayer- Monsanto!

Aujourd'hui, nous pouvons le faire !








Comme moi, n'hésitez pas, signez  cette pétition


Si un million de citoyens européens signent cette pétition officielle, l’ingrédient actif préféré de Monsanto, le glyphosate, pourrait être mis définitivement hors-jeu !

On a presque dépassé les 600.000 signataires, chaque voix est cruciale pour atteindre notre but ultime: interdire le pesticide préféré de Monsanto.



lundi 27 mars 2017

La sécurité des Tournaisien(ne)s : comment et à quel prix?

Le conseil communal de Tournai s'est prononcé hier sur le développement de la vidéosurveillance couplé au wifi urbain dans le centre-ville.
Aux yeux d'ECOLO, l'investissement est disproportionné par rapport aux problèmes d'insécurité dans notre ville.  Nous craignons que le budget qui y est consacré explose dans les prochaines années et empêche de développer d'autres politiques de sécurité notamment.

Voici l'intervention de notre groupe hier soir :


"Le Collège nous propose d'installer 75 caméras de surveillance dans le centre-ville, dans le périmètre dit festif et le parc communal.

Pour nous, les caméras forment un élément de la chaîne de la sécurité et ne doivent pas en être le chaînon essentiel. La police est avant tout composée de personnes formées à assurer la sécurité, qui peuvent être aidées dans leur mission par des outils techniques . La présence de caméras peut aider à la résolution d'enquêtes, c'est donc une aide intéressante pour les enquêteurs

L'investissement que vous nous proposez aujourd'hui est problématique pour le budget communal  :
     1,8 millions d'euros (ESTIMATION car le coût de la technologie augmente très rapidement) pour l'installation des caméras et points wifi
    maintenance  estimée à 50 000 jusqu'à 70 000 euros/an
    coût en personnel important mais pas chiffré aujourd'hui

Le poids pour le budget de la commune reste donc impressionnant mais incertain. Il  dépend notamment de l'installation d'un sytème de visualisation. Le coût a été estimé en tenant compte de l'installation de celui-ci dans le commissariat actuel ou à l'hôtel de ville mais pas dans le nouveau commissariat prévu par le conseil de police. Avez-vous réalisé une telle estimation aujourd'hui  ? Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet  ?

Le coût global ne précise pas non plus si le système de visualisation se déroulera 24h/24 et combien de personnes y seront affectées en fonction de ce choix .

Toutes ces incertitudes nous font craindre une explosion de ce budget entièrement à charge de la Ville de Tournai.

Les caméras sur l'espace public peuvent jouer un rôle de dissuasion mais de manière limitée : nous savons que les délinquants adaptent leur comportement à la présence de caméras et que la criminalité se déplace lorsque des caméras de surveillance sont installées en ville.

Nous restons sceptiques face à cet important déploiement.  Au vu du déplacement possible des actes criminels, il faudra en augmenter le nombre assez vite et le budget risque d'exploser.

 En 2013 ,lorsque le conseil a commandé l'étude de faisabilité à Tournai., le groupe ECOLO s'est abstenu car nous restons très réticents à la présence de caméras partout, qui contrôlent tous les déplacements sur l'espace public. La réflexion de notre groupe nous amène à ne pas défendre aujourd'hui une position idéologique pure et dure : NON à l'atteinte de notre vie privée par l'installation de caméras qui pistent les citoyen(ne)s partout et tout le temps. A l'heure d'internet, des réseaux sociaux, notre vie privée est bien souvent mise à mal .


Quelques caméras fixes à des endroits ciblés en fonction d'actes délictueux importants   (bagarres, coups et blessures, vandalisme) nous semblent convenir à une ville comme Tournai.  Comme disaient nos anciens maïeurs, Roger Delcroix et Christian Massy, «  Tournai n'est quand même pas Chicago  » Ce dispositif pourrait être renforcé, comme le préconise le commissaire divisionnaire, par quelques caméras mobiles utilisées en cas d'événements exceptionnels ou dans les quartiers non couverts par les caméras où se développent des comportements délictueux.

Quant au réseau wifi couplé au réseau de caméras, ECOLO a insisté à deux reprises sur le caractère dépassé du wifi urbain: les gens qui circulent en ville utilisent en grande majorité le réseau 3G et 4G pour se connecter.   Quelques points de wifi gratuits à l'intérieur de bâtiments publics répondent mieux aux besoins des utilisateurs.

Quant à l'investissement dans un système de visualisation en direct, il nous semble largement exagéré dans une ville moyenne comme la nôtre. Non seulement, pister tout le monde, tout le temps, reste une atteinte à la vie privée. Mais, en plus, est-ce vraiment efficace? Il faut que l'intervention soit rapide sur le terrain. En  avons-nous les moyens?   NON, il faudrait engager un nombre important de personnes pour le centre de visualisation et multiplier les équipes mobiles de policiers d'intervention, notamment durant la nuit et le we pour réagir très vite.

Nous nous interrogeons également sur les possibilités d'extension du système,évoquées dans votre note  : aide à la détection de problèmes d'éclairage ou de signalisation déficiente, d'incivilités comme les déjections canines, les sacs poubelles  : cela fait un peu gadget technologique  !

Nous sommes aussi étonnés que vous préconisiez la visualisation par caméras pour contrecarrer le parking en infraction en ville  . Nos policiers de quartier et  agents constatateurs attendent-ils le déploiement des caméras pour agir  ? Pour ECOLO, ce n'est pas acceptable.

Quant à l'aide à la gestion du trafic automobile, n'est-ce pas aussi un peu exagéré dans une ville moyenne comme la nôtre  ? . Tournai, c'est un boulevard de ceinture saturé aux heures de pointe et quelques radiales qui viennent s'y accrocher . Si vous mettez très vite en oeuvre, le plan de mobilité, ces problèmes se résoudront, notamment, par l'encouragement à l'utilisation d'autres modes de transport.

Au vu de tous ces éléments, nous préconisons que Tournai se dote d'un réseau bien pensé mais limité de caméras urbaines fixes et de quelques caméras mobiles et non d'un système de visualisation en direct, qui ferait exploser le budget «  sécurité  » , sans pour cela être réellement efficace. Ce budget épargné pourrait être efficacement affecté à des emplois de proximité utiles au vivre ensemble dans la cité.

Nous préférons qu'on déploie plus d'agents dans les quartiers pour diminuer les problèmes d'incivilité et les  comportements problématiques  : des agents qui doivent être présents sur le terrain, proches des habitants et non occupés à des tâches administratives.

La position écologiste est partagée, par la maire socialiste, de la grande Ville, de l'Eurométropole  :   : «  Martine Aubry rappelle son credo  : «   Rien ne remplace la présence policière au contact direct de la délinquance.  » Elle en veut pour preuve «   l’absence d’efficacité probante de la vidéosurveillance sur le secteur de la rue Jules-Guesde   », à Wazemmes. Un sévère bilan pour ces huit caméras installées depuis un an.  »  Extrait de La Voix du Nord du 26 mars 2017)

A côté de ces agents de police, le déploiement d'éducateurs de rue, et le renforcement d'autres dispositifs sociaux amélioreraient aussi grandement le bien-être dans les quartiers urbains "








dimanche 12 mars 2017

Fête de l'APIC, Tournai fête sa ruralité

L'APIC, c'est quoi ça?  Une association de villageois de Marquain, Blandain, Lamain, Hertain qui veulent faire vivre l'esprit de la vie rurale et protéger les paysages ruraux dans les villages de l'entité tournaisienne.

La fête de l'APIC, cette année, c'est aussi la fête du retour du printemps.

Tournai a souvent oublié qu'elle était une grande commune rurale, en mettant l'accent surtout sur la ville et son riche patrimoine.



L'entrée dans le parc naturel des plaines de l'Escaut peut marquer un changement de vision des responsables politiques tournaisiens face à sa composante rurale.  La Ville invite les habitants à venir donner leur vision de la vie rurale, profitez-en pour donner votre avis!












Alors, oui, l'APIC a raison de fêter l'arrivée du printemps dans les villages et de rappeler que Tournai est une riche et magnifique commune rurale.








jeudi 9 mars 2017

Intercommunales, stop ou encore?

Faut-il supprimer les intercommunales ou les réformer?  On peut se poser la question aujourd'hui au vu des scandales qui éclatent un peu partout.

"Intercommunaliser "n'est pas scandaleux en soi, bien au contraire, c'est plutôt le signe d'une réelle vision du développement économique et social, au-delà des frontières d'une commune(pour les intercommunales de développement économique). C'est aussi le signe d'une bonne gestion par des investissements intelligents pour améliorer le service au public (hôpitaux, stations d'épuration, distribution d'eau, d'électricité;..)

Alors, comment expliquer les dérives dans la gestion d'intercommunales?

Parce que les élus , qui devraient se préoccuper uniquement de l'intérêt général, ont confondu celui-ci avec l'intérêt de leurs électeurs, de leur parti, et aussi Leur intérêt propre.


Le réflexe sous-localiste refait très vite surface.  De mon expérience au conseil d'administration  d'IDETA,  j'ai constaté que la plupart des élus communaux viennent y défendre, l'un sa zone industrielle, l'autre son port fluvial et le troisième sa grand-place.  Les élus administrateurs veulent partager "le gâteau" des subventions européennes et wallonnes et non réaliser des projets ayant une vision supracommunale, tenant compte des atouts de leur région.

C'est malheureusement fréquent dans les  sociétés publiques où des élus locaux sont administrateurs :  ils ne parviennent pas à s'extraire de leur localité. Ils pensent à leur commune, et surtout à leurs électeurs. La ligne d'horizon pour beaucoup d'élus communaux, c'est la prochaine échéance électorale : le développement durable des élus compte plus à leurs yeux que celui de leur région !

Une autre raison erronée d'adhérer à une intercommunale est la recherche à tout prix d'un retour financier pour la commune, souvent sous forme de dividendes. On mutualise les investissements pour le bien public mais, paradoxalement, on recherche surtout des dividendes pour la caisse communale. Cela n'a pas de sens : les intercommunales ne sont pas des sociétés de placements financiers pour la caisse communale.  Pour répondre à la demande des communes, les intercommunales se lancent dans des placements aventureux afin d'obtenir un rendement purement financier, qui n'est pas nécessairement en accord avec la défense du service public  (comme l'a fait Publifin notamment mais aussi Ideta en Wallonie Picarde).

Les intercommunales, comme beaucoup d'entreprises publiques, sont des places fortes occupées par les partis traditionnels afin de "se partager" les postes à responsabilités. Dans ces citadelles, les partis peuvent "recaser" ceux qui n'ont pas réussi l'examen "devant l'électeur" lors d'une rencontre électorale. : un député non réélu, un ami politique qui "a laissé sa place" et reçoit en compensation une présidence d'intercommunale.  Les partis traditionnels "gardent au chaud" quelques postes d'administrateurs, de présidents,  de vice-présidents, de présidents de secteur,  pour partager le gâteau des rémunérations liées à ces postes. Et  n'oublions pas les postes d'experts dévolus aux anciens présidents après qu'ils aient laissé leur place aux plus jeunes!

Ce sont les principales dérives qui détournent les intercommunales des objectifs louables pour lesquels elles ont été créées.

Alors, non, je ne suis pas surprise des excès dénoncés aujourd'hui, qui vont  jusqu'à payer des personnes à ne rien faire. Quand on s'éloigne à ce point des objectifs fondateurs, on peut s'attendre à ce que le navire prenne un tout autre cap, loin de l'intérêt public : les capitaines aux commandes ayant totalement oublié leur mission initiale.

Quand ECOLO était à la manœuvre au niveau régional (entre 1999 et 2004 et entre 2009 et 2014),  j'ai fait partie d'un groupe de travail qui réfléchissait à redessiner le paysage  intercommunal wallon : créer des communautés de commune (en lieu et place des provinces), remplacer les intercommunales de développement économique par des agences de développement régional , mener une politique de la distribution d'énergie , d'épuration de l'eau, de gestion des déchets au niveau de la région wallonne....

Toutes ces réflexions prennent la poussière dans les armoires écologistes car les autres partis politiques n'étaient pas prêts à mener cette réflexion qui remet en cause le fonctionnement des intercommunales.

Mais le sont-ils aujourd'hui?  Je le souhaite vivement mais je n'en suis pas certaine.  Oui, ils reverront ces rémunérations scandaleuses mais à part cela, va-t-on vraiment vers une réforme en profondeur de la gestion et des politiques menées en Région Wallonnes?
N'ont-ils pas simplement l'intention de laisser passer l'orage avant de reprendre les bonnes vieilles mauvaises habitudes de gestion? Nous le saurons dans quelques mois.









mardi 21 février 2017

Etre piéton à Tournai c'est accepter de vivre dangereusement!

C'est ainsi que j'ai présenté au Collège et à mes collègues du conseil communal ce lundi 20 février les quelques clichés que j'avais réalisés la semaine dernière en ville ou quelques semaines plus tôt.


Franchement, j'ai souvent peur d'être fauchée par une voiture en ville  mais cela devient une véritable angoisse quand je promène ma petite fille en poussette ou avec ma maman à mobilité réduite.

L'échevin de la mobilité m'a confirmé que les entreprises de chantiers publics devaient prévoir un couloir sécurisé pour le déplacement des piétons aux abords de chantiers et que la police pouvait verbaliser les entrepreneurs lorsqu'ils ne réalisaient pas les aménagements de sécurité indispensables.



j'ai ajouté qu'il existait de nombreux endroits à Tournai où régnait une insécurité totale pour les piétons et usagers à mobilité réduite (trottoirs glissants ou éventrés, trop en pente, trop étroits pour s'y déplacer en voiturette .....)

Si vous connaissez de tels endroits, et la liste est longue, n'hésitez pas à m'en faire part et je relaierai cette info afin que cela change enfin réellement à Tournai pour les usagers dits "faibles" et à " à mobilité réduite".
piéton sur une bande sécurisée près d'un chantier c'est donc possible à réaliser!

Rions un peu : près de l'entrée de l'hôtel de ville !