dimanche 10 avril 2011

Slechte francofoon, je le suis peut-être....

Les jeunes Flamands ANIMO (jeunes du SPA) l'ont revendiqué haut et fort devant la gare centrale le week-end dernier: ils sont de "slechte Vlamingen" car ils ne sont pas nationalistes et se veulent constructifs pour l'avenir de ce pays.

Un message sympa et rafraîchissant face à la montée incessante des revendications nationalistes des deux côtés de la frontière linguistique.

Ces jeunes osent rehausser le débat après la poussée de fièvre de la semaine dernière : un ministre président flamand qui affirme, Bruxelles, région à part entière, NOOIT. Un front francophone qui rétorque : "Communauté française = fédération Wallonie-Bruxelles". Au risque que ce message qui se veut fort, ne soit pas compris par beaucoup de citoyens

Au lieu d'approfondir les tranchées, il est temps d'en sortir, la fleur au fusil, en ce début de printemps, et d'oser des propositions qui nous grandiront tous.

Quitte à passer pour une "slechte francophone" en levant un tabou, je demande qu'on instaure à nouveau l'obligation d'apprendre le néerlandais dans l'enseignement fondamental et secondaire au sein de notre "fédération Wallonie-Bruxelles" Pas normal que les jeunes Wallons puissent choisir l'anglais comme seconde langue et qu'ils puissent même bannir le néerlandais de leur cursus scolaire en secondaire.

Cela me semble absurde alors que les Wallons se disent ouverts aux autres cultures. Si on veut poursuivre l'histoire de la Belgique, il faut réapprendre à se connaître, à apprécier la culture et l'histoire de l'autre communauté. L'apprentissage de la langue est un premier pas dans ce sens.

L'anglais s'impose dans toute l'Europe comme langue véhiculaire, c'est vrai. Si on pousse nos jeunes à découvrir les autres jeunes Européens, ils faut qu'ils comprennent et parlent au moins un peu anglais. C'est aussi la langue dominante dans les milieux scientifiques et économiques.

Mais est-ce bien la vraie raison qui poussent tant de jeunes Wallons à se tourner exclusivement vers l'anglais? C'est aussi parce c'est la langue germanique la plus proche du français et donc la plus facile à apprendre. Beaucoup de parents pensent aussi, erronément, qu'apprendre l'anglais est la bonne manière de s'ouvrir au monde. Franchement, je ne le pense pas. S'ouvrir au monde, c'est aussi apprendre l'arabe, l'espagnol, l'allemand, les langues régionales de nos racines.
Dans ce même souci d'ouverture, les Francophones doivent apprendre la langue de leurs voisins.

Mais surtout, les responsables politiques qui affirment tous les jours qu'ils veulent garder ce pays doivent faire preuve de cohérence.

N'oublions pas que 60% des habitants de ce pays parlent le néerlandais : comment peut-on continuer à vivre dans ce pays si on ignore la langue de la majorité des Belges?

Allez, un petit effort, après avoir montré les liens forts que vous voulez garder avec les Bruxellois, montrez que vous voulez aussi en recréer avec les Flamands et proposez d'instaurer à nouveau le néerlandais comme deuxième langue après le français dans les écoles de la communauté française.

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