vendredi 4 août 2017

Humour mobile tournaisien ...

A Tournai, c'est par l'humour qu'on indique aux piétons les options de passage sécurisées.

Heureusement ceux-ci comprennent les messages au second degré : cela leur évite de suivre des consignes parfois dangereuses !




 A Tournai, on fait confiance aux piétons et aux automobilistes pour trouver un terrain d'entente afin d'éviter toute catastrophe.






Dans d'autres villes, on se préoccupe de manière "trop sérieuse"  des usagers faibles confrontés à des  chantiers publics...





dimanche 30 juillet 2017

Travaux sur les boulevards de Tournai, une affaire de mobilité??


Jeudi se tenait à l'hôtel de ville de Tournai une réunion d'information sur la circulation future sur la chaussée de Bruxelles et les boulevards de ceinture à l'occasion des travaux qui vont être entamés prochainement par le SPW.

Beaucoup de questions émanaient des citoyen(ne)s présent(e)s et certaines ont particulièrement attiré mon attention.

"Mais pourquoi faut-il faire tous ces travaux?"

 "Quelles améliorations cela va-t-il apporter à la mobilité ?"

 "Cela va-t-il améliorer ou plutôt détériorer nos déplacements en tant qu'automobilistes"??

Ces questions sont évidemment fondamentales mais, elles m'interpellent car elles auraient dû obtenir une réponse politique forte et non une justification de la part du SPW.

Tout simplement, parce que le pouvoir communal n'a jamais vraiment informé les citoyen(ne)s  sur les objectifs qui sous-tendent le plan communal de mobilité adopté par la majorité communale tournaisienne PS-MR il y a  quelques mois.

De manière tout aussi évidente, parce que le pouvoir communal n'ose pas dire à la population tournaisienne que les travaux entamés sur les routes communales et régionales répondront aux objectifs de ce plan de mobilité.

Jeudi matin, lors de la réunion, c'est l'ingénieur du SPW qui a fait face à des personnes inquiètes et agacées lorsqu'il a précisé : "ces travaux répondent aux objectifs du plan de mobilité".  C'est le même ingénieur qui a précisé que le plan communal de mobilité voulait faire la part belle aux transports en commun et aux usagers faibles (cyclistes, piétons) en essayant de canaliser la circulation automobile à l'entrée de la ville et dans la ville.

Ce n'est pas l'Echevin de la Mobilité qui a eu une réponse forte face à toutes ces interrogations.

Pourtant, toutes ces réponses, il les connaissait mais il n'a tout simplement pas assumé les options prises par la majorité communale en matière de mobilité future à Tournai.

Ce comportement n'est pas acceptable.  Lorsqu'on fait des choix politiques, il faut les assumer, même si ce n'est pas toujours le discours que veulent entendre les futur(e)s électeurs(trices) !

C'est un drame à Tournai, où la mobilité est "une véritable procession d'Echternach" : la majorité revient régulièrement sur des décisions prises en matière de stationnement ou de circulation et anéantit ainsi la cohérence d'un projet qui veut répondre aux objectifs de la mobilité du futur.

Et pourtant de nombreuses analyses vont toutes dans le même sens et prédisent une congestion  sans précédent dans toutes les villes et des problèmes de mobilité qui iront croissant, même dans les villes moyennes comme Tournai.

Le journal "Le Soir" publiait justement ce vendredi 28 juillet  une étude à ce sujet, dont je vous livre quelques extraits .
































dimanche 2 juillet 2017

mes mandats et rémunérations en 2016


Pourquoi ai-je  demandé, au dernier conseil communal ce 26 juin,  de publier le cadastre des mandats et rémunérations des mandataires communaux?

Parce que nous sommes en démocratie et les citoyen(ne)s ont le droit de connaître ce que les élus "coûtent" à la démocratie.
Une  consultation populaire a un coût  élevé affirment certains politiques. Mais les représentants élus ont aussi un coût en démocratie.

Je n'ai pas honte d'avoir perçu des jetons de présence. J'ai travaillé beaucoup, de nombreuses heures chaque mois pour étudier les dossiers, répondre aux interpellations citoyennes, défendre les positions écologistes lors des conseils, de rencontres avec la presse.  Et tout travail mérite salaire .  Cependant, ECOLO défend une rémunération raisonnable. Et surtout, ces rémunérations doivent représenter un réel investissement des mandataires pour leur fonction.



Tous les mandataires communaux sont obligés de déposer à La Région Wallonne une déclaration de leurs mandats politiques,  mandats dérivés et mandats associatifs.

Alors  pourquoi publier une information qui existe? Simplement parce que ces informations ne sont pas rendues publiques par l'autorité wallonne jusqu'à présent.
Le citoyen peut y avoir accès grâce à la loi sur la publicité des documents administratifs. 

Mais c'est un parcours du combattant, et ce n'est pas gratuit.

Alors, le meilleur moyen pour que les citoyen(ne)s aient un accès direct à cette information est que les mandataires soient obligés de publier eux-mêmes mandats et rémunérations, comme l'exige ECOLO dans les 17 propositions pour améliorer la démocratie.


Marie-Christine Lefebvre année 2016 – mandats et rémunérations

2 Mandats rémunérés

conseillère communale rémunération brute pour l'année 2016 2345,56 euros
10 réunions du conseil communal
6 réunions de commission du conseil communal

conseillère de police rémunération brute pour l'année 2016 807,42 euros
7 conseils de police

1 mandat gratuit :

commission cycliste de Tournai

Rétrocession au parti ECOLO pour 2016 : 1500 euros














mardi 20 juin 2017

Tournai a besoin de vous pour son avenir !

La canicule bat son plein!

Le climat politique est plutôt à l'orage!

Ce n'est pas le moment  de ramollir !

Avec enthousiasme, les écologistes tournaisiens vous invitent ce dimanche matin à partager vos idées sur le futur de notre commune.

Pensionné(e)s, commerçant(e)s, étudiant(e)s, agriculteurs, ami(e)s de la ville et de la campagne,  Tournai a besoin de vous pour construire son futur.

C'est la première fois qu'un parti politique prend une telle initiative : écouter les citoyen(ne)s avant d'élaborer un programme électoral en lien direct avec les propositions émises lors de cette rencontre.

Pour nous, écologistes, c'est une priorité. Ce n'est pas pour faire du buzz, ce n'est pas du racolage politicien.

C'est à un vrai moment d'écoute et d'échange que nous vous invitons car nous croyons en l'intelligence collective.

Nous faisons appel à des facilitateurs professionnels pour faciliter ces échanges

Nous viendrons vous chercher chez vous si vous avez des problèmes de mobilité, contactez-moi si vous êtes dans cette situation.



Dimanche 25 juin à partir de 9h 

Au  local des locos, 30 quai St Brice à Tournai



vendredi 5 mai 2017

Ce 3 mai à Tournai : débat démocratique et éructations calomnieuses ..

Le Collège communal a proposé ce 3 mai au conseil communal l'annulation d'un article du règlement de police qu'il avait lui-même initié en janvier dernier : l'arrestation administrative pour mendiants récidivistes, pour les personnes en possession de boissons alcoolisées en rue et celles qui laissent divaguer leur chien en rue sans laisse et muselière
Un débat intéressant s'en est suivi lors de la prise de position des différents groupes politiques.
Ayant été interpellée par une citoyenne tournaisienne, après les propos calomnieux de l'Echevin délégué à la fonction maïorale,  voilà la réponse  que je lui ai apportée au sujet de la position défendue par ECOLO.


« Madame,
   Monsieur,

permettez-moi de marquer mon accord total avec vos propos sur la dangerosité des chiens qui ne sont pas tenus en laisse sur l’espace public à Tournai.

Je ne suis pas restée inactive sur ce sujet. J'ai interpellé lors du conseil de police de juin 2016.

Je suis moi-même mamy de deux petits enfants et j’avais fait cette interpellation suite à un incident vécu avec ma petite fille; un chien se dirigeant en courant vers nous le long du chemin de halage alors que je promenais ma petite fille en poussette calmement.

Je pense que tous les propriétaires de chien doivent maîtriser leur animal et le maintenir en laisse et avec une muselière lorsqu’ils sont parmi les races dangereuses.

Il y a quelques années, j’avais d’ailleurs initié le débat au conseil communal sur l' obligation de mettre une muselière aux chiens dangereux sur l’espace public.    

Jusqu’à présent la police procède à  la confiscation du chien, en réclamant une amende pour le récupérer .Je suis totalement d'accord sur cette manière de procéder. Et je reste ouverte à la possibilité d’une confiscation définitive de chien menaçant et dangereux qu’on laisserait divaguer sur l’espace public. 

Il faut absolument faire respecter ce règlement .

Pourquoi ECOLO défend-il cette position radicale sur le sujet?   Parce qu’il y a atteinte à la sérénité publique et danger réel pour la vie de nos enfants et des personnes en général.  Non, nous ne sommes pas des partisans de l'impunité.

Mais les débats de janvier 2017 et de ce 3 mai 2017 au conseil communal,  ne portaient pas sur les chiens dangereux mais bien sur la mendicité.

Je vais vous éclairer le mieux possible sur ces débats bien qu'un débat soit toujours difficile à résumer, au risque d'oublier les nuances qui ont été exprimées.

En janvier dernier, L’Echevin délégué à la fonction maïorale,  a présenté au vote du conseil communal,  le projet d’utiliser  l’arrestation administrative contre les mendiants, dits récidivistes, c’est à dire les mendiants qui reviennent sur le parvis des commerces alors qu’ils en ont été chassés une première fois par les forces de l’ordre .

Il avait ajouté  l’arrestation administrative pour les personnes qui sont porteuses d'une boisson alcoolisée sur la voie publique et celles qui ne mettent pas de muselière ou de laisse à leur chien dangereux.  

Mais Il faut savoir que l’arrestation administrative est prévue par  la loi communale : les policiers peuvent arrêter pendant 12h une personne qui trouble l’ordre public par son comportement dangereux, notamment après abus d’alcool.  Les personnes laissant divaguer leur chien entrent aussi dans la catégorie de personnes qui troublent l’ordre public.  La police pourrait donc procéder à une arrestation administrative pour ces cas de troubles à l’ordre public , de mise en danger de la population. 

Personne, au sein du conseil communal, ou du conseil de police à Tournai, n’a jamais remis en cause l’utilisation de l’arrestation administrative pour assurer la sécurité de personnes qui se déplacent en rue.

En janvier dernier, le bourgmestre a proposé au conseil communal d’ajouter le fait de mendier sur le trottoir , aux abords des commerces notamment,  comme un trouble à l’ordre public qui pourrait amener ces personnes à être « mises au cachot pendant 12 heures ».

ECOLO s’y est opposé car nous estimions que c’était une atteinte à la dignité humaine et un effet d’annonce qui n’avait aucune efficacité.

Le commissaire avouait lui-même que cette mesure ne changerait rien : les personnes arrêtées administrativement reviendraient le lendemain. Commencerait alors un jeu de chat et de la souris avec la police.

Est-ce vraiment cela qui va améliorer la vie sur l’espace public à Tournai?  N’oublions pas que la police est là pour assurer la sécurité de la population et la protéger de tout danger.  Nous, écologistes, pensons que mendier sur la voie publique, n’est pas en soi une menace pour la population qui se déplace sur la voie publique.

Par contre, un mendiant menaçant, qui brandit un couteau ou menace un passant avec son chien, c’est une personne qui est en infraction avec la loi et qui doit être remise entre les mains de la police et de la justice.  C’est plus qu’un trouble de l’ordre public, c’est une menace grave pour  la sécurité de la population.

Il faut donc distinguer les situations et ne pas faire d’amalgame, et d’effet d’annonce, créer la confusion et renforcer ainsi la peur et la haine.

Les hommes et les femmes qui s’engagent en politique doivent prendre des mesures afin que tout le monde ait le droit de se déplacer en toute tranquillité dans les rues, les parcs, les gares, …..et s’assurer qu’une présence policière suffisante permette une intervention rapide lorsque la sécurité est menacée.

Quant à la mendicité et toute la misère qui existe dans notre société, c’est avant tout un problème social bien plus complexe qu’on n' éradique  pas en décrétant qu’un mendiant ira passer quelques heures dans un cachot.


C'est cette position que notre groupe politique a défendue lors des conseils communaux de janvier et mai 2017.


Ce mercredi, nous avons simplement demander de donner la priorité au travail de réflexion initié par le Relais social urbain , une structure publique dont la tâche essentielle est la prise en charge des personnes en grande précarité.

La mise en place de ce groupe de réflexion avec les acteurs de terrain du social à Tournai, avait été votée en janvier, en même temps que la décision d’arrêter administrativement les mendiants récidivistes.

Nous avons tout simplement demandé d’attendre les conclusions et les propositions de ce groupe de réflexion avant de proposer d’autres mesures coercitives.

C’est bien loin d’une position caricaturale demandant l’impunité pour tous sur l’espace public, je pense !

Quant au recours devant le Conseil d’Etat, il a été initié  par un collectif d’associations qui travaillent avec les gens dans la précarité. Ils ont basé leur recours sur l’illégalité pour le conseil communal d’ordonner une arrestation administrative.  Le Collège communal s’apercevant que le Conseil d'Etat leur donnerait raison,a simplement retiré le règlement qu’il avait proposé lui-même en janvier.
 
Le recours  n’a pas été initié par notre parti.  En tant que parti politique, nous utilisons le débat public au conseil communal pour exprimer notre position, parfois dans le même sens de la majorité, parfois contre elle  mais nous le faisons toujours dans le respect de la parole des uns et des autres.

C’est grâce au débat public respectueux des positions de chacun que la démocratie peut s’enrichir.

Comme le dit l’Echevin sur les réseaux sociaux, ce 3 mai est un mercredi noir pour la démocratie à Tournai parce que lui-même, qui détient une grande responsabilité politique dans sa ville, a souillé le débat public, a insulté des mandataires publics et des acteurs du social à Tournai.

Il a fait fi d’un débat intéressant qui s’est déroulé au sein du conseil communal en vomissant sa colère et sa haine .

Le débat était pourtant bien plus nuancé et plus riche que ses éructations calomnieuses. Le débat s’est d’ailleurs terminé, à chaque fois, par des votes tout aussi nuancés : un bon nombre de membres du groupe politique socialiste, se sont abstenus en janvier dernier et le groupe politique CDH s’est abstenu lors du conseil de ce 3 mai .

Voilà, je voulais vous apporter mon point de vue nuancé face à une position simpliste lancée un peu partout dans la presse et sur les réseaux sociaux par une personne qui devrait faire preuve de retenue et de dignité vu la fonction qu’elle occupe. »

 






samedi 29 avril 2017

A nos amis de France

 

Place à l'espoir

 

Au moment de se diriger vers l'été, après ces vacances de printemps trop vite passées, on ne peut que prendre un peu de recul sur ce monde qui tourne trop vite et malheureusement pas trop bien.

Pour preuve, la présence de Marine Le Pen au second tour des présidentielles françaises – difficile de ne pas en parler ces jours-ci. Plus que le fait lui-même, c'est la forme d'acceptation résignée qui entoure sa présence qui interpelle. A Madame Le Pen, il faut reconnaître une grande maestria à avoir « normalisé » la présence d'un parti d'extrême droite aux idées excluantes et aux propos racistes dans le chaos français.

Pour autant, l'indignation de 2002, comme celle de 1991 lors du succès du Vlaamse Block chez nous, est plus que jamais indispensable. Certes, la peur de l'autre s'est répandue, nourrie par les attentats à répétition. Mais le refus de « l'autre » et son exclusion ne sont en rien des solutions .

Nous, écologistes, voulons promouvoir une société ouverte, solidaire et fraternelle capable d'engendrer un avenir désirable. Les succès électoraux de nos partis frères en Autriche et en Hollande montrent que ce projet est fort et pertinent face à celui de l'extrême droite. Gageons que nos voisins français feront barrage à ce dernier avant de reprendre leurs combats pour des idées et des projets porteurs de progrès.

L'espoir, le vrai, n'est pas dans le repli à la Trump ou à la Le Pen. Celui-là n'est qu'une dangereuse illusion. Le saut dans un gouffre sans fin de haine. Ce n'est pas en ignorant les souffrances vécues par celles et ceux qui sont victimes depuis des années de la dérégulation économique et de la régression des protections sociales, ou en niant les périls écologiques qui se matérialisent (chute des nappes phréatiques ces dernières semaines) qu'on construira le renouveau démocratique nécessaire. Le déni n'est pas porteur de projet !
 
Zakia Kattabi et Patrick Dupriez co-présidents ECOLO 

lundi 24 avril 2017

Politique ou citoyen, quelle différence?

Même si le terrain politique est devenu glissant pour certains mandataires déviants,  les rendez-vous électoraux restent de grands moments de démocratie.  Les projets des candidats et candidates s'affrontent comme aujourd'hui en France.  En définitive,  ce sont nous tous(tes), citoyens et citoyennes, qui donnons l'orientation future de la société.




En vue du prochain rendez-vous électoral communal de  2018, les écologistes tournaisiens se mettent en marche pour défendre leur projet et présenter candidates et candidats qui le porteront. Voilà comment j'ai présenté mon engagement politique devant la presse :




Si des citoyens(es) s'engagent en politique, j'encouragerai toujours leur démarche que ce soit au sein du parti politique que j'ai choisi ou d'un autre parti ou mouvement politique démocratique.

La politique a besoin de renouvellement : de nouvelles têtes pour défendre de nouvelles idées et animer le débat politique, des personnes courageuses, prêtes à donner de leur temps, de leur énergie au service d'un projet démocratique.

Par contre, je ne partage pas du tout la vision caricaturale développée par ceux et celles qui veulent créer "des listes citoyennes".  Ils ne font que renforcer l'impression qu'en politique, "il y a les bons et les méchants" , "les purs et les corrompus".

Ce n'est pas honteux de choisir l'engagement politique, de se présenter devant les électeurs(trices) et défendre le projet qu'on veut porter lorsqu'on est élu.

Quand on choisit cet engagement, on le fait dans un parti politique existant ou dans un nouveau mouvement politique qu'on construit avec d'autres citoyen(ne)s. Mais c'est un vrai mouvement politique, pas un mouvement associatif ou citoyen.  Appelons un chat un chat!







mercredi 5 avril 2017

Ruinons les plans de Monsanto

Il y a quelques mois déjà que Bayer et Monsanto ont convolé en juste noces !


  Leur lune de miel pourrait se terminer en cauchemar mais pour eux  seulement!  Car pour nos enfants et nos petits-enfants, ce serait la promesse d'une terre plus vivable!

Sauvons notre terre des produits dangereux de Bayer- Monsanto!

Aujourd'hui, nous pouvons le faire !








Comme moi, n'hésitez pas, signez  cette pétition


Si un million de citoyens européens signent cette pétition officielle, l’ingrédient actif préféré de Monsanto, le glyphosate, pourrait être mis définitivement hors-jeu !

On a presque dépassé les 600.000 signataires, chaque voix est cruciale pour atteindre notre but ultime: interdire le pesticide préféré de Monsanto.



lundi 27 mars 2017

La sécurité des Tournaisien(ne)s : comment et à quel prix?

Le conseil communal de Tournai s'est prononcé hier sur le développement de la vidéosurveillance couplé au wifi urbain dans le centre-ville.
Aux yeux d'ECOLO, l'investissement est disproportionné par rapport aux problèmes d'insécurité dans notre ville.  Nous craignons que le budget qui y est consacré explose dans les prochaines années et empêche de développer d'autres politiques de sécurité notamment.

Voici l'intervention de notre groupe hier soir :


"Le Collège nous propose d'installer 75 caméras de surveillance dans le centre-ville, dans le périmètre dit festif et le parc communal.

Pour nous, les caméras forment un élément de la chaîne de la sécurité et ne doivent pas en être le chaînon essentiel. La police est avant tout composée de personnes formées à assurer la sécurité, qui peuvent être aidées dans leur mission par des outils techniques . La présence de caméras peut aider à la résolution d'enquêtes, c'est donc une aide intéressante pour les enquêteurs

L'investissement que vous nous proposez aujourd'hui est problématique pour le budget communal  :
     1,8 millions d'euros (ESTIMATION car le coût de la technologie augmente très rapidement) pour l'installation des caméras et points wifi
    maintenance  estimée à 50 000 jusqu'à 70 000 euros/an
    coût en personnel important mais pas chiffré aujourd'hui

Le poids pour le budget de la commune reste donc impressionnant mais incertain. Il  dépend notamment de l'installation d'un sytème de visualisation. Le coût a été estimé en tenant compte de l'installation de celui-ci dans le commissariat actuel ou à l'hôtel de ville mais pas dans le nouveau commissariat prévu par le conseil de police. Avez-vous réalisé une telle estimation aujourd'hui  ? Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet  ?

Le coût global ne précise pas non plus si le système de visualisation se déroulera 24h/24 et combien de personnes y seront affectées en fonction de ce choix .

Toutes ces incertitudes nous font craindre une explosion de ce budget entièrement à charge de la Ville de Tournai.

Les caméras sur l'espace public peuvent jouer un rôle de dissuasion mais de manière limitée : nous savons que les délinquants adaptent leur comportement à la présence de caméras et que la criminalité se déplace lorsque des caméras de surveillance sont installées en ville.

Nous restons sceptiques face à cet important déploiement.  Au vu du déplacement possible des actes criminels, il faudra en augmenter le nombre assez vite et le budget risque d'exploser.

 En 2013 ,lorsque le conseil a commandé l'étude de faisabilité à Tournai., le groupe ECOLO s'est abstenu car nous restons très réticents à la présence de caméras partout, qui contrôlent tous les déplacements sur l'espace public. La réflexion de notre groupe nous amène à ne pas défendre aujourd'hui une position idéologique pure et dure : NON à l'atteinte de notre vie privée par l'installation de caméras qui pistent les citoyen(ne)s partout et tout le temps. A l'heure d'internet, des réseaux sociaux, notre vie privée est bien souvent mise à mal .


Quelques caméras fixes à des endroits ciblés en fonction d'actes délictueux importants   (bagarres, coups et blessures, vandalisme) nous semblent convenir à une ville comme Tournai.  Comme disaient nos anciens maïeurs, Roger Delcroix et Christian Massy, «  Tournai n'est quand même pas Chicago  » Ce dispositif pourrait être renforcé, comme le préconise le commissaire divisionnaire, par quelques caméras mobiles utilisées en cas d'événements exceptionnels ou dans les quartiers non couverts par les caméras où se développent des comportements délictueux.

Quant au réseau wifi couplé au réseau de caméras, ECOLO a insisté à deux reprises sur le caractère dépassé du wifi urbain: les gens qui circulent en ville utilisent en grande majorité le réseau 3G et 4G pour se connecter.   Quelques points de wifi gratuits à l'intérieur de bâtiments publics répondent mieux aux besoins des utilisateurs.

Quant à l'investissement dans un système de visualisation en direct, il nous semble largement exagéré dans une ville moyenne comme la nôtre. Non seulement, pister tout le monde, tout le temps, reste une atteinte à la vie privée. Mais, en plus, est-ce vraiment efficace? Il faut que l'intervention soit rapide sur le terrain. En  avons-nous les moyens?   NON, il faudrait engager un nombre important de personnes pour le centre de visualisation et multiplier les équipes mobiles de policiers d'intervention, notamment durant la nuit et le we pour réagir très vite.

Nous nous interrogeons également sur les possibilités d'extension du système,évoquées dans votre note  : aide à la détection de problèmes d'éclairage ou de signalisation déficiente, d'incivilités comme les déjections canines, les sacs poubelles  : cela fait un peu gadget technologique  !

Nous sommes aussi étonnés que vous préconisiez la visualisation par caméras pour contrecarrer le parking en infraction en ville  . Nos policiers de quartier et  agents constatateurs attendent-ils le déploiement des caméras pour agir  ? Pour ECOLO, ce n'est pas acceptable.

Quant à l'aide à la gestion du trafic automobile, n'est-ce pas aussi un peu exagéré dans une ville moyenne comme la nôtre  ? . Tournai, c'est un boulevard de ceinture saturé aux heures de pointe et quelques radiales qui viennent s'y accrocher . Si vous mettez très vite en oeuvre, le plan de mobilité, ces problèmes se résoudront, notamment, par l'encouragement à l'utilisation d'autres modes de transport.

Au vu de tous ces éléments, nous préconisons que Tournai se dote d'un réseau bien pensé mais limité de caméras urbaines fixes et de quelques caméras mobiles et non d'un système de visualisation en direct, qui ferait exploser le budget «  sécurité  » , sans pour cela être réellement efficace. Ce budget épargné pourrait être efficacement affecté à des emplois de proximité utiles au vivre ensemble dans la cité.

Nous préférons qu'on déploie plus d'agents dans les quartiers pour diminuer les problèmes d'incivilité et les  comportements problématiques  : des agents qui doivent être présents sur le terrain, proches des habitants et non occupés à des tâches administratives.

La position écologiste est partagée, par la maire socialiste, de la grande Ville, de l'Eurométropole  :   : «  Martine Aubry rappelle son credo  : «   Rien ne remplace la présence policière au contact direct de la délinquance.  » Elle en veut pour preuve «   l’absence d’efficacité probante de la vidéosurveillance sur le secteur de la rue Jules-Guesde   », à Wazemmes. Un sévère bilan pour ces huit caméras installées depuis un an.  »  Extrait de La Voix du Nord du 26 mars 2017)

A côté de ces agents de police, le déploiement d'éducateurs de rue, et le renforcement d'autres dispositifs sociaux amélioreraient aussi grandement le bien-être dans les quartiers urbains "








dimanche 12 mars 2017

Fête de l'APIC, Tournai fête sa ruralité

L'APIC, c'est quoi ça?  Une association de villageois de Marquain, Blandain, Lamain, Hertain qui veulent faire vivre l'esprit de la vie rurale et protéger les paysages ruraux dans les villages de l'entité tournaisienne.

La fête de l'APIC, cette année, c'est aussi la fête du retour du printemps.

Tournai a souvent oublié qu'elle était une grande commune rurale, en mettant l'accent surtout sur la ville et son riche patrimoine.



L'entrée dans le parc naturel des plaines de l'Escaut peut marquer un changement de vision des responsables politiques tournaisiens face à sa composante rurale.  La Ville invite les habitants à venir donner leur vision de la vie rurale, profitez-en pour donner votre avis!












Alors, oui, l'APIC a raison de fêter l'arrivée du printemps dans les villages et de rappeler que Tournai est une riche et magnifique commune rurale.








jeudi 9 mars 2017

Intercommunales, stop ou encore?

Faut-il supprimer les intercommunales ou les réformer?  On peut se poser la question aujourd'hui au vu des scandales qui éclatent un peu partout.

"Intercommunaliser "n'est pas scandaleux en soi, bien au contraire, c'est plutôt le signe d'une réelle vision du développement économique et social, au-delà des frontières d'une commune(pour les intercommunales de développement économique). C'est aussi le signe d'une bonne gestion par des investissements intelligents pour améliorer le service au public (hôpitaux, stations d'épuration, distribution d'eau, d'électricité;..)

Alors, comment expliquer les dérives dans la gestion d'intercommunales?

Parce que les élus , qui devraient se préoccuper uniquement de l'intérêt général, ont confondu celui-ci avec l'intérêt de leurs électeurs, de leur parti, et aussi Leur intérêt propre.


Le réflexe sous-localiste refait très vite surface.  De mon expérience au conseil d'administration  d'IDETA,  j'ai constaté que la plupart des élus communaux viennent y défendre, l'un sa zone industrielle, l'autre son port fluvial et le troisième sa grand-place.  Les élus administrateurs veulent partager "le gâteau" des subventions européennes et wallonnes et non réaliser des projets ayant une vision supracommunale, tenant compte des atouts de leur région.

C'est malheureusement fréquent dans les  sociétés publiques où des élus locaux sont administrateurs :  ils ne parviennent pas à s'extraire de leur localité. Ils pensent à leur commune, et surtout à leurs électeurs. La ligne d'horizon pour beaucoup d'élus communaux, c'est la prochaine échéance électorale : le développement durable des élus compte plus à leurs yeux que celui de leur région !

Une autre raison erronée d'adhérer à une intercommunale est la recherche à tout prix d'un retour financier pour la commune, souvent sous forme de dividendes. On mutualise les investissements pour le bien public mais, paradoxalement, on recherche surtout des dividendes pour la caisse communale. Cela n'a pas de sens : les intercommunales ne sont pas des sociétés de placements financiers pour la caisse communale.  Pour répondre à la demande des communes, les intercommunales se lancent dans des placements aventureux afin d'obtenir un rendement purement financier, qui n'est pas nécessairement en accord avec la défense du service public  (comme l'a fait Publifin notamment mais aussi Ideta en Wallonie Picarde).

Les intercommunales, comme beaucoup d'entreprises publiques, sont des places fortes occupées par les partis traditionnels afin de "se partager" les postes à responsabilités. Dans ces citadelles, les partis peuvent "recaser" ceux qui n'ont pas réussi l'examen "devant l'électeur" lors d'une rencontre électorale. : un député non réélu, un ami politique qui "a laissé sa place" et reçoit en compensation une présidence d'intercommunale.  Les partis traditionnels "gardent au chaud" quelques postes d'administrateurs, de présidents,  de vice-présidents, de présidents de secteur,  pour partager le gâteau des rémunérations liées à ces postes. Et  n'oublions pas les postes d'experts dévolus aux anciens présidents après qu'ils aient laissé leur place aux plus jeunes!

Ce sont les principales dérives qui détournent les intercommunales des objectifs louables pour lesquels elles ont été créées.

Alors, non, je ne suis pas surprise des excès dénoncés aujourd'hui, qui vont  jusqu'à payer des personnes à ne rien faire. Quand on s'éloigne à ce point des objectifs fondateurs, on peut s'attendre à ce que le navire prenne un tout autre cap, loin de l'intérêt public : les capitaines aux commandes ayant totalement oublié leur mission initiale.

Quand ECOLO était à la manœuvre au niveau régional (entre 1999 et 2004 et entre 2009 et 2014),  j'ai fait partie d'un groupe de travail qui réfléchissait à redessiner le paysage  intercommunal wallon : créer des communautés de commune (en lieu et place des provinces), remplacer les intercommunales de développement économique par des agences de développement régional , mener une politique de la distribution d'énergie , d'épuration de l'eau, de gestion des déchets au niveau de la région wallonne....

Toutes ces réflexions prennent la poussière dans les armoires écologistes car les autres partis politiques n'étaient pas prêts à mener cette réflexion qui remet en cause le fonctionnement des intercommunales.

Mais le sont-ils aujourd'hui?  Je le souhaite vivement mais je n'en suis pas certaine.  Oui, ils reverront ces rémunérations scandaleuses mais à part cela, va-t-on vraiment vers une réforme en profondeur de la gestion et des politiques menées en Région Wallonnes?
N'ont-ils pas simplement l'intention de laisser passer l'orage avant de reprendre les bonnes vieilles mauvaises habitudes de gestion? Nous le saurons dans quelques mois.









mardi 21 février 2017

Etre piéton à Tournai c'est accepter de vivre dangereusement!

C'est ainsi que j'ai présenté au Collège et à mes collègues du conseil communal ce lundi 20 février les quelques clichés que j'avais réalisés la semaine dernière en ville ou quelques semaines plus tôt.


Franchement, j'ai souvent peur d'être fauchée par une voiture en ville  mais cela devient une véritable angoisse quand je promène ma petite fille en poussette ou avec ma maman à mobilité réduite.

L'échevin de la mobilité m'a confirmé que les entreprises de chantiers publics devaient prévoir un couloir sécurisé pour le déplacement des piétons aux abords de chantiers et que la police pouvait verbaliser les entrepreneurs lorsqu'ils ne réalisaient pas les aménagements de sécurité indispensables.



j'ai ajouté qu'il existait de nombreux endroits à Tournai où régnait une insécurité totale pour les piétons et usagers à mobilité réduite (trottoirs glissants ou éventrés, trop en pente, trop étroits pour s'y déplacer en voiturette .....)

Si vous connaissez de tels endroits, et la liste est longue, n'hésitez pas à m'en faire part et je relaierai cette info afin que cela change enfin réellement à Tournai pour les usagers dits "faibles" et à " à mobilité réduite".
piéton sur une bande sécurisée près d'un chantier c'est donc possible à réaliser!

Rions un peu : près de l'entrée de l'hôtel de ville !






jeudi 9 février 2017

chronique de désastres sociaux annoncés

En ce début d'année 2017,  ce sont déjà  deux désastres sociaux annoncés par des chaînes de magasin en Belgique :Eram    et   Blokker .

Comment expliquer ces saignées qui feront mal aux travailleur(se)s belges dans les prochains mois?

Partout, on voit fleurir de nouvelles zones commerciales. Les anciennes zones commerciales  font peu neuve, se font belles pour accueillir de nouvelles enseignes.

Près de chez nous, à  Mons, à Mouscron et à Tournai, des hommes et des femmes politiques se réjouissent  un peu vite en annonçant les centaines d'emplois qui seront créés dans ces "retail parks" nouveau style.

Mais quels emplois?  Souvent, des emplois mal payés et surtout non durables. Des emplois créés là pour en retirer ailleurs.


Pourquoi? Nous le constatons tous, chaque jour, notre pouvoir d'achat n'est pas à la fête. En Belgique, comme en Europe d'ailleurs, les consommateurs, au portemonnaie resserré, ne dépensent pas sans compter. De plus, la conjoncture économique les rend plus prudents encore.  Ils craignent pour leur avenir, pour celui de leurs enfants.  Et quand un portefeuille se vide, on a beau créer des magasins plus attrayants, on ne dépensera pas plus pour cela.  Si on achète dans un nouveau zoning, on s'abstiendra de faire des emplettes ailleurs.

C'est pour cela que le centre-ville de Tournai connaît une véritable catastrophe sociale. Les rues commerçantes ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes et se désertifient.  Les commerçants survivants s'empressent de chercher un emplacement là où ils pensent qu'est leur avenir, dans les nouveaux centres commerciaux.  Mais pour eux aussi, la désillusion se fera sentir, tôt ou tard, face au coût élevé des emplacements, et surtout à la diminution du pouvoir d'achat des consommateurs.

A Tournai, j'ai toujours dénoncé l'extension des Bastions, une zone commerciale, concurrente directe du centre-ville à cause du peu de distance qui les sépare.  Mais la situation aujourd'hui m'apparaît plus  grave que celle que je craignais.

Non seulement, des emplois se perdent dans le centre-ville mais même au sein des zones commerciales, les pertes d'emplois sont annoncées.

Aurons-nous, dans quelques années, des chancres commerciaux aux abords de nos villes, après les chancres créés par la désindustrialisation ?

Ces restructurations dans le secteur commercial ne sont-elles que passagères ou marquent-elles le début d'une période noire pour les chaînes commerciales?

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaise augure, je crains fort que ce phénomène s'amplifiera dans les mois et les années à venir.  En effet, pourquoi certaines chaînes s'implantent-elles dans un  zoning où elles n'étaient pas encore présentes? Elles s'y installent simplement pour éliminer les concurrents qui se trouvent dans cette même zone ou à proximité.  C'est le cas notamment d'une chaîne d'articles de sport qui s'est installée à Tournai récemment.  Mais en menant une guerre commerciale permanente entr'elles, ces chaînes de magasins obligent les "plus faibles" à plier bagage et à fermer leur magasin.  C'est une situation qu'on retrouve un peu partout.

Alors, au lieu de crier victoire, à chaque ouverture d'une nouvelle enseigne dans un centre commercial, je crois vraiment que le rôle des politiques est de soutenir les acteurs économiques qui font réellement vivre une région et qui n'ont pas l'ambition de délocaliser à la moindre occasion.

Soutenons les producteurs locaux, soutenons les petits commerçants locaux afin qu'ils puissent, eux, créer de l'emploi durable dans notre région.







mardi 31 janvier 2017

ECOLO a persisté hier : NON à l'arrestation administrative de mendiants


Comme prévu, le conseil communal de ce 30 janvier 2017 avait à l'ordre du jour une modification du règlement de police, permettant l'arrestation administrative des mendiants qui ne respectent pas ce règlement.

Le Parti Socialiste nous a d'abord tous surpris en présentant au vote des conseillers une proposition de délibération différente de celle figurant dans le dossier du conseil communal.  Nous avons dû prendre connaissance de ce nouveau texte lors de la séance avant de nous prononcer.  Sur le fond, les écologistes étaient heureux de voir apparaître une proposition de travail avec les acteurs sociaux de terrain et nous espérons vraiment que le parti socialiste ira plus loin dans cette direction. Par contre, comme nous l'avions déjà fait en 2013, nous avons voté contre ce nouveau règlement qui reste stigmatisant pour les mendiants et surtout parce que l'arrestation administrative reste bien inscrite parmi les mesures de répression prévues pour les "récalcitrants".  Voici l'intervention que j'ai réalisée au nom du groupe ECOLO :


"Mr Le Président,

Le constat que vous faites aujourd'hui est un constat de faillite, faillite d'un système mis sur pied depuis plusieurs années : vouloir à tout prix résoudre les problèmes d'incivilité, de dégradation de l'espace public à Tournai par des sanctions financières.

A plusieurs reprises, les écologistes ont marqué leur désapprobation face à ce système qui ne fonctionne pas et ont demandé que d'autres mesures soient prises pour améliorer « le vivre ensemble ». Aujourd'hui, Tournai est plus sale qu'hier. Aujourd'hui, Tournai est aussi plus déprimée qu'hier car les habitants, les commerçants, les personnes mal logées ou sans logis, nous tous, nous ne voyons pas comment améliorer la situation. Il n'y a pas que ceux que vous appelez « oisifs et SDF » ( quand on commence à parler des humains en abréviation, cela en dit long!) mais bien d'autres aussi qui contribuent à façonner cette ville moins gaie, moins propre où règne l'impression « qu'il ne fait plus bon vivre ».

Monsieur le Président, quand cela ne fonctionne pas, il faut s'arrêter, se poser les bonnes questions et se repositionner.

Aujourd'hui, c'est l'inverse que vous nous proposez : persister dans l'erreur en allant une étape plus loin, dans la répression qui ne fonctionne pas.

Tournai sort aujourd'hui d'une « merveilleuse semaine qui dérange », mais sur écran seulement !. Pa contre, dans les rues de Tournai, au quotidien, nous sommes tous dérangés. Dérangés parce qu'il fait sale, dérangés parce qu'il y a des gens « qui traînent en rue », dérangés parce qu'il y a des gens qui nous dérangent en nous accostant. Mais heureusement, dérangés aussi parce qu'il y a des gens dehors et qu'il fait froid, qu'il fait humide. Dérangés parce qu'on sait que la petite pièce qu'on donne ne va rien changer à leur vie, ni changer notre vie et notre regard sur eux.

Alors, la réaction la plus immédiate, c'est de passer à autre chose : on en a marre d'être dérangés, alors débarrassons-nous de ce tableau qui nous dérange. C'est un peu cela qu'on nous propose aujourd'hui. L'espoir secret étant qu'en dérangeant un maximum ces gens « qui envahissent » notre espace public, ils partiront. Ils iront ailleurs « squatter l'espace public » d'autres citoyens pour que nos vies reprennent un cours qu'on pense plus normal à Tournai. Pourtant, la saleté en ville, les petites bastons sur les quais, le bruit qui dérange la nuit à Tournai, ce ne sera pas terminé parce que ces gens auront quitté le pavé tournaisien.

Aujourd'hui, Monsieur le Président, nous vous invitons à ne pas aller plus loin dans une voie sans issue. Nous vous proposons de nous arrêter, de nous questionner, pour mieux comprendre comment vit notre ville : ce qui ne va pas mais aussi ce qui va mieux et ce qui pourrait aller mieux par quelques mesures simples ou plus élaborées.

Pour avancer vers des améliorations du vivre ensemble, pas vers LA solution car ce qui est trop simple en devient simpliste, nous devons d'abord comprendre ce qui se passe aujourd'hui à Tournai.

Certains nous disent qu'il y a plus de « oisifs » (comme vous les appelez) à Tournai que dans d'autres centres-ville. Beaucoup affirment qu'il fait bien plus sale à Tournai qu'ailleurs. D'autres disent le contraire. D'autres veulent croire qu'il fait bon vivre à Tournai sans trop de certitude.

C'est donc le moment d'approfondir l'analyse de la situation et de mettre tout le monde ensemble pour comprendre la situation mais aussi pour « découvrir » ensemble des pistes d'amélioration.

Le SAIS qui effectue un travail de rue, l'accompagne d'une réflexion sur la situation en ville.. Le relais social urbain a fait un travail d'enquête afin de déterminer les besoins en accueil de jour et de nuit à Tournai. On peut donc partir de ces travaux et élargir la réflexion à tous les acteurs de terrain, en réalisant de véritables états-généraux du social, comme on l'a déjà fait pour la culture. ECOLO a fait cette proposition à plusieurs reprises. Ce travail nécessitera l'aide d'experts extérieurs pour donner une méthode de travail et accompagner ceux qui s'engageront dans cette démarche.

Et l'analyse qu'on ferait chez nous pourrait aider d'autres villes à avancer vers des améliorations du vivre ensemble sur l'espace public car, après tout, la situation tournaisienne n'est pas si différente de la situation dans d'autres villes."

jeudi 26 janvier 2017

Enfermez-moi "tous ceux-là" ....

Je ne peux pas dire que je ne savais pas!

 L'échevin délégué à la fonction maïorale de Tournai  l'avait annoncé haut et fort depuis plusieurs mois déjà.  Il allait durcir le règlement de police!

Le suspens était presque insoutenable au fur et à mesure  que les conseils communaux passaient sans la moindre allusion au règlement de police.

Mais notre échevin aime surprendre!

 Comme d'habitude , il a "oublié volontairement"  de réunir  la commission du conseil communal qui discute de sécurité afin de discuter de son projet.

 Comme d'habitude, quand il est prêt, il fonce et il tranche dans le vif !

Après les sanctions financières, dont il reconnaît qu'elles ne donnent aucun résultat, l' Echevin propose l'arrestation administrative pour les mendiants qui ne respectent pas le règlement.

Voici le communiqué de presse publié par ECOLO :

" Lundi prochain, l'autorité communale proposera d'élargir l'arsenal répressif afin de lutter contre la mendicité. Le but étant de donner plus de moyens aux policiers afin d'élargir le cadre des arrestations administratives avec comme finalité la mise au cachot. Ecolo dénonce avec force cette nouvelle "fausse" bonne idée. Si nous reconnaissons le progrès langagier de la majorité qui ne fait plus, depuis peu, de lien direct entre sans abri et trouble de l'ordre public, il n'en demeure pas moins vrai que cette approche reste stigmatisante. En matière de maintien de l'ordre public, c'est le comportement qui doit être sanctionné si celui-ci est inapproprié et ce, qu'ils s'agissent de jeunes, de vieux, d'étrangers, de tournaisiens etc...Ecolo met au défi la majorité de pouvoir expliquer à la population en quoi une mesure répressive peut représenter une réponse satisfaisante à un problème social? A l'heure où la précarité est grandissante et où, malheureusement, on peut supposer que ce phénomène qu'est la mendicité risque de gagner du terrain, nous ne pouvons accepter cette logique répressive instaurant une police des classes. "



 Nous invitons la population tournaisienne à venir assister à ce débat.  Nous espérons de tout coeur que ce débat sera  un vrai échange d'idées et nuancera les positions trop tranchées.




Nous attendons aussi les réactions des citoyen(ne)s intéressés par la qualité de vie pour tous et le partage de l'espace public.

A lundi !

dimanche 22 janvier 2017

Ethique et politique , le mariage est possible!

Un comportement éthique se traduit dans les grands choix de vie  et dans le comportement quotidien, en politique aussi. Voici quelques exemples de ma vision de l'éthique à travers le mandat communal que j'exerce à Tournai.

 Il arrive souvent, à Tournai,  que les conseils d'administration d'organismes paracommunaux ne parviennent pas à prendre une décision car le quota de membres présents est insuffisant.  Ce sont les représentants politiques qui manquent le plus souvent à l'appel.  Parce qu'il n'y a pas de jeton de présence, peut-être ??? En tout cas, à mes yeux, quand on accepte un mandat, même s'il est gratuit, on fait son possible pour y être présent afin de respecter ceux qu'on représente.

Au conseil de développement de Wallonie picarde, par exemple, j'ai laissé ma place car j'avais beaucoup de mal à y être présente. Les horaires "étaient faits" par et pour les professionnels et non pour ceux qui travaillent dans un autre secteur et doivent s'absenter de leur travail pour y participer. J'ai souvent pris des demi-jours de congé  pour y participer mais ce n'était pas toujours possible!

Lorsque j'étais administratrice à IDETA, à plusieurs reprises, je me suis battue pour obtenir les PV du comité directeur qu'on me refusait toujours.  J'ai fait poser  une question parlementaire afin que le Ministre de tutelle se prononce sur ce refus et il m'a donné raison. L'engagement politique demande souvent de la pugnacité, mais c'est peu médiatisé. Le public est mis au courant des scandales, des dysfonctionnement énormes, et je comprends, dès lors, qu'un rejet s'exprime face au comportement de certains politiques.

A ECOLO, nous voulons, avant tout, donner notre point de vue et allumer le débat dans les lieux prévus pour cela .  Mais souvent aussi, le public ignore les prises de positions que nous défendons souvent à contre courant.  Pour le moment, par exemple, la presse locale s'est emparée du dossier  IDETA  Lors du débat au conseil communal, notre groupe a dénoncé avec vigueur l'augmentation énorme des cotisations des communes à l'intercommunale.   De même, nous avions refusé, auparavant, de voter l'augmentation de la rémunération du président de cette intercommunale. Nous n'avons pas fait savoir haut et fort notre position sur ces sujets sensibles, c'est vrai !
Avec mes collègues écolos à Tournai, nous faisons souvent le choix de médiatiser nos propositions constructives plutôt que les projets que nous dénonçons. Nous ne voulons pas apparaître comme d'éternels "emmerdeurs" et alimenter le climat "du tous pourris".
 Nous ne diffusons pas non plus sur internet ou  par la presse, tout courrier qu'on adresse à un ministre ou un président.  On ne fait pas notre job de mandataire, simplement pour qu'on parle de nous à tout moment, sur tous les sujets. Cela fait partie de notre éthique politique.


Chaque fois qu'un scandale éclate, la "bonne gouvernance" est à l'ordre du jour .  A chaque fois,   Le cumul des mandats est remis en question. Et à chaque fois, les députés bourgmestres, les bourgmestres empêchés refusent de lâcher un de leurs mandats.  L'argument éculé de ceux qui cumulent est qu'il faut faire entendre la voix de leur commune au sein du parlement et du gouvernement. C'est un argument qui ne tient pas la route.  Le boulot de député ou de ministre, ce n'est pas défendre son pré carré mais  proposer une politique d'intérêt général.  A ECOLO, quand un dossier tournaisien de la commune ou du CPAS mérite une interpellation au parlement, ce sont des députés de notre parti qui habitent Namur, Liège ou Charleroi qui s'en chargent grâce à notre  collaboration étroite et permanente avec eux. C'est possible de mener des projets politiques cohérents  sans vouloir à tout prix concentrer le pouvoir sur "sa" personne.

Un comportement éthique, c'est bien plus que respecter les lois et règlements en vigueur. A Tournai, un couple bien connu siège au sein du Collège Communal.  Nous savons tous qu'ils respectent la loi, puisque celle-ci empêche à un couple marié (ou en cohabitation légale) de siéger au sein d'une même assemblée communale..  Mais c'est l'esprit de la loi qui est bafoué par leur comportement et je ne  l'ai jamais approuvé même si je ne le dénonce pas à chaque conseil communal.

L'éthique, c'est avant tout, un débat de chacun(e) avec lui(elle)-même dans la vie politique, dans la vie professionnelle, dans la vie en général.  Est-ce éthique de gagner des sommes astronomiques pour jouer au foot. Est-ce éthique de jouer en bourse  avec une entreprise dont on a la charge au détriment  des travailleurs qui la font vivre ?  Est-ce éthique d'empocher un jeton de présence alors qu'on ne participe pas à une réunion? Est-ce éthique d'oublier de participer à un conseil d'administration parce que la présence n'est pas rémunérée? A toutes ces questions, ma réponse est NON. Mais à chaque fois aussi, je sais qu'on peut prendre une autre position, qui correspond aux valeurs qu'on veut défendre et avoir un comportement éthique.





mardi 17 janvier 2017

Femmes et hommes d'Etat du monde entier, révoltez-vous !







On dit souvent : "qui ne dit mot, consent"!   Alors, les femmes doivent attendre une réaction d'indignation de toutes les femmes et tous les hommes  d'Etat du monde entier,  les Européens et Européennes en premier lieu, face aux propos scandaleux prononcés par un homme qui dirige une des plus grandes puissances de la planète.

En ironisant, Mr le Président de la Russie, a présenté au monde entier,  "SES" arguments pour démentir la présence de Donald Trump dans un hôtel avec des prostituées en Russie.

Selon lui,  Mr Trump, qui organise des concours de beauté depuis 40 ans, a eu l'occasion de "RENCONTRER" les plus belles femmes du monde, il  ne se serait pas abaissé à venir "RENCONTRER" des prostituées, d'un niveau social aussi bas dans des hôtels de Moscou.  Il ajoute, en riant un peu plus, que ce sont quand mêmes les meilleures prostituées au monde!

Rions un peu, entr'amis au pouvoir ! Mais ces propos sont ahurissants dans la bouche d'hommes d'Etat et salissent les femmes du monde entier. Au nom des mes filles, de ma petite fille, de mes amies et des femmes de la planète, je demande que toutes les femmes réagissent à de tels propos.

Et j'aimerais entendre que Mr Valls et tous les grands défenseurs de la condition féminine, qui s'indignent  de voir des femmes  se promener avec un voile dans les rues de Paris, se révolter face à de tels propos dénigrant toutes les femmes !




http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/17/pour-vladimir-poutine-ceux-qui-diffusent-le-rapport-sur-donald/

http://www.lapresse.ca/international/europe/201701/17/01-5060239-poutine-ironise-sur-lespionnage-de-trump-et-la-qualite-des-prostituees.php


http://www.lexpress.fr/actualite/politique/accusations-d-espionnage-poutine-ironise-sur-trump-et-les-prostituees-russes_1869934.html