lundi 21 décembre 2015

Mons a fait la fête à 2015 mais pas à sa gare !

Les lampions de 2015 s'éteignent doucement à Mons. Restent quelques éléments à découvrir comme l'expo sur Verlaine mais l'heure des bilans a sonné.

Les commentateurs sont quasi unanimes : cette année européenne de la culture fut un succès de foule et de créativité.

C'est vrai, nous avons entendu parler beaucoup de langues différentes dans cette ville provinciale.

Comme d'autres, j'ai pu goûter au programme varié offert à tous, en visitant l'expo Van Gogh, en dégustant le chocolat de l'imprimante 3D ,  en assistant à l'embrasement des péniches sur le Grand Large....

Oui, Mons a grandi, s'est montrée au monde comme une ville dynamique malgré les failles évidentes (comme le Passenger !) ou les erreurs moins connues, comme des fermetures inattendues de lieux annoncés sur le programme.

Mais le gros râté, c'est incontestablement, cette gare,  qui n'en finit pas de sortir de terre, au grand désespoir des usagers.  Cela fait 3 ans déjà que l'accueil des passagers est plus que rudimentaire à Mons.  Les passerelles sont glissantes, les trottoirs envahis par l'eau sale rejetée par les bus, comme si la gare c'était un projet d'architecture et non un lieu d'accueil pour passagers.




Ce projet monstrueux  qui va contre le cours du temps!  La  SNCB supprime chaque année des gares, des arrêts, rationalise les liaisons en laissant les voyageurs sur le carreau. Aujourd'hui, le gouvernement annonce à nouveau 2 milliards d'économie dans le rail  Les trains arrivent toujours en retard, sont de plus en plus souvent en panne, les cheminots se fâchent de plus en plus souvent et les grèves se multiplient.

Face à ce tableau presque apocalyptique du rail en déroute, lentement mais sûrement, Monsieur Di Rupo, lui, aura "sa gare".

 Il déclare souvent, d'un air détaché, que les investissements dans les gares n'ont rien à voir avec le fonctionnement des trains, ce sont des budgets séparés.  Mais Monsieur Di Rupo sait mieux que tout le monde que le seul actionnaire des chemins de fer en Belgique est l'état fédéral.

Il sait aussi que la SNCB est financée par une dotation de l'état belge.

A l'annonce du projet de nouvelle gare à Mons,   j'ai fait partie d'un collectif de navetteurs opposé à ce projet pharaonique.  Nous avons écrit au Président du parti socialiste, sans obtenir de réponse de sa part.

Malgré la vague de protestation suscitée par ce projet, Monsieur Di Rupo a toujours tenu bon .

Une commande au Père Noël (ici, la SNCB!!) reste une commande.   Et pour Monsieur Di Rupo, cette commande doit être réalisée, quoiqu'elle en coûte pour les usagers du rail.

Le Père Noël n'a pas oublié les voyageurs : non, non, comme chaque année, "les cochons payeurs" auront bien leur augmentation des billets en 2016

Si Mons a commencé à compter sur la carte du monde pour son dynamisme culturel, sa nouvelle gare n'y est pour rien et on s'en serait bien passé.

Sauf que dans 2 ou 3 ou 4 ans, Monsieur Di Rupo pourra commander un formidable feu d'artifice au Père Noël pour inaugurer ce projet architectural du 3e millénaire.

Espérons qu'il y aura encore quelques trains qui passeront à Mons à cette époque et quelques voyageurs pour l'admirer.


mardi 8 décembre 2015

10 décembre, éclairons notre ville, un geste d'humanité...


Une belle manifestation qui se déroulera à Tournai ce 10 décembre.

Chaque année, je vends quelques bougies pour Amnesty International et je ne suis pas prête d'arrêter cette démarche.

Savez-vous pourquoi?  J'étais une militante active d'Amnesty lorsque j'étais étudiante et j'ai eu la chance avec mes amis militants de l'époque de vivre en "life"  la libération d'un prisonnier politique que  nous soutenions depuis plusieurs années.

Ce moment de bonheur immense qui nous relie à l'humanité, je le revis chaque année en "déclarant ma flamme "aux droits humains.




mardi 24 novembre 2015

NON au plan de mobilité de Tournai!

Cela en a surpris plus d'un hier au conseil communal de Tournai!

Le groupe Ecolo a dit NON au plan de mobilité qui nous était proposé par la majorité.

Transport scolaire en Suède !
Visiblement, notre position n'était pas bien comprise. Certains ont même qualifié notre vision de "totalitaire". Une fois de plus, on n'est pas loin de parler des "khmers verts" quand les écologistes défendent une position ferme, opposée "à une verdurisation" de façade, comme le font souvent  d'autres partis politiques.

Les investissements induits par le plan de mobilité à Tournai, comme ailleurs, doivent répondre aux maux endémiques des villes d'aujourd'hui: tout d'abord, l'engorgement du trafic, mais aussi les maladies qui rongent notre milieu de vie (augmentation de gaz à effet de serre, augmentation des particules fines dans l'air) et qui amènent des problèmes de santé de plus en plus visibles au sein de la population.

C'est d'ailleurs un objectif que s'était assigné le Collège communal en développant ce plan de mobilité Je cite : ":Dans sa Déclaration de politique communale, la majorité a exprimé sa volonté d’adapter le plan de mobilité pour protéger l’environnement et la santé, sécuriser des usagers tout en permettant le développement économique. Aujourd’hui, privilégier la mobilité douce devient une préoccupation d’un nombre de plus en plus important d’usagers.."

Or, le plan de mobilité d'aujourd'hui est bien moins volontariste pour diminuer la pression automobile et reporter les déplacements vers les modes doux et le transport public que ne l'était le premier plan de mobilité de Tournai  voté à l'unanimité du conseil communal en 2004.




C'est la raison majeure qui nous a amené à rejeter le plan de mobilité concocté par la majorité actuelle.  Ce plan pourrait s'intituler  simplement:" gestion de l'augmentation des flux automobiles à Tournai ".  C'est d'ailleurs à ce cahier des charges qu'a répondu la société TRANSITEC : la majorité lui demandait de tenir compte de l'augmentation du trafic liée à l'ouverture prochaine du nouvel hôpital, de l'extension des la zone commerciale des Bastions, de l'arrivée de la faculté d'architecture en ville.

A partir de ce constat, on va augmenter le nombre de feux de signalisation sur les boulevards, prévoir de nouveaux sens de circulation.  Dans cet enchevêtrement de petits changements de circulation, deux mesures nous paraissent intéressantes. La mise à sens unique de la Grand Place du Beffroi jusqu'à la voirie centrale : cela permettra de diminuer le trafic de transit en centre-ville.  La seconde mesure est la sécurisation des carrefours d'entrée en ville pour les cyclistes et piétons.

Mais le gros point noir qui n'est soulevé nulle part par ce plan est le manque criant de bus pour relier nos villages, ce qui oblige un nombre toujours croissant d'habitants de se déplacer en voiture pour venir travailler, étudier, faire les emplettes, faire du sport, aller au spectacle...  NON, les écologistes ne sont pas totalitaires et ne veulent pas imposer aux Tournaisien(ne)s de renoncer à leur voiture.  Ils constatent simplement que ceux et celles qui voudraient se passer de leur automobile pour se déplacer n'ont souvent pas le choix et sont contraints de reprendre le volant.  Se déplacer à vélo ou en cyclomoteur reste souvent périlleux car les grands axes de pénétration en ville présentent, tous, des portions très dangereuses.  Et nous comprenons très bien les parents qui refusent d'envoyer leurs enfants à vélo à l'école.

Les améliorations en matière de sécurité pour les deux-roux seront notables sur les boulevards et à l'intérieur de la ville mais très peu d'améliorations sont prévues sur les routes qui arrivent en ville.

Aujourd'hui, tout le monde s'accorde pour dire qu'il est temps de réaliser un report des déplacements en voiture vers les modes doux et vers les transports en commun car l'engorgement en ville est non seulement néfaste pour notre environnement et notre santé mais a un coût économique certain.

Pour nous, écologistes, il est incompréhensible de prévoir des investissements de mobilité pour les 20 prochaines années, sans mettre en évidence des investissements dans les transports en commun.

D'autres villes le font en Belgique, comme Namur, Brugge, Gent, Hasselt, Liège : on instaure des navettes de bus  à l'intérieur des villes et des bus plus nombreux vers les villages ou même des trams.  A Tournai, on nous a répondu hier au conseil communal, que les transports en commun ce n'était pas l'affaire de notre commune mais du TEC et que celui-ci n'avait pas de moyens pour changer sa politique à Tournai.

Alors, OUI, le plan de mobilité va gérer de flux automobiles en augmentation, puisque les alternatives à la voiture resteront dans les limbes à Tournai. Et ce n'est pas certain que l'engorgement diminuera à court et à moyen terme.

jeudi 12 novembre 2015

Enquête publique, l'essentiel c'est de participer !

Chère amie,
Cher ami,


Vous vous souvenez sans doute que le Collège Communal a déclaré ouvertement qu'il donnait la priorité à la procédure d’enquête publique plutôt qu'à la  consultation populaire pour permettre aux citoyen(ne)s tournaisien(ne)s de donner leur avis.

Pour que les citoyen(ne)s de Tournai et d’ailleurs  puissent donner leur avis sur le projet d’élargissement de l’Escaut en centre-ville, il faut d’abord qu’ils soient informés et puissent débattre de ce que la Ville propose.

Comme vous, nous attendions au moins une séance d'information pour nous permettre de donner un avis éclairé sur ce dossier avant que l’enquête publique ne se termine, soit le 24 novembre à 16h!

Mais, comme Soeur Anne, nous n’avons rien vu venir.  ECOLO Tournai a donc décidé d’organiser une réunion d’information en ses locaux et d’inviter largement les citoyens à venir y trouver de l’information, échanger de l’information, apporter ses réflexions.


En consultant le dossier, d'aucuns se sont inquiétés de certains choix proposés notamment quant à l’élargissement .

D’autres s’interrogent sur la qualité des aménagements prévus, sur les conséquences pour le commerce local durant les travaux.

Nous vous invitions donc à échanger avec nous lors d' une réunion d’information et de débat sur le sujet en présence de quelques connaisseurs du dossier. Celle-ci se tiendra en nos locaux

34  Rue de Marvis

 le mardi 17 novembre dès 20h30



Nous vous invitons dès maintenant à  prendre connaissance du dossier : vous pouvez télécharger celui-ci à la page consacrée aux enquêtes publiques en cours sur le site de Tournai.be


Bonne lecture et vive la démocratie participative!

mercredi 28 octobre 2015

La consultation populaire, le soleil en plus !

Depuis ce soir  du 27 avril où j'ai proposé au conseil communal d'organiser une consultation populaire à Tournai, j'avoue que j'ai eu quelques moments de doute.

"Peut-on mobiliser les citoyens sur un dossier de patrimoine alors que les problèmes sociaux sont aussi criants dans notre ville?"

"Peut-on mobiliser les habitants ruraux sur un sujet qui concerne surtout la Ville?"

"Peut-on consacrer une somme importante,  mobiliser le personnel communal et les citoyens bénévoles pour quelques personnes qui se déplaceront le 25 octobre pour voter"?


Après avoir voté dimanche, dès 8 heures,  j'ai pu vivre pleinement ce moment inédit à Tournai. J'ai, en effet, accepté le rôle d'assesseur "volontaire" auprès d'une équipe incomplète. "Faut être cohérente", que je me suis dit, il faut  assumer la responsabilité d'un acte que j'ai posé quelques mois plus tôt.

Je suis immédiatement conquise. L'équipe est joyeuse,  traversée aussi par quelques moments de doute quand le "client" tarde à se présenter.

Doutes vite balayés par l'arrivée des prochains votants.  Celles et ceux qui rejoignent le bureau sont fiers de venir donner leur avis, chaleureux, nous remerciant pour  notre dévouement.  Ils partagent aussi notre inquiétude sur les résultats : " Y a pas beaucoup de monde".  Le président connaissant son sujet, rétorque, confiant : "le coup de feu, ce n'est pas encore maintenant".  Puis, nous sommes un peu soulagés, quand nous comprenons que le seuil des 10% est atteint dans notre bureau et dans les bureaux voisins.

Je reste discrète mais mon coeur bat un peu vite. Je me sens poussée des ailes quand on dépasse les 100 votants et qu'on s'approche des 150 votants, soit le seuil des 20% .

Le temps passe, les votant(e)s arrivent toujours aussi concernés, aussi attentifs. L'un d'entre eux apporte un gâteau, "comme je le fais d'habitude  au bureau de vote" nous lance-t-il. 

13 heures sonnent. Le compteur des bulletins se bloque sur 145. Un bon chiffre même si j'avais espéré secrètement  quelques dizaines en plus.

L'équipe se salue, fière du devoir accompli.  On se congratule, on se reverra, c'est sûr, dans un autre bureau comme celui-ci ou par hasard lors d'une sortie à Tournai ou ailleurs. 

Quelques heures plus tard, j'apprends que le seuil est atteint pour le dépouillement,  et qu'en plus un(e) Tournaisien(ne) sur cinq a exprimé son avis,  dans les villages autant qu'en ville.

Et là, je comprends que mon geste, posé ce 27 avril, n'a pas été inutile.  Le doute n'est plus possible.  La démocratie reste décidément un beau projet, le soleil de ce 25 octobre en est le témoin.

mercredi 21 octobre 2015

Dimanche, les bobonnes iront ...donner leur avis

Vous n'êtes pas convaincu(e) de vous déplacer dimanche pour donner votre avis sur l'avenir du Pont des Trous? C'est pas grave,  je pense que je vais vous convaincre !!

"Cela ne sert à rien, tout est déjà décidé" dites-vous.

 NON, tout n'est pas décidé mais nous pouvons changer et influencer la décision du Collège et de l'administration wallonne si nous sommes nombreux à donner notre avis.


"Je suis contre la consultation populaire car elle coûte trop cher"dites-vous.

 NON, tout est relatif.  Les représentants politiques coûtent aussi en démocratie car celle-ci a un prix.  Par contre, certaines dépenses énormes ne rapportent rien aux citoyens. Vous voulez un exemple, en voilà un qui vous laissera songeur : 
la Ville de Tournai verse, chaque année, pendant 10 ans, 350 000 euros dans un puits sans fond pour "soi-disant" sauver la Banque Holding Communal qui devait sauver DEXIA!

Vous connaissez le sort de la banque Holding Communal???? Je vais vous le dire : elle est en faillite depuis plusieurs années!  Et nous, braves Tournaisiens, comme d'autres citoyens d'autres communes,  nous continuons à payer pour ce gâchis. Comptez un peu combien de consultations populaires pourraient être organisées pour le prix du renflouement d'une banque ... en faillite!

"Je suis contre les 2 projets, donc, je n'y vais pas" dites-vous.

 Ne soyez pas naïfs !!  Si vous ne vous déplacez pas, vous apportez de l'eau au moulin du Collège communal qui dit, "consultation populaire, ersatz de démocratie".   Lorsque l'on comptera les votants, s'il y a 10% de votants ou moins, le Collège proclamera : " il y a 90% ou plus de Tournaisiens qui sont d'accord avec moi et acceptent le projet."  Le Collège n'interprètera pas votre  absence comme une contestation. D'ailleurs, personne ne pourra interpréter votre absence comme une contestation, sinon vous.  Ne pas y aller, c'est soit, ne pas s'intéresser à la question, soit, être d'accord avec la position du Collège. Y aller et voter non aux 2 projets ou même oui aux 2, c'est donner son avis.

"On demande l'avis des gens sur un monument qui n'appartient pas à la ville et dont la décision ne sera pas prise par la Ville"disent certains.

 Ce n'est pas un bon argument, même s'il est défendu par l'Echevin délégué à la fonction maïorale.   Le ring d'Anvers, pour lequel on a demandé l'avis des Anversois, appartenait à la Région Flamande et non à la Ville d'Anvers.

Le Code de la démocratie locale prévoit de consulter la population sur des projets "d'intérêt communal", pas sur des propriétés de la Commune.  Le Conseil Communal de Tournai n'aurait pas pu demander une consultation populaire sur la mise à gabarit de l'Escaut à 2000 tonnes, car c'est un projet d'intérêt régional wallon et non un projet d'intérêt local.  Voilà la différence et non la propriété du bâtiment qui n'a absolument rien à voir dans le choix de consulter la population.


Le saviez-vous?  Après toute consultation populaire organisée en Belgique, les autorités ont adapté leur décision en fonction de l'avis émis par la population.

"Cette consultation est instrumentalisée par les partis politiques"disent certains.

 C'est encore un argument de notre Echevin délégué à la fonction maïorale. Et ..il est faux.

 La consultation est le seul moment où chacun(e)  dans l'isoloir fera son choix en âme et conscience et non en fonction de ses convictions politiques.

 Certains  partis peuvent faire campagne pour l'un ou l'autre projet comme le fait le  MR à Tournai tandis que d'autres, comme ECOLO, font campagne simplement pour que les gens se déplacent.  Cela n'est pas déterminant :  Le vote appartient à celui qui va voter.   Il n'y a que les dictatures qui instrumentalisent le vote de leurs citoyens.  La Prix Nobel de littérature qui vient d'être acclamée partout pour son courage politique, ne dit pas autre chose. Elle précise que, dans son pays, la Biélorussie, :  ce qui est important n'est pas qui va voter, ce que les gens votent mais bien qui va compter les votes!"

En Belgique, à Tournai, nous pouvons avoir confiance aux personnes qui compteront les votes. Cela reste quand même une démocratie où la voix de chacun(e) est enregistrée convenablement.

Dimanche, il fera sans doute beau. Avant d'aller vous promener, vous pouvez passer par le bureau de votre, cela vous prendra quelques minutes mais cela vaut la peine d'y aller.
Avez-vous entendu notre Echevin sur No Télé qui affirmait : "certains veulent demander l'avis à tout le monde, même aux bobonnes".



Moi, je lui réponds : "je suis une bobonne et je donnerai mon avis car il comptera aussi pour le futur de Tournai."

  Et si vous avez 16 , 17 ou 18 ans et  que le Pont des Trous n'est pas votre monument préféré, allez-y quand même.  C'est essentiel  pour pouvoir revendiquer d'autres consultations populaires dans le futur sur des sujets qui vous intéresseront vraiment.

mercredi 14 octobre 2015

L'élargissement de l'Escaut retardé ? De quel retard parle-t-on?

Alors que la consultation populaire sur le futur du Pont des Trous se déroulera le 25 octobre prochain, une vaste enquête publique sera lancée du 23 octobre au 24 novembre sur le projet global d'élargissement de l'Escaut à Tournai,.

Ce projet est énorme : il va  du Quai Luchet d'Antoing jusqu'au Pont des Trous en passant par le Pont à Pont, le Quai St Brice, le Quai Sakharov et la rive gauche de l'Escaut également, un très vaste chantier qui changera le visage du coeur de notre Ville;

Alors, n'hésitez pas, consultez le dossier et donnez votre avis.  Le Dossier peut être téléchargé sur le site de la Ville de  Tournai.


Savez-vous que le dossier de permis d'urbanisme a  pris du retard par rapport au timing prévu par la Région wallonne initialement : elle prévoyait le dépôt du dossier de permis  en avril 2015 devant le fonctionnaire délégué  suivi d'une enquête publique en mai 2015.

Mais la Région wallonne a attendu que l'Europe confirme son intervention financière, durant l'été 2015.  C'est faux de croire que le seul dossier du Pont des Trous, qui constitue la dernière phase de cet important chantier, occasionnerait un retard coupable, obligeant la Région Wallonne à renoncer à la subsidiation européenne.

Les travaux d'aménagement de l'Escaut à Tournai  comprennent un élargissement du fleuve sur une longueur importante en centre-ville, la reconstruction du Pont à Pont et  des aménagements sur les deux rives.  Ces imposants travaux risquent bien plus d'occasionner des retards de timing car ils peuvent toujours réserver quelques surprises.  L'aménagement du Pont des Trous constitue la 4e phase du chantier et est prévu en 2019-2020.





vendredi 9 octobre 2015

Citoyen(ne), je participe activement à la journée du 25 octobre à Tournai....

Non, je ne vous invite pas à monter aux barricades ce jour-là.  Je suis du genre pacifiste.
Pourtant, c'est bien une petite révolution que vivra Tournai ce 25 octobre.

Pour la première fois, les citoyen(ne)s de 16 ans et plus iront voter pour donner leur avis et non pour élire des représentants.

La Ville nous invite toutes et tous à donner un coup de mains pour la réussite de cette journée de citoyenneté et je relaie cette invitation à mon tour .  Une adresse mail : elections@tournai.be et un numéro de tél sont à votre disposition 069 33 23 93 pour offrir vos services.

Le site de la Ville reprend également les conditions pour pouvoir voter par procuration, je vous invite à aller consulter toutes ces infos.

Si vous avez des difficultés à vous déplacer, vous pouvez me contacter, je pourrais vous aider à trouver un chauffeur pour vous conduire au bureau de vote.

Montrons que nous pouvons donner un peu de notre temps et de notre énergie pour que cette consultation populaire soit une réussite de la démocratie à Tournai.





samedi 19 septembre 2015

Participez qu'ils disaient...

C'est simple!

Plus nous participons à la vie locale, plus notre avis comptera aujourd'hui et demain aussi

Rester chez soi n'est pas une solution

Participer à la vie locale c'est aussi s'informer

C'est pourquoi ECOLO   vous invite cordialement à  participer à une soirée-débat





mercredi 2 septembre 2015

Accueil humain et digne à Tournai

Hier soir, nous étions quelques dizaines à la caserne St Jean pour accueillir les premiers migrants qui éliront domicile à la caserne St Jean à Tournai pour quelques mois.

Membres de la plateforme d'accueil, membres du tout jeune mouvement citoyen Tournai-refuge, bénévoles fatigués mais heureux d'avoir donné de leur temps, jeunes travailleurs enthousiastes fraîchement recrutés par la Croix-Rouge, nous avons entouré les responsables de la Croix Rouge afin de réserver un accueil chaleureux mais discret à ces "amis humains du bout du monde",  dont nous ignorions presque tout, sauf qu'ils avaient vécu la peur, la guerre, le désespoir.

Nous savions à quel point se poser à Tournai était un moment important pour eux.

C'est pourquoi nous voulions les accueillir avec chaleur humaine  mais aussi avec beaucoup de retenue.

Une émotion intense a traversé notre petite troupe  lorsqu'ils et elles sont passé(e)s près de nous. Nous les applaudissions discrètement et ils répondaient par un sourire, un petit signe de la main.

Le courant est passé, comme on dit simplement. Ils et elles ont compris notre geste.  Les regards remplaçaient les mots.

 Cette caserne si froide et impersonnelle est devenue, en un instant, un petit havre de paix où il faisait bon vivre....notre humanité.










dimanche 16 août 2015

ECOLO Picardie solidaire des migrants....

"Écolo fait le choix de la dignité humaine…

… Et appelle à la solidarité et à la fraternité !

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » (Article premier de la déclaration universelle des droits humains), il nous semble aujourd’hui indispensable de l’appliquer concrètement.

C’est aussi parce que « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne » (Art.3 DDH) que nous souhaitons apporter notre aide aux demandeurs d’asile qui arriveront prochainement à Tournai.

Nous avons écouté, entendu et analysé les différents débats qui ont eu lieu sur le projet d’accueil et nous tenons aujourd’hui à proposer notre point de vue.

Étant donné que depuis 2000, près de 20 000 migrants sont morts en tentant de rejoindre l’Europe, 3500 en 2014 et déjà plus de 2000 cette année ;

nous ne voulons pas fermer les yeux sur cette tragédie !

 Étant donné que les tentatives persisteront parce que les individus qui font le choix de cette traversée n’ont aucune autre alternative dans le contexte de guerres, de discriminations, de famines, etc. qu’ils connaissent dans leur pays d’origine et que les migrations de tout temps et pour ces mêmes raisons, ont toujours existé ;

Nous savons qu’il est légitime pour tout être humain de choisir la dignité !

Étant donné que les flux migratoires ne représentent que 3% de la population mondiale, que 60% des migrants du Sud migrent vers … le Sud, que la Belgique compte moins d’un million d’étrangers (en situation de séjour légal) dont 2/3 sont originaires de l’UE et que cette migration stagne, voire diminue depuis les années 80 et qu’enfin le nombre de sans-papiers est estimé à 350 000 sur le territoire belge (soit 3% de la population belge) ;

nous n’adhérons pas à la théorie de l’invasion !

Étant donné que l’UE a décidé d’accueillir 40 000 migrants sur son territoire, soit 0,008% de la population européenne – soit 4 migrants pour 100 000 habitants par an ;

nous estimons que l’accueil est facilement gérable !

Étant donné que l’OCDE estime que la politique d’accueil représente 1% du PIB et a en moyenne un impact de 0,27 % sur les salaires et que les pays d’accueil recevront une aide financière de la part de l’Europe ;

nous ne craignons pas le coût de l’accueil !

Étant donné que ces demandeurs d’asile connaitront, en plus d’un périple très dangereux, des discriminations au logement et au travail mais devront également vivre avec la nostalgie de leur ancienne vie, le manque de tissus social et le stress d’un avenir incertain ;

nous choisissons l’accueil bienveillant et enthousiaste !

Étant donné que ces migrants ne cessent de rappeler aux frontières qu’ils sont des êtres humains ;
nous choisissons d’accueillir la vie !

Ainsi, dès l’arrivée des premiers demandeurs d’asile à Tournai, nous serons disponibles et actifs et espérons qu’un maximum de personnes seront prêtes à rejoindre les initiatives des associations qui s’inscrivent dans l’accueil des migrants." (Ecolo Picardie)



La première réunion citoyenne mise sur pied par la plateforme d'accueil des migrants à Tournai ce jeudi 13 a remporté un réel succès : plus de 100 personnes y étaient présentes. 

 Jeudi prochain, le 20 à 18h, une nouvelle assemblée citoyenne est prévue à la Maison de la Culture. La Croix Rouge y sera présente et répondra à toutes les questions sur l'arrivée des migrants et l'organisation à la caserne. N'hésitez pas à venir poser vos questions, à marquer votre intérêt pour cette question humanitaire cruciale.

dimanche 9 août 2015

Urgence humanitaire dans le monde, à Tournai, aussi...



"On ne peut pas accueillir toute la misère du monde" Une petite phrase qui semble de bon sens dans des pays européens en crise??

Aujourd'hui, cette position n'est pas tenable dans notre village-monde. De presque tous les continents,  hommes, femmes et enfants fuient leur pays en guerre.

L'ancien directeur du centre pour l'égalité des chances de Belgique francophone, Edouard Delruelle affirmait hier dans un journal :

  " Toute l'Europe oscille entre sécuritaire/humanitaire mais c'est le sécuritaire qui prend le dessus. Ce sont des mesures quasi-militaires d'une Europe forteresse et en même temps de compassion. L'Europe forteresse se présente sous couvert de réalisme mais c'est la position la plus irréaliste qui soit aujourd'hui."

La Commission européenne qui a validé les mesures sécuritaires s'en prend aujourd'hui aux Etats membres qui n'accueillent pas de manière humaine les réfugiés dans leur pays."Il ne suffit pas de s'émouvoir devant son poste de télévision" déclarait un Commissaire européen récemment.

 L'agence des Nations Unies pour l'accueil des réfugiés dans le monde (le HCR) condamne la Grèce pour son manque de structures d'accueil . C'est très interpellant que ce pays, lui-même en grande difficultés économiques, se retrouve seul pour faire face à cette arrivée massive de personnes en détresse.

photo camp de réfugiés à Calais
 Le HCR somme la France et la Grande Bretagne d'accueillir de manière digne les milliers de personnes qui s'entassent dans des camps à Calais, notamment en ouvrant les casernes désaffectées .

 Depuis plusieurs années, La Belgique refuse de mener une politique réaliste face à l'afflux de candidats réfugiés.  Le gouvernement  Michel et le gouvernement Di Rupo avant lui,  se réjouissaient en voyant la courbe descendante du nombre de demandes d'asile chaque mois en Belgique. Le gouvernement actuel a nié l'urgence humanitaire  en fermant  des centres d'accueil alors que le nombre de populations déplacées dans le monde n'a jamais été aussi énorme.

Si vous voulez vous en convaincre, n'hésitez pas à consulter les informations officielles du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) : "le nombre de personnes déplacées dans le monde pour cause de conflit dans leur pays n'a jamais été aussi élevé." 

Aujourd'hui, l'urgence devrait  faire taire ceux et celles qui utilisent  ce sujet sensible pour se déchirer politiquement.

Quand l'Europe et le HCR  suggèrent  à la France et à la Grèce d'ouvrir des casernes désaffectées, la Belgique augmente sa capacité d'accueil notamment dans les casernes.  Il est urgent d'offrir un toit à ces familles, plus nombreuses de jour en jour à demander l'asile chez nous. L'automne et l'hiver sont à notre porte.

Je vis à Tournai. Je suis engagée politiquement à Tournai. Je  refuse qu'il y ait une polémique  sur un sujet humanitaire d'une telle importance.  C'est comme si on refusait d'aider des populations victimes d'un séisme ou d'un tsunami sous prétexte que les conditions pour les héberger dans des camps de réfugiés n'étaient pas adéquates.

Dans un premier temps, il est important d'accueillir le mieux possible ces personnes dans les centres ouverts à cet effet, dont la caserne de Tournai.

Je considère, en tant qu'élue locale, que mon devoir sera de vérifier ces conditions d'accueil.

En tant que citoyenne du monde,  je n'hésiterai pas à donner quelques heures de mon temps pour aider ceux qui organisent l'accueil à Tournai.

Le centre d'accueil de Tournai sera géré par la Croix Rouge, mandatée par le pouvoir fédéral depuis plusieurs années pour cette fonction  et a acquis une vraie expérience professionnelle dans l'accueil.











jeudi 23 juillet 2015

Table ronde à Lille, le débat peut c'mincher...



Avoir des amis de l'autre côté de la frontière, c'est souvent très utile pour participer aux débats
citoyens qui concernent l'Eurométropole!  Grâce à la vigilance d'une amie de Baisieux, j'ai pu apporter ma contribution lors du débat de clôture relatif au  REGL (Réseau Express du Grand Lille)



Lors du dernier conseil communal à Tournai, nous avions été alertés par Rudy Demotte, président actuel de l'Eurométropole, de l'absence totale de prise en considération de la liaison Lille-Tournai dans les projets futurs de la Région Nord-Pas-de Calais. Le conseil communal a voté, à l'unanimité, une motion exigeant cette prise en considération.



La ligne ferroviaire Tournai-Lille est déjà bien malmenée actuellement : trop peu de trains aux heures de pointe, trains trop souvent supprimés, tarifs trop élevés....Pourtant, elle a un potentiel de fréquentation très important grâce aux nombreux étudiants qui traversent la frontière pour étudier dans les établissements tournaisiens, aux  travailleurs qui traversent chaque jour la frontière pour rejoindre la Métropole Lilloise.  Ces arguments, je les ai rappelés, haut et fort, lors de cette soirée de débat public organisée par la Commission du Débat Public.  Une opportunité que d'autres élus belges auraient pu saisir également, tant l'enjeu est important si on veut construire une Eurométropole qui tient compte de la vie quotidienne des citoyens.

Le projet défendu par la Région Nord Pas -de Calais privilégie les relations du Nord (Kortrijk) au Sud de la métropole lilloise (Lens-Douai) en négligeant totalement l'axe Est-Ouest. Regardez la carte qui reprend les infrastructures projetées, rien, absolument rien n'est prévu sur la ligne Tournai-Lille.
Où est l'esprit de l'Eurométropole Lille-Kortrijk, Tournai?
  Cet esprit qui souffle  sur les discours creux de politiciens en mal de projets ne parviendra-t-il jamais à donner corps à des réalisations concrètes améliorant la vie quotidienne des citoyens? J'ai rappelé tout cela lors de cette réunion publique, et ces propos ont été appuyés par des citoyens et élus français.  En effet, l' axe ferroviaire vers Tournai dessert également plusieurs communes de la communauté urbaine comme Asq, Baisieux et devrait être relié directement à Villeneuve d'Asq et Lesquin par une infrastructure légère.

Le projet REGL est heureusement loin d'être bouclé.  Les contributions des citoyens, des associations, des entreprises, des étudiants, des élus, des experts, ont été compilées par les responsables de la Commission du débat public. Son Président l'a promis lors de son discours de clôture :  "La Région ne pourra pas ignorer toutes ces contributions de grande qualité ".


Les Tournaisiens ont intérêt à suivre ce projet de près afin de faire entendre leur voix dans les prochains mois!





jeudi 2 juillet 2015

Les Grecs, c'est nous

Kennedy affirmait "ich bin ein Berliner", face à l'absurdité du mur de la honte à Berlin.

Aujourd'hui, la honte est à l'intérieur de l'Europe.   Dénonçons  l'attitude de nos dirigeants européens et du FMI qui enfoncent  un peuple dans la misère tout en martelant les propos de Margaret Thatcher, "there is no alternative", ce qui est faux.

Les peuples européens doivent être aux côtés des Grecs pour dénoncer cette attitude absurde. Car la Grèce reste un laboratoire pour  l'application d'une politique d'austérité à outrance dans toute l'Europe, voire dans le monde.  Après les Grecs, d'autres peuples seront victimes de cette politique absurde.

 Ce pays ne se relèvera jamais  s'il ne sort pas de la spirale de l'endettement et de l'austérité sans fin. De nombreux économistes, même s'ils ne sont pas nécessairement proches de la gauche grecque, estiment que la position du FMI est incompréhensible et surtout incohérente. Il y a un an environ, le FMI admettait qu'il fallait autre chose qu'une austérité à  tout prix car la recette ne marchait pas. Or, c'est ce même FMI qui a, à nouveau, durci sa position la semaine dernière lorsque les négociations avançaient entre l'Union européenne et la Grèce.


Soutenir ce fair deal, c'est dire oui à un accord raisonnable, et marquer son soutien  à un peuple qui souffre

lundi 22 juin 2015

la liberté d'expression en débat à Tournai

"qu’est-ce que la liberté d’expression ? Connaît-elle des limites ? Peut-on
condamner ou interdire certains propos ? Toutes les formes d’expression se valent-elles ? Doit-on mettre des balises ? Qui les détermine ? Quelle responsabilité cette liberté entraîne-t-elle ? Doit-on éduquer les jeunes à l’exercice de ce droit ? Quels rôles occupent internet et les réseaux sociaux ? Qui ou qu’est-ce qui remet en cause la liberté d’expression ? Comment est garanti l’exercice de la liberté d’expression ?

Autant de questions auxquelles Ateliers Port'ouverte et MJ Masure Quatorze chercheront des avec vous mais aussi des journalistes, des représentants de la jeunesse, des humoristes et des représentants politiques."


Le débat se tiendra à la salle “La Fenêtre”, 34 rue des Campeaux à Tournai dès 19 heures. La fin des débats et des différentes animations est prévue pour 21 heures."

mardi 16 juin 2015

Un dossier lourd sur les épaules d'un jeune conseiller écolo

Jean-François Letulle est conseiller de l'aide sociale depuis 5 mois seulement. Pourtant, il a de solides épaules pour supporter le poids  d'un dossier sensible et lourd de conséquences humaines suite aux informations qu'il a communiquées aux autorités du CPAS.

Chapeau Jean-François pour ton humanisme et ton professionnalisme dans cette situation difficile.






Voici le texte complet de la conférence de presse donnée par ECOLO ce matin :


Conférence de presse : ECOLO dénonce les dysfonctionnements et le manque de transparence au CPAS



"Avant tout, nous nous permettons de rappeler qu'il s'agit bien d'un drame personnel, quels que soient les éléments qui seront révélés par l'enquête. Nos pensées vont à la famille de Mme Ruffelart et au personnel du CPAS, qui a été durement touché suite au plan d'économie décidé par la majorité en place.



Bénéficiant de l'information sur d'éventuelles irrégularités financières  depuis une vingtaine de jours (Marie-Jo fontaine, conseillère sortante et moi-même), nous avons été amenés à gérer une information sensible dont, manifestement, j'étais le seul mandataire a être au courant. Nous situant à la frontière entre ce qui pouvait représenter un véritable scandale, si les faits s'avéraient exacts, et le risque d'attenter à l'honorabilité d'une personne, en qui par ailleurs nous avions du respect et de la confiance, nous avons été amenés à investiguer en toute discrétion en souhaitant préserver au mieux l'intérêt du CPAS.



Il me semble que la mission d'un mandataire public, en de telles circonstances, était d'agir avec efficacité, discrétion et dans le respect de nos convictions. A cette fin, nous avons privilégié jusqu'au bout l'intérêt du CPAS et, vu la gravité des faits, nous n'avons transmis aucune info à notre propre famille politique. Cela, c'est la ville qui s'en est chargée... Alors que, paradoxalement, on nous avait demandé avec force, lors du conseil de l'action sociale de ce vendredi dernier, de nous taire dans toutes les langues.



En étroite concertation avec Marie-Jo Fontaine, j'ai décidé d'en aviser l'autorité en la personne de la présidente du CPAS Rita Leclerc. Cette rencontre se déroule le mardi 9 juin.  J'ai partagé les informations avec elle et elle en a assuré la suite voulue. . Malheureusement, je déplore de ne pas avoir été tenu au courant de la suite des démarches comme convenu au préalable. Bien entendu, cela ne change rien aux nombreuses questions et responsabilités que soulève légitimement cette affaire!



De nombreuses questions, nous habitent, particulièrement, nous écologistes vu qu'un conseiller Ecolo avait fait part, déjà dans les années 90, d'irrégularités dans la gestion de certains comptes du CPAS." (propos de Jean-François, conseiller de l'aide sociale actuel, qui a dénoncé les faits de fraude au CPAS)





"Les questions précises et interpellantes de Jean-Paul, notre conseiller de l'aide sociale de l'époque, ont  amené la majorité en place à contraindre le receveur à prendre sa pension anticipée et il fut remplacé par la défunte directrice financière.



Voulant apprivoiser la comptabilité du CPAS afin de mener à bien son rôle de mandataire politique, Jean-Paul a conçu un fichier informatique lui permettant de comparer différents exercices comptables et chaque année, des totaux ne correspondaient pas. ... Lors d'une réunion technique préalable au vote du compte, le receveur n'a pas été en mesure de répondre aux différentes questions de notre conseiller. L'échevin des finances (Bertouille) est descendu ainsi que les services de la ville et quelques jours après, le receveur du CPAS était remplacé par Mme Ruffelart." (propos d'Olivier , conseiller de l'aide sociale, après Jean-Paul,  de 1992 à 1994)




"Nos questions aujourd'hui portent sur la gestion financière et sur la transparence dans la gestion du CPAS. La majorité en place a-t-elle pris des mesures de contrôle après les révélations d'irrégularités dans les années 1990 ? Visiblement non. Les contrôles internes en matière de comptabilité semblent totalement insuffisants.



Tous les trois mois, un conseiller de l'aide sociale vérifie les comptes du directeur financier mais il n'est pas formé à ce contrôle et se retrouve face à un ensemble de mécanismes impossibles à comprendre par sa seule bonne volonté. Il doit donc se résoudre à faire confiance aux experts en place.



Y-a-t-il un contrôle externe ? Il semble aussi insuffisant. Pourtant, le CPAS comme la ville, est sous la tutelle du CRAC et celui-ci épluche avec minutie les frais de fonctionnement, les investissements projetés mais contrôle-t-il les mouvements financiers, visiblement non.



Que dire de la tutelle régionale qui approuve les comptes du CPAS ? Chaque année, le Collège communal prononce, en communication, la phrase traditionnelle de l'autorité de tutelle « l'autorité de tutelle approuve les comptes du CPAS. » mais en quoi consiste ce contrôle ? Nous allons poser une question parlementaire au Ministre de tutelle afin qu'il précise exactement les contrôles effectués par l'autorité de tutelle.



Evidemment, les conseillers de l'aide sociale pourraient éplucher les comptes, les facturiers, les extraits bancaires, faire un véritable travail d'audit financier. Mais ils devraient d'abord être formés et être payés à plein temps pour réaliser ce travail de contrôle. Tout cela pose une question fondamentale sur le contrôle démocratique."(propos tenus par Marie-Christine, conseillère communale actuelle et depuis 1994)





"De manière plus générale, la transparence envers les membres du Conseil pose vraiment question à Tournai. Un exemple parmi d'autres mais révélateur : lors du conseil de l'aide sociale qui devait voter les licenciements, notre conseillère s'était rendue à plusieurs reprises au CPAS pour consulter le dossier qui est resté désespérément vide jusqu'au jour du vote. Lors du vote, les conseillers n'ont reçu qu'une liste reprenant les membres du personnel à licencier. On leur répétait qu'ils devaient faire confiance car les critères avaient été respectés.



Cette culture de la non-transparence se retrouve également lors de la présentation des comptes aux conseillers communaux où la dernière réunion de commission présentant les comptes n'a duré que 15 minutes !.



Il en est de même lors du conseil commun ville-CPAS où nous n'avons obtenu aucune réponse à nos questions sur les mesures que le CPAS comptait prendre pour combler le déficit.



Et la Ville n'est pas en reste en matière de non-transparence. C'était pourtant un des piliers de la « nouvelle politique » de la majorité.



Comme exemple, nous vous rappelons notre demande de permettre à un représentant de chaque famille politique du conseil communal de désigner un observateur pour les épreuves de sélection des postes de directeur général et financier de la ville. Celle-ci a été repoussée, et de quelle manière !!, par la majorité.



Les mandataires écolos veulent toujours travailler dans le respect des institutions qui ont été créées démocratiquement.



En tant que mandataires de l'opposition, nous essayons d'améliorer la transparence et la démocratie communale à l'intérieur même des assemblées par des propositions constructives, qui sont rarement suivies par le pouvoir en place (à l'exception sans doute du vote en faveur d'une consultation populaire récemment!)" (propos de Coralie, jeune conseillère communale depuis 3 ans)



"Mais notre rôle de mandataire d'opposition est aussi de dénoncer soit aux autorités judiciaires, soit par la presse, les manquements importants que nous constatons dans le fonctionnement de ces institutions.



Ainsi, rappelez-vous notre dénonciation aux autorités de tutelle et judiciaire de l'utilisation illégale par le Collège communal d'une partie des bénéfices de la CET : 10% des dividendes versés par la CET à la ville, se retrouvaient sur un compte de la CET à la disposition du seul Collège communal pour « arroser » clubs sportifs et associations, pratique totalement illégale. Ces subsides étaient alloués par le seul Collège, alors qu'ils sont la prérogative du Conseil Communal. La justice n'a pas condamné pénalement car il n'y avait pas enrichissement personnel des membres du Collège mais cette pratique a totalement disparu dès que nous avons révélé son existence.


Aujourd'hui aussi, il était de notre devoir de conseiller d'opposition de dénoncer ces faits dont nous avions eu connaissance." (propos de Marie-Christine, conseillère communale ayant investigué dans ce dossier de la CET)







"Au-delà de faits qui pourraient être imputés à une seule personne, nous ne pouvons faire l'économie d'une critique radicale du mode de gouvernance actuelle du CPAS. Nous appelons la majorité à prendre ses responsabilités." (conclusions d'Olivier, secrétaire politique actuel de notre locale ECOLO)











Jean-François Letulle, conseiller du CPAS depuis janvier 2015



Olivier Mariage, secrétaire politique et ancien conseiller CPAS de 1992 à 1994



Coralie Ladavid, conseillère communale depuis 2012



Marie-Christine Lefebvre, conseillère communale depuis 1994, cheffe de groupe









mercredi 3 juin 2015

A Elsa



Petite Elsa,

Tu  as changé mon monde
Je l'ai vu ce matin sur l'écran de mes rêves
Mon univers a rejoint le tien
Demain ne sera plus comme hier
Comme disait ton papy ce matin,
Des millions de gens vivent cet amour comme nous,
Pourtant, tant de familles errent  sur les mers du monde,
Tant d'enfants ne savent plus d'où ils viennent
Toi, tu nous relies  à eux,
Tu nous rappelles qu'on peut beaucoup quand on aime
Petite Elsa,
Tu as changé le monde
Tu lui as ouvert les bras
Il s'y est engouffré en un souffle,
Tu refuses  qu'on vive  un bonheur étroit
Plus jamais notre monde ne se refermera

Ta Mamy qui t'aime

jeudi 28 mai 2015

Pourquoi je soutiens l'action de Test-Achat contre la SNCB?

 Aujourd'hui, c'est jour de grève à la SNCB, un jour ordinaire de labeur  mais un jour de galère pour ceux et celles qui se déplacent en train.

Je me suis levée plus tôt que d'habitude et ai arpenté les quais de la gare de Tournai jusqu'à l'arrivée d'un premier train salvateur, celui de 7H24, qui m'a conduite à Mons sans encombre, après avoir joué le tortillard pendant près d'une heure.  De quoi j'me plains alors?

Je ne suis pas une pauvre victime des cheminots en colère mais je trouve que le sort de beaucoup d'étudiants, de  travailleurs, était peu enviable aujourd'hui.  Car, les jours de grève des conducteurs, c'est déjà une victoire lorsqu'un train quitte la gare, c'est un exploit lorsqu'il arrive à destination  mais cela tourne à la "roulette russe" pour le retour : rentrera, rentrera pas, ce soir???? Aujourd'hui, cela s'est bien terminé pour moi, car j'ai suivi les conseils avisés des accompagnateurs de train mais il m'est déjà arrivé de rester à quai à Mons définitivement jusqu'à la fin de la grève.

Faut-il donc réduire le droit de grève et remettre sur le gril la proposition de service minimum en cas de grève?  Ma réponse est simple  : deux fois, NON.

Le droit de grève est un droit social, acquis après de longues luttes de travailleurs qui ont, parfois, payé de leur vie.  C'est souvent le moyen ultime de faire comprendre que les travailleurs ont des droits.  Je ne partage pas l'opinion de ceux qui disent : "ils ont déjà bien la chance d'avoir un travail, de quoi se plaignent -ils encore". L'arme pacifique de la grève, permettra, je l'espère,  à tous ces travailleurs esclaves du capitalisme sauvage en Europe et sur d'autres continents d'obtenir des droits sociaux (horaire de travail décent, droit à une indemnité en cas de maladie, en cas de perte d'emploi...) tous ces droits acquis en Europe après un siècle de lutte.

Le service minimum, recette miracle de ceux qui prétendent  "défendre le droit au travail", est un leurre.  Parce que c'est très difficile à mettre en oeuvre.  Il faut connaître les forces en présence pour organiser le service . Mettre "sur rails" une journée de service minimal à la SNCB exigera sans doute  la réquisition de travailleurs, car il faut penser service minimal mais avec sécurité maximale!   Et en fin de compte, c'est un service médiocre, sans doute de moindre qualité que celui offert aujourd'hui par les travailleurs de bonne volonté, que la SNCB offrira aux voyageurs.

Aujourd'hui, comme lors des précédentes journées de grève programmées, l'action des conducteurs de train s'inscrit dans le cadre légal prévu. Mais les conducteurs grévistes doivent bien se rendre compte de l'impopularité de leur mouvement, certainement auprès des navetteurs mais aussi auprès de leurs collègues  de la SNCB.  Oui, ceux-ci nous le chuchotent dans le train, sur le ton de la confidence : "nous ne sommes pas solidaires de ce mouvement des conducteurs, parce qu'ils prennent les voyageurs en otage." Le malaise est palpable chez les accompagnateurs, chez les autres travailleurs de la SNCB qui, eux aussi, prennent le train pour se rendre au boulot.  Pourquoi ce malaise?  Parce que cette grève semble injuste : des conducteurs usent et abusent du pouvoir lié à leur fonction pour faire avancer leurs exigences. Ils n'inscrivent nullement leurs demandes dans un élan de solidarité avec tous ceux qui ont des conditions de travail difficiles ou peinent à trouver une place dans la société.

Les conducteurs de train ont le devoir moral d'informer de manière transparente,  les voyageurs de leurs revendications, de la pénibilité de leur travail car celle-ci est incontestable, au vu des heures souvent décalées de leurs services.  Mais le font-ils?  Recherchent-ils l'appui d'autres classes de travailleurs? Non, aujourd'hui, en tout cas, ils n'étaient pas présents pour sensibiliser le public à leurs revendications. Nous avons eu l'impression, comme d'habitude, de grévistes fantômes, qui n'ont rien à revendiquer, ou, du moins, qui ne cherchent pas d'appui extérieur à leur "caste".   S'ils obstinent à maintenir de tels comportements, leur mouvement deviendra de plus en plus impopulaire et servira de moins en moins  leur cause.

Alors, oui, je soutiens le mouvement de consommateurs Test-Achats, non pas pour obtenir 35 euros de compensation, mais pour marquer mon désaccord avec un comportement de "caste" qui, finalement, dessert tout mouvement social bien  nécessaire pour faire avancer les droits de tous.





samedi 16 mai 2015

Les agriculteurs ont besoin de nous pour survivre

Et nous avons besoin des agriculteurs pour vivre. 

Pourtant, ils sont de moins en moins nombreux en Belgique.  Ils souffrent d'une mondialisation accrue du commerce des produits agricoles et souffrent de la politique agricole européenne et mondiale comme  la suppression récente des quotas laitiers.

L'agriculture familiale perd de plus en plus de terrain face à l'agro-industrie, au détriment des petits agriculteurs et de la qualité des produits que nous mangeons.

En tant que consommateurs, nous pouvons aider à la survie de l'agriculture familiale mais pour cela, nous devons prendre conscience de cette situation et connaître les moyens dont nous disposons pour apporter notre aide.

Venez nombreux à cette soirée coorganisées par Oxfam, Terre en vue, Nature et Progrès à Tournai ce mercredi 20 mai prochain.




mardi 28 avril 2015

Tournai, consultation populaire/ / première




"Moi, la politique, cela ne m'intéresse pas" entend-on souvent.
"Les politiques, tous les mêmes, ils pensent qu'à eux" 
"moi, je n'irai pas voter car de toute façon, ça ne changera rien".  De plus en plus de citoyens se désintéressent de la vie politique.  Parce qu'il(elle)s n'y croient plus !

En tant que mandataire politique communale, je constate la difficulté de développer un dialogue constructif entre les  citoyen(ne)s et leurs représentant(e)s mais je refuse de m'arrêter à ce constat.  Comme le font les écologistes, partout où ils sont présents, que ce soit dans la majorité ou dans l'opposition, j'essaie de contribuer à améliorer la vie démocratique dans ma commune sous toute forme de participation citoyenne.

C'est pourquoi, j'ai demandé, pas moins de trois fois en 20 ans, d'instaurer  le droit d'interpellation des citoyens au conseil communal. Les majorités en place à l'époque (PS-MR et  PS-CDH) ont, chaque fois, repoussé ma proposition.  C'est grâce à un décret du Parlement Wallon obligeant les communes à mettre en oeuvre ce droit d'interpellation que les Tournaisien(ne)s ont pu accéder à ce droit. Depuis sa mise en oeuvre en 2013,  trois citoyens  ont usé de ce droit d'interpeller le Collège communal.  A ECOLO, nous continuons à encourager les citoyen(ne)s à exercer ce droit quand c'est possible et à participer de manière active aux enquêtes publiques, aux conseils consultatifs.

 Au conseil communal de ce 27 avril , c'est un autre droit citoyen qu'ECOLO a voulu défendre, par ma voix  : le droit pour les habitants de notre ville de donner leur avis par l'organisation d'une consultation populaire. Le débat qui a suivi ma proposition a été vif, les avis souvent tranchés, exprimés avec passion.  Mais ma surprise était totale lors du décompte des voix :  22 voix pour, 9 abstentions et 5 voix contre. Ma proposition est adoptée : pour la première fois à Tournai, une consultation populaire sera organisée. Les habitant(e)s de Tournai, âgés de 16 ans au moins, pourront y participer . Il(elle)s devront être au moins 5700 (soit 10% de la population concernée) à  participer au vote pour qu'on dépouille et publie les résultats.

Aujourd'hui, seulement, je réalise que c'est une première  à Tournai . Mais aujourd'hui aussi, je réalise qu'il faut que ce soit une réussite pour redonner à mes  concitoyen(ne)s foi en la démocratie.

Pour nous écologistes, cela implique que toutes et tous soient bien informés sur les choix à réaliser, que  les débats soient  passionnés dans le respect de l'avis des uns et des autres.

Et surtout, que nous soyons nombreux dans les files devant les bureaux de vote, fiers et heureux(ses) de pouvoir donner notre avis !




mercredi 22 avril 2015

On ne lâche rien ....



C'est en tant que maman et bientôt mamie, que j'ai marché samedi en compagnie de citoyen(ne)s  contre le futur TTIP, traité de libre échange transatlantique.

Une maman et une mamie inquiète des conséquences de ce traité sur la qualité de vie de nos enfants, dans un monde déjà dérégulé à outrance. Un monde où les puissances de l'argent mettront à genoux ceux qui veulent défendre le bien-être des habitants par des règlementations contraignantes.











Nous étions 2000 personnes à marcher dans la bonne humeur, sous le soleil bruxellois ce samedi














Nous avons appris que les  parlementaires européens n'ont accès à aucun document, ne connaissent pas les sujets que les Etats-Unis mettent sur la table de négociations.  Les élus ne pourront qu'émettre un vote négatif ou positif sur l'ensemble du traité tel qu'il aura été négocié par la Commission européenne, sans y apporter le moindre amendement.






"On ne lâche rien" scandaient  les manifestants.  L'opposition doit être forte, permanente pour s'opposer à ce déni de démocratie de la part de l'Europe.   Dans les conseils communaux, au parlement wallon, au parlement bruxellois, des motions sont votées. Mais il faut que ces prises de position soient  courageuses et demandent l'arrêt des négociations tant que des avancées démocratiques ne seront pas acceptées par la commission européenne.  La pression citoyenne doit continuer.  Nous pouvons toujours soutenir l'initiative des citoyens européens, un petit clic citoyen qui nous fera du bien à tous et surtout aux futurs citoyens de cette terre !




dimanche 12 avril 2015

TTIP Non merci

Nous savons qu'il est très difficile de contrer le pouvoir des multinationales surtout lorsqu'ils sont soutenus aveuglément par les pouvoirs publics comme la commission européenne.

Notre seule arme pacifique est d'être nombreux à s'y opposer  : refuser ces accords qui se négocient en secret, refuser d'être complices en restant passifs!





lundi 6 avril 2015

Le Haut Escaut, lien entre France, Wallonie et en Flandre ...

Tel était le thème de la croisière organisée par l'association Escaut sans frontières  à laquelle j'ai participé ce 3 avril.

Des  experts  ont pris la parole entre Antoing et Oudenaarde afin de nous présenter des projets économiques, environnementaux qui façonneront le visage de notre région.



Dans la portion wallonne, deux ports fluviaux se développent sous la direction du  PACO (Port Autonome de l'Ouest et du Centre,) ce sont les plateformes de Vaulx et de Pecq.

plateforme de Vaulx
A Vaulx, la plateforme a été concédée à un gestionnaire privé, filiale de la société Dufour.  Ce projet a une pertinence économique mais est une vraie balafre dans le parcours campagnard du fleuve entre Antoing et Tournai.  D'après les intevenants du Port et du SPW, la plateforme de Pecq et les nouvelles plateformes seront plus intégrées dans leur environnement. La directrice du PACO est convaincue qu'il est possible de développer une activité portuaire tout en respectant la nature environnante et en diminuant un maximum les nuisances liées à cette activité.  Cette option devient une évidence lorsqu'on se balade sur le fleuve. En effet, celui-ci  marque vraiment le paysage par sa quiétude, et ses abords doivent être préservés au maximum.


Escaut à hauteur de Bossuyt
Dans la droite ligne de ce constat, j'ai d'ailleurs proposé à  Escaut Sans Frontières et au Contrat de rivière d'accentuer la collaboration  entre  régions pour un aménagement durable des berges.  La différence est tellement flagrante lorsqu'on passe de Wallonie en Flandre où les berges sont plus arborées et la biodiversité ainsi mieux préservée.






rétrécissement Escaut à Tournai
Un autre projet d'envergure sur la portion wallonne est l'élargissement de l'Escaut dans la traversée de Tournai.  Le représentant du Service Public de Wallonie (SPW) a expliqué longuement la difficulté actuelle de traverser  Tournai pour les bateaux de 1500 à 2000 tonnes en précisant que la partie la plus difficile à négocier est bien le rétrécissement à partir du Pont à Pont et, dans une moindre mesure, le passage du Pont des Trous. Il a confirmé les propos du Collège communal en réponse à ma question posée en mars dernier.(voir ci dessous, réponse détaillée à cette question ).



Centrale électrique de Ruien
Avant de terminer notre périple à Oudenaarde, les représentants de la province Oost-Vlaanderen nous ont décrit l'ambitieux projet de démolition et réhabilitation du site de la centrale électrique de Ruien, qui fut la plus grosse centrale électrique au charbon de Belgique, fermée par Electrabel depuis 2 ans .  Ce projet devrait allier économie et patrimoine par la création d'une zone  pour PME et la rénovation d'une partie du site bâti.







La croisière était très enrichissante  : mieux vaut bien connaître la réalité de terrain avant de se prononcer sur les projets qui engageront l'avenir de notre commune !








Dossier élargissement de l'Escaut à Tournai, réponse du Collège communal de Tournai ce 23 mars 2015