mercredi 28 décembre 2011

It's too late to be pessimistic...Yann Artus Bertrand


Bonne année 2012

Marie-Christine

mercredi 21 décembre 2011

Une étape difficile mais il reste des cols à franchir..



Pour commenter le budget 2012, J'ai rappelé clairement qu'un budget n'est qu'une étape mais qu'il faut concrétiser de manière urgente certains projets pour que Tournai devienne une ville durable et agréable.

La majorité comprend qu'il est plus que temps d'entretenir notre patrimoine : la toiture du Musée d'histoire naturelle et du Musée des Beaux-Arts, des conciergeries de cimetière à Froyennes, à Gaurain et la salle de sports de Satta. Mais les travaux urgents sont innombrables à Tournai en matière d'isolation et de maintenance des bâtiments.

J'ai tenu à rappeler que de nombreux trottoirs deviennent dangereux pour les personnes âgées en centre-ville, que sécuriser les traversées de village n'est pas superflu, qu'on peut dès 2012 réaliser des aménagements cyclables grâce à l'aide substantielle obtenue du Ministre Henry.

En matière de personnel, quelle satisfaction de voir bientôt à l'oeuvre une équipe de cantonniers pour entretenir nos sentiers ( et nos fossés peut-être?) A quand une équipe d'ouvriers qui sillonneraient l'entité pour effectuer les travaux d'urgence (trous dans les rues, trottoirs défoncés, égouts bouchés...).

Les engagements de personnel doivent être réalisés dans ces secteurs prioritaires tandis qu'une procédure objective de recrutement tarde à se mettre en place. Trop souvent, le Collège offre encore des emplois à des amis et pas toujours là où le manque de personnel est le plus criant.

Le débat budgétaire est certes intéressant car il montre les intentions du Collège et celles-ci rejoignent en partie les préoccupations écologistes. Mais encore faut-il que la présentation du budget aille au-delà de voeux généreux en cette période de fête (et en fin de législature !).
De toute façon, soyons tranquilles, il restera encore beaucoup de projets à réaliser après 2012, en matière de logement notamment, en matière d'isolation et d'entretien des bâtiments..
Bonne année 2012 quand même...

dimanche 11 décembre 2011

Une vraie campagne électorale à Tournai?


Samedi 10 décembre, l'association des Amis de Tournai convie les Tournaisiens à la clôture de l'année de leur 75e anniversaire.
Personnalités du monde économique, politique, commercial, touristique, associatif ...et Tournaisien(ne)s se retrouvent dans le salon de la Reine de l'hôtel de ville.
Les medias locaux sont aussi conviés à l'événement comme il se doit. Le Ministre Président Rudy Demotte tient un discours plein d'enthousiasme rappelant l'importance de la culture et du folklore tournaisien, préoccupation première de l'Association. Et il annonce un don généreux de 15 000€ pour remettre en état non pas UN géant tournaisien, comme les Amis de Tournai l'espéraient mais bien TROIS. Une ferveur s'empare de la salle lors de cette annonce. C'est évidemment une très bonne nouvelle pour le folklore tournaisien et nous ne pouvons que nous réjouir tous ensemble..
Pourtant, je l'avoue sincèrement, mon applaudissement a été timide et hésitant. Non pas pour la nouvelle en tant que telle mais pour les circonstances de cette annonce.
Le Ministre-Président n'était pas à la tribune d'une conférence sur le folklore tournaisien, ou convié à une réunion par l'association afin d'obtenir son intervention. Il était invité à prendre la parole lors d'une manifestation publique. La situation est ambiguë : est-ce le Ministre qui a entendu le message de gens de terrain ou le candidat aux élections prochaines à Tournai qui s'exprime de la sorte? "Tournaisiens, Tournaisiennes, vous voyez tous les cadeaux que je peux vous apporter" Est-ce ainsi qu'il convient de traduire son message?
Nous sommes à moins d'un an des élections communales et le Ministre-Président, candidat tête de liste du parti socialiste, connaît bien la portée de ses paroles.
Rudy Demotte apporte incontestablement un nouveau souffle au parti dont il est le Président à Tournai et de nouvelles pratiques politiques s'en suivront sans doute. Mais en annonçant qu'il apportera des subventions supplémentaires à Tournai, il se place hors-cadre d'une élection communale où l'on doit débattre d'un projet pour le futur de Tournai.
Pour la richesse du débat d'idées à Tournai, et Rudy Demotte y est sincèrement attaché, je pense qu'il doit décrocher sa hotte de Père Noël et la ranger au placard du moins lors de manifestations publiques. C'est ainsi qu'il nous fera vivre une réelle année préélectorale où bouillonnera le débat démocratique, qui manque souvent à Tournai.

dimanche 20 novembre 2011

Tournai ce 26 novembre



Opération pieds de vigne

Cette année, le groupe local Ecolo Tournai participe à l’action “distribution de pieds de vigne” organisée par Ecolo fédéral. Il s’agit de distribuer gratuitement un pied de vigne par famille qui désire planter une vigne dans leur jardin.

Alors que le sommet de Durban sur le climat débute ce 28 novembre 2011, Ecolo veut rappeler par cette action qu’il est plus que jamais nécessaire de lutter contre le dérèglement du climat. Cette distribution est un geste symbolique qui marque l’espoir d’une prise de conscience collective. Il est urgent de mettre en place des solutions pour que demain, il pousse encore autre chose que des cactus.

S’engager résolument contre le réchauffement de notre planète dans une politique de soutien fort qui aide concrètement les citoyens et les entrepreneurs à innover et à réduire leurs consommations, c’est permettre à nos entreprises de prendre de l’avance sur les concurrents et c’est booster l’innovation. C’est ce qu’Ecolo fait dans les gouvernements auxquels il participe.

Dans notre commune de Tournai, nous donnons rendez-vous à la population le 26 novembre 2011 sur le marché de la place Crombez.

100 pieds de vigne de cépages résistants aux maladies, garantis sans OGM et bien adaptés à notre climat seront distribués.

• en raisons blancs, les cépages Solaris et du Palatinat

• en raisin rouge, du Muscat bleu et du Régent

Au plaisir de vous y retrouver.



dimanche 13 novembre 2011

Pourquoi faut-il un(e) écologiste à la présidence du groupe de travail insécurité en ville?


Le groupe de travail "insécurité" a été proposé par les écologistes en 2008, accepté par le conseil communal, dirigé par le Collège communal et la police de Tournai.
Mais il a mal fonctionné car il s'est trop peu réuni, n'a pas réalisé le suivi de ses propres initiatives.
Un seul point à son actif, le règlement de police applicable aux festivités sous chapiteau. Ce règlement a été proposé aux responsables de ces activités festives, discuté, amendé avec eux et une évaluation a été réalisée après un an . Depuis sa mise en oeuvre, on ne peut que constater une amélioration générale du fonctionnement de ces fêtes estivales et une satisfaction des organisateurs, même s'ils sont obligés d'accepter une diminution de leurs recettes. Ils acceptent de payer ce prix pour une amélioration de la sécurité sur ces lieux festifs et des conditions de vie plus supportables pour les riverains.
C'était le bon exemple, qui n'a pas été suivi pour le centre-ville et les quartiers à problèmes. Dans le domaine de la sécurité des citoyens,comme pour d'autres compétences de la commune (logement, mobilité, vie associative...), un même constat amer pour les écologistes, le Collège ne travaille pas en concertation avec les gens de terrain et les habitants. Il ne comprend pas l'importance de créer un climat de dialogue et de confiance, pour construire un véritable projet collectif.

Un défi que nous voulons relever, nous, écologistes, car nous sommes déçus de dénoncer ce fonctionnement en spectateurs, à partir des bancs de l'opposition . Nous n'avons pas la prétention de croire que tout ira mieux si nous sommes aux commandes mais nous pensons sincèrement que le jeu en vaut la chandelle : restaurer un climat de confiance, travailler véritablement de concert avec les Tournaisien(ne)s pour améliorer le quotidien de tous dans notre ville et nos villages : quel beau défi pour des mandataires politiques !

mardi 1 novembre 2011

Un automne estival...




Pendant que les gouvernements européens se disputent et que les marchés pètent les plombs, il est bon de découvrir des coins paisibles de la campagne tournaisienne.

En ce premier novembre, une marche ADEPS organisée par le club Montmarche nous emmène sur les chemins escarpés de Thimougies, Béclers et Maulde, au hameau du Bois, vers le château de Froidmanteau , à proximité de la ferme de Graux avant de remonter vers Béclers par le Grand Rejet et la ferme du Vert Bois. Nous avons même admiré un champ de tournesol, signe du réchauffement climatique sous nos latitudes ! Cela me rappelle le poème d'un ami slameur, Lionel Durieux , inquiet par la météo qui perd la boussole !

Extrait :

Moi, je trie mes déchets et je roule à vélo

Mais ça n’suffit pas à changer la météo

L’orage est déclenché et le tonnerre gronde

L’avenir est dans les mains des grands de ce monde

Disons leur qu’il est temps de redresser la barre

Avant que le navire ne coule sans crier gare

Nous tenons dans nos mains le destin d’la planète

Pressons nous, avant qu’le ciel nous tombe sur la tête



mardi 25 octobre 2011

Gouverner c'est prévoir... et compter




Cette semaine, Un ami indépendant me confiait, dépité, que "sa" banque lui refusait un prêt pour remplacer son camion car son chiffre d'affaires n'est pas suffisant pour garantir l'investissement.

Serait-il mauvais gestionnaire? Je ne le pense pas mais les temps sont durs pour tout le monde et augmenter le chiffre d'affaires n'est pas aisé quand tout le monde se met à épargner au lieu de consommer.

C'est injuste et révoltant, pensais-je. Et je me repassais le film de ces derniers conseils communaux où j'ai compris que l'argent des citoyens était parti en fumée en quelques semaines.



Juin 2011

Je questionne l'échevin des finances : "Tournai s'est aventurée dans une opération à risques en 2009, quelles en seront les conséquences vu que le Holding ne garantit plus un dividende à 13% comme convenu ?"

L'échevin des finances admet que Tournai perdra 170 000€ si le dividende est réduit de 13 à 7% comme on le prédit mais il ajoute aussitôt : Dire qu'on joue avec l'argent des citoyens, ce n'est pas correct, Madame Lefebvre". De toute façon, la Région wallonne garantit l'opération, Tournai n'y perdra rien."

Octobre 2011

On annonce la fin du holding communal. "Avez-vous repris votre calculette, Monsieur l'échevin?" lui ai-je demandé.

Il confirme :"460 000€, manque à gagner en dividende, 350 000€ d'emprunt à rembourser par la commune à Dexia banque pendant 10 ans et last but not least la perte de patrimoine pour Tournai : 4050 parts du Holding communal valorisées lors de l'achat à 250€/part."



Et les annonces les plus révoltantes se bousculent dans l'actualité cette semaine :

Le holding communal a bien investi dans des placements douteux avec l'argent du citoyen en 2009. Un accord politique au plus haut niveau le fera disparaître. Bon débarras, me direz-vous !

Mais même si nous ne pleurerons pas sa mémoire, sa disparition laissera un vide immense.

Tournai, comme d'autres communes, ne pourra plus investir pour répondre à des besoins essentiels : des trottoirs en bon état, des logements sociaux nombreux et rénovés, un soutien à la vie associative et culturelle de la commune....

Vous êtes indignés : moi aussi, le mot n'est pas assez dur !

jeudi 29 septembre 2011

Je ne comprends pas Christian Massy...


Franchement, je ne comprends pas qu'il minimise la gravité des faits qui lui sont reprochés, confirmés par la Chambre du conseil cette semaine.
Le bourgmestre d'une commune est "le premier magistrat", celui qui représente la loi, celui qui a des pouvoirs particuliers pour faire régner l'ordre public, pour faire appliquer la loi dans sa commune.

Christian Massy utilise d'ailleurs régulièrement ses prérogatives en matière d'ordre public (fermeture de bistrots trop bruyants, interdiction de vente d'alcools certains jours de fête) et il répète souvent qu'il faut respecter les autres et respecter la loi.

Dans cette affaire Singa, il a fait pression sur une employée pour qu'elle rédige un faux et comme moyen de défense, a rejeté lâchement la faute sur cette employée. Or, cette dame a été blanchie suite à l'instruction.

Sa démission est inéluctable au vu des responsabilités qui sont les siennes. Il peut dire aux Tournaisiens : " j'ai commis une faute, j'en suis bien conscient, personne n'est parfait sur cette terre mais je ne peux plus, dans ces circonstances, assumer ma fonction de représentant de la loi dans ma ville."

Il serait mis anticipativement à la pension, la conscience tranquille. Son mutisme pour faire passer l'orage ne le grandit pas. Certains Tournaisiens oublieront sans doute cette faute et son attitude hypocrite mais lui et ses proches, comment vivront-ils avec une conscience jamais apaisée?

lundi 26 septembre 2011

prospérité sans croissance...

Au vu de la crise économique, la réflexion sur le futur de notre système capitaliste mondialisé, s'impose d'urgence.


Jean Gadrey,économiste, professeur émérite de l'université de Lille, nous apporte un éclairage intéressant sur des réformes qui aideraient les humains, du Nord comme du Sud de la planète à améliorer leur vie quotidienne : pas de retour vers l'ère des cavernes, ou de restrictions sans fin mais une société du "mieux-être" où des emplois nouveaux seraient créés et un haut niveau de protection sociale assuré à tous.

Une utopie ? Non, un espoir qui peut se concrétiser rapidement si on prend les bonnes décisions économiques et politiques.

Ne manquez pas cette conférence, elle peut vous rendre l'espoir d'une société où l'on vivra mieux demain qu'aujourd'hui.

ce vendredi 30 septembre, Foyer St Brice, Rue Duquesnoy à Tournai à 20 heures.

mercredi 31 août 2011

Tournai, ville cyclable !



Le projet présenté au conseil communale le 19 septembre aura tout d'un vrai projet pour plus de sécurité en ville pour les cyclistes et autres modes doux.


Ouf! On vient de loin car c'est toujours très dangereux de s'y déplacer à vélo. Quand ce plan sera mis en place, la situation s'améliorera considérablement. Néanmoins, le danger reste permanent sur les grands axes qui relient les villages à la ville (chaussée de Douai, chaussée de Lille et last but not least... chaussée de Bruxelles).

Je me suis retrouvée sur cette chaussée la semaine dernière, venant de Barry, et j'ai eu très peur. A plusieurs reprises, j'ai pensé que ma dernière heure, ma dernière minute était arrivée. La piste cyclable est confortable dans la traversée de Gaurain mais dès qu'on s'approche de Tournai, on joue avec sa vie car les voitures vous frôlent sans ralentir et la piste se rétrécit jusqu'à disparition complète aux abords de l'autoroute. Mes amis, quelle aventure ! je ne conseille à personne de prendre son vélo entre Tournai et Gaurain tant que ce tronçon ne sera pas sécurisé. C'est une cycliste aguerrie qui vous le conseille !

lundi 15 août 2011

Trouver une solution durable


http://g1000org.tumblr.com/

Le G1000 a l’ambition d’apporter une nouvelle bouffée d’oxygène à notre démocratie.

L'objectif est ambitieux mais simple : rassembler 1000 personnes le 11 novembre 2011 et les laisser discuter et réfléchir sur le pays dont ils rêvent.

Et nous avons besoin de votre aide pour choisir les thèmes dont ils discuteront : de quoi doivent-ils absolument parler?


Si les hommes et les femmes politiques sont bloqués dans leur solution de compromis, parce qu'ils estiment qu'ils ne peuvent plus aller plus loin, il est temps que les citoyens les éclairent et les aident à trouver une solution. Telle est le raisonnement, somme toute, simple et normal en démocratie.

J'ai adhéré à ce projet citoyen "g1000", à l'opposé des "j'en ai ras-le bol", "ils ne savent pas gouverner", "ils ne foutent rien", "ils sont là pour leur ego et non pour servir leur pays", "que font-ils avec notre fric", et last but not least "tous pourris".

Je vous invite à lire leur manifeste, et à participer à la journée du 11 novembre à Tour et Taxis, pour une réelle confrontation d'idées et de propositions pour construire la Belgique du 21e siècle.

jeudi 7 juillet 2011

Faut-il être inquiets pour la Belgique?


Ongelooflijk !

C'est le sentiment de la plupart des citoyens belges aujourd'hui.
La NVA a, de nouveau, refusé de s'asseoir à une table de négociations. Elle veut, à tout prix, rester Le chevalier blanc. La NVA a enfourché ce cheval de bataille et ne veut plus en descendre : elle veut être la dernière, la seule formation politique flamande qui défend encore les intérêts du peuple flamand. Mais, en adoptant une telle attitude, elle sort du cadre politique normal en démocratie. Osons le terme, elle devient totalitaire : tout son programme, rien que son programme! Aucun compromis possible. Les dirigeants de la NVA se rapprochent doucement du Vlaams Belang sauf que celui-ci a toujours été mis de côté grâce au cordon sanitaire. En s'enfermant elle-même derrière son cordon "salutaire", la NVA a peut-être perdu sa crédibilité. C'est l'espoir qu'il nous reste pour passer quelques semaines en paix, durant la trêve estivale!

Nous, citoyens, sommes inquiets pour l'avenir du pays et de nos enfants. La note du formateur était courageuse car elle permettait aux formations politiques ayant une idéologie de gauche ou de droite de discuter ensemble . Mais elle faisait aussi froid dans le dos. Adoptant totalement le discours dominant : "austérité, austérité, assainissement".
Parce qu'on a joué et qu'on a perdu. Mais qui a joué? Les banques, les actionnaires, avaient toujours gagné et depuis 3 ans, ils perdent dans le grand casino des marchés financiers. Alors, ce sont les Etats et donc les citoyens qui doivent passer à la caisse. Pour ces raisons, nous devons rester indignés comme le font beaucoup de jeunes partout en Europe.

Reste une éclaircie de taille dans ce ciel chargé : les gouvernements régionaux, communautaires, les communes, les provinces et le gouvernement fédéral en affaires courantes maintiennent notre pays dans une situation stable. On ne le soulignera jamais assez, c'est une prouesse et cela rassure quand même sur l'état de notre démocratie belge.

La situation est grave mais pas désespérée :

Bonnes vacances en Belgique ou ailleurs !

jeudi 2 juin 2011

les ateliers du territoire en Wallonie et en Wallonie picarde




Ateliers du territoire,qu'est-ce que ch'est qu'cha? On peut penser que c'est réservé aux intellectuels, aux ingénieurs, aux urbanistes, aux politiques...

Et bien oui et non, nous sommes toutes et tous concernés par l'aménagement du territoire et la mobilité.

Avez-vous entendu cette semaine le nouveau record battu en matière d'émissions de CO2 en 2010? Comment éviter les catastrophes naturelles qui nous attendent dans les décennies à venir? En changeant nos habitudes de vie, moins de déplacement en voitures, mais plus de transports en commun et de marche à pied. Pour éviter les déplacements inutiles, il faut aussi repenser l'aménagement des villes, des quartiers, des villages.

Vous constatez comme moi que le prix de l'énergie augmente tous les jours. Il faudra là aussi penser à changer nos habitudes de construction, d'aménagement des quartiers.

Le gouvernement wallon nous demande notre avis pour répondre à ces défis du 21e siècle.

Alors, puisqu'on nous demande notre avis, donnons-le.

En Wallonie picarde, vous aurez l'occasion aussi d'assister à des conférences, rencontres sur ce thème. Toute information se trouve sur le site de Wallonie picarde ou sur le site des ateliers du territoire

samedi 7 mai 2011

Tournai, fille de l'Escaut


Titre d'un spectacle d'un soir, mais véritable identité de notre ville. Les quais de l'Escaut, lieu d'échanges économiques intenses durant des siècles, est, actuellement, plutôt réservé à la détente,à la promenade, à la découverte du riche patrimoine architectural.

Rendre aux piétons et aux cyclistes un accès sécurisé et agréable le long du fleuve doit rester une priorité dans l'aménagement du centre-ville. Cet axe représente aussi pour eux, une voie rapide pour la traverser de part en part en toute sécurité.

Les rives du fleuve, c'est un lieu de repos pour les habitants et touristes de tout âge. Assis sur un banc, à une terrasse, on fait une pause en regardant la ville qui s'éveille ou qui s'endort.

La priorité absolue est d'aménager les quais sur les deux rives avec une unité dans la conception . Faut-il pour cela y investir encore des millions d'euros? Pas vraiment, si on utilise des matériaux moins coûteux et des aménagements moins spectaculaires.

Dans la simplicité aussi, Tournai, fille du fleuve, dévoile tous ses charmes à ceux qui prennent le temps de l'admirer.

dimanche 10 avril 2011

Slechte francofoon, je le suis peut-être....

Les jeunes Flamands ANIMO (jeunes du SPA) l'ont revendiqué haut et fort devant la gare centrale le week-end dernier: ils sont de "slechte Vlamingen" car ils ne sont pas nationalistes et se veulent constructifs pour l'avenir de ce pays.

Un message sympa et rafraîchissant face à la montée incessante des revendications nationalistes des deux côtés de la frontière linguistique.

Ces jeunes osent rehausser le débat après la poussée de fièvre de la semaine dernière : un ministre président flamand qui affirme, Bruxelles, région à part entière, NOOIT. Un front francophone qui rétorque : "Communauté française = fédération Wallonie-Bruxelles". Au risque que ce message qui se veut fort, ne soit pas compris par beaucoup de citoyens

Au lieu d'approfondir les tranchées, il est temps d'en sortir, la fleur au fusil, en ce début de printemps, et d'oser des propositions qui nous grandiront tous.

Quitte à passer pour une "slechte francophone" en levant un tabou, je demande qu'on instaure à nouveau l'obligation d'apprendre le néerlandais dans l'enseignement fondamental et secondaire au sein de notre "fédération Wallonie-Bruxelles" Pas normal que les jeunes Wallons puissent choisir l'anglais comme seconde langue et qu'ils puissent même bannir le néerlandais de leur cursus scolaire en secondaire.

Cela me semble absurde alors que les Wallons se disent ouverts aux autres cultures. Si on veut poursuivre l'histoire de la Belgique, il faut réapprendre à se connaître, à apprécier la culture et l'histoire de l'autre communauté. L'apprentissage de la langue est un premier pas dans ce sens.

L'anglais s'impose dans toute l'Europe comme langue véhiculaire, c'est vrai. Si on pousse nos jeunes à découvrir les autres jeunes Européens, ils faut qu'ils comprennent et parlent au moins un peu anglais. C'est aussi la langue dominante dans les milieux scientifiques et économiques.

Mais est-ce bien la vraie raison qui poussent tant de jeunes Wallons à se tourner exclusivement vers l'anglais? C'est aussi parce c'est la langue germanique la plus proche du français et donc la plus facile à apprendre. Beaucoup de parents pensent aussi, erronément, qu'apprendre l'anglais est la bonne manière de s'ouvrir au monde. Franchement, je ne le pense pas. S'ouvrir au monde, c'est aussi apprendre l'arabe, l'espagnol, l'allemand, les langues régionales de nos racines.
Dans ce même souci d'ouverture, les Francophones doivent apprendre la langue de leurs voisins.

Mais surtout, les responsables politiques qui affirment tous les jours qu'ils veulent garder ce pays doivent faire preuve de cohérence.

N'oublions pas que 60% des habitants de ce pays parlent le néerlandais : comment peut-on continuer à vivre dans ce pays si on ignore la langue de la majorité des Belges?

Allez, un petit effort, après avoir montré les liens forts que vous voulez garder avec les Bruxellois, montrez que vous voulez aussi en recréer avec les Flamands et proposez d'instaurer à nouveau le néerlandais comme deuxième langue après le français dans les écoles de la communauté française.

dimanche 27 mars 2011

Le 24 avril à Bruxelles: Nucléaire non merci !



On nous ment . Depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986, les militants pro-nucléaire répètent à qui veut bien l'entendre que c'est une énergie sûre, une énergie propre.

Tchernobyl n'était qu'un accident de l'histoire dans un pays qui ne maîtrisait plus rien tandis que "nos" centrales, elles, sont sans danger. la menace d'une contamination, c'est de la science fiction, un scénario catastrophe inventé par des troubles-fête, qui veulent faire retourner l'humanité à l'ère des cavernes. Il ne faut surtout pas attacher d'importance aux propos de ces idéologues, ces khmers verts (quel horrible mot!) qui tournent le dos au progrès.



Entretemps, les déchets nucléaires s'amoncellent pour des siècles, voire des millénaires sur notre planète et on n'a toujours pas trouvé une solution pour leur entreposage.


Entretemps, le coût de la recherche nucléaire "explose" en Europe alors que les autres formes d'énergie restent le parent pauvre de la recherche. Le potentiel d'amélioration de leurs performances est pourtant énorme.

Aujourd'hui, les Japonais, déjà fort éprouvés par des catastrophes naturelles et humaines meurtrières (séismes, tsunamis mais aussi Nagasaki, Hiroshima)apprennent que l'accident nucléaire de Fukushima ne sera pas résolu avant des mois et se demandent si le pire de la catastrophe n'est pas encore à venir.

Malgré tout, ils osent encore aujourd'hui, ces hommes politiques et hommes d'affaire, "fanatiques inconditionnels de l'atome"répéter qu'il faut poursuivre les programmes nucléaires sans se poser de questions ou si peu.Car NOS centrales européennes sont sûres. Pour rassurer le peuple et empêcher tout soubresaut de sa part, ils feront subir à leurs chères centrales "un stresstest "comme les banques il y a peu.

Mais si nous voulons rester maîtres de notre destin sur "Notre planète", nous pouvons dire NON, en nous mobilisant, comme le font les Japonais dans la rue, ou les Allemands dans les urnes.
Le 24 avril,à Bruxelles, c'est l'occasion (ou jamais) de le faire savoir. Comme disait Einstein, un grand humaniste avant d'être un immense scientifique

"Deux choses paraissent infinies, le monde et la bêtise humaine, pour le monde, j'ai des doutes".

mardi 22 février 2011

réseaux sociaux révolutionnaires : chapeau !

Pour les gens de ma génération (50 ans et plus), les media modernes ne sont pas toujours reconnus comme indispensables. Certains refusent de les utiliser, de discuter ou de "se dire", sur facebook ou twitter. D'autres pensent que ces formes de communication empêchent la VRAIE communication. On ne communiquerait pas vraiment devant un ordinateur? On serait plutôt seul dans sa bulle? On aurait plutôt des réactions égocentriques et pas un vrai souci des autres? etc etc....

J'étais, moi aussi, réticente, face à l'utilisation des réseaux sociaux. L'information n'est pas toujours vérifiée. On recherche le scoop, on communique très vite sans vérifier l'exactitude des infos.

Mais aussi, les réactions spontanées sont souvent peu réfléchies, sans nuances.

Malgré tout cela, je dis chapeau à tous ces jeunes dans les pays arabes. ILS ONT OSE !

Braver des dictateurs en appelant à des manifestations par les réseaux sociaux et renverser des régimes qui tenaient depuis des décennies par leur force de conviction, leurs manifestations pacifiques. ILS ONT REUSSI!

A l'heure où j'écris, le sang coule dans certaines capitales mais les peuples sont en marche et on ne peut plus arrêter un peuple qui a faim de pain et de libertés.

CHAPEAU à ceux qui ont OSE : le 21e siècle est en marche grâce à eux!

dimanche 30 janvier 2011

Les jeunes se réveillent-ils ?




OUF ! Ils ont retrouvé le goût de se révolter, en Belgique, en Tunisie, en Egypte. Les situations ne sont évidemment pas comparables mais ici et là les slogans sont constructifs. En Belgique, ils demandent qu'une solution soit trouvée et vite. A première vue, ce message est plutôt simpliste. Quand on les écoute, on ressent une volonté d'être actifs pour trouver une solution pacifique et négociée.

En Tunisie, un jeune martyre déclenche une révolte pacifique et digne de tout un peuple contre la misère, la corruption un peu comme en 68 à Prague où un jeune s'était aussi immolé pour la liberté de son pays. Malheureusement, la comparaison s'arrête là car à Prague, le rouleau compresseur soviétique était encore trop fort à l'époque . Pourtant, l'histoire ne s'est pas arrêtée là et c'est un leader de la dissidence Tchèque, Vaclav Havel, qui a mené le pays vers la démocratie 20 ans plus tard.

Les Tunisiens ont tenu bon malgré les promesses d'un président déboussolé par la force d'un peuple en marche : ils continuent à réclamer un régime démocratique solide.

D'autres jeunes se sont donné la mort dans des pays voisins de la Tunisie, dont l'Algérie et le Yémen. Mais c'est l'Egypte, le pays le plus peuplé de la région, qui se réveille, alors que l'état d'urgence est décrété depuis plus de 20 ans. Les manifestants forcent notre admiration car ils exigent, eux aussi, le départ d'un dictateur corrompu au prix de leur vie.


En Belgique, personne n'est en danger de mort en manifestant dans la rue. Alors, il est temps qu'on réclame tous que l'on s'occupe des vrais problèmes : la pauvreté qui s'amplifie malgré une reprise de croissance économique, le mal-être croissant de nombreux jeunes qui ne se reconnaissent plus dans une société de surconsommation.

En écoutant les messages de la rue dans les villes du Sud, nous nous souviendrons peut-être que nous nous sommes battus en Europe pour les mêmes valeurs, dans les années 40 en Europe de l'Ouest, dans les années 80 en Europe de l'Est. Le message brouillé des dirigeants européens face à ces peuples qui crient leur misère est le reflet de notre peur de perdre le confort qui nous a endormis. Le nationalisme flamand et d'autres en Europe ne sont qu'une traduction politique de notre égoïsme actuel.

Alors, les jeunes qui se réveillent, c'est rafraîchissant, c'est réjouissant au Nord comme au Sud.