samedi 28 avril 2018

Grève du personnel chez LIDL : je soutiens

 Comme une trainée de poudre : la grève commence doucement  dans 3 ou 4 magasins et se répand dans 50 et puis 150 magasins en fin de cette semaine .

Un personnel qui en a assez d'être lessivé, essoré dans la machine d'un capitalisme inhumain. Un personnel qui a débrayé spontanément, rejoint ensuite et soutenu par les syndicats au nord comme au sud du pays.

Des personnes épuisées par une cadence infernale de travail : faire toujours plus en moins de temps "être à la fois au four et au moulin", traduisez à la caisse et à la cuisson du pain ou à la découpe de viande. Pourtant, les syndicats confirment qu'ils avaient tiré la sonnette d'alarme depuis plusieurs mois mais n'ont pas été entendus par leur direction.

A qui la faute?  Cette situation est emblématique de l'évolution vers un capitalisme sauvage.
Son objectif est d'augmenter les bénéfices au profit des actionnaires.


Or, le chiffre d'affaires dans les grandes surfaces de l'alimentaire ne progresse plus, selon les études réalisées par COMEOS,  la fédération du commerce en Belgique.

Et  les enseignes se livrent une concurrence effrénée pour "manger la part du voisin"!

Dans ce monde de concurrence impitoyable, c'est toujours  le personnel qui trinque, " la variable d'ajustement" dans le langage cru de l'économiste ! Pour pouvoir distribuer un bénéfice toujours plus élevé aux actionnaires, il faut "comprimer les charges", c'est-à-dire, diminuer ou au mieux geler les salaires qui sont déjà si bas dans ce secteur mais aussi diminuer le nombre de travailleurs dans les établissements et donc la pression sur ceux qui restent.

En tant qu'écologiste, je soutiens le mouvement de ces travailleurs mais aussi le mouvement suivi par ECOLO, qui dénonce l'agrandissement de centres commerciaux en-dehors des centres-ville, comme aux Bastions à Tournai.

Il y a un lien très fort entre ces deux combats : d'un côté,  des travailleurs de grandes surfaces considérés comme " des variables"  et non des humains et de l'autre des petits commerçants, qui apportent une dimension humaine, un véritable sens à l'activité économique.  Tout n'est pas rose pour les petits commerçants, pour les artisans, les artistes qui veulent travailler comme indépendants, certainement pas . Mais ils ont un projet économique ET humain. La grande distribution, elle, écrase les petits producteurs partout dans le monde pour écraser ses prix et  ses concurrents et "jette ses salariés"quand ils entravent son objectif  de rentabilité.

En soutenant les petits commerçants dans nos achats de tous les jours, nous soutenons  des gens qui ont un emploi et des gens qui peuvent créer des emplois durables s'ils sont soutenus durablement!








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