mardi 16 juin 2015

Un dossier lourd sur les épaules d'un jeune conseiller écolo

Jean-François Letulle est conseiller de l'aide sociale depuis 5 mois seulement. Pourtant, il a de solides épaules pour supporter le poids  d'un dossier sensible et lourd de conséquences humaines suite aux informations qu'il a communiquées aux autorités du CPAS.

Chapeau Jean-François pour ton humanisme et ton professionnalisme dans cette situation difficile.






Voici le texte complet de la conférence de presse donnée par ECOLO ce matin :


Conférence de presse : ECOLO dénonce les dysfonctionnements et le manque de transparence au CPAS



"Avant tout, nous nous permettons de rappeler qu'il s'agit bien d'un drame personnel, quels que soient les éléments qui seront révélés par l'enquête. Nos pensées vont à la famille de Mme Ruffelart et au personnel du CPAS, qui a été durement touché suite au plan d'économie décidé par la majorité en place.



Bénéficiant de l'information sur d'éventuelles irrégularités financières  depuis une vingtaine de jours (Marie-Jo fontaine, conseillère sortante et moi-même), nous avons été amenés à gérer une information sensible dont, manifestement, j'étais le seul mandataire a être au courant. Nous situant à la frontière entre ce qui pouvait représenter un véritable scandale, si les faits s'avéraient exacts, et le risque d'attenter à l'honorabilité d'une personne, en qui par ailleurs nous avions du respect et de la confiance, nous avons été amenés à investiguer en toute discrétion en souhaitant préserver au mieux l'intérêt du CPAS.



Il me semble que la mission d'un mandataire public, en de telles circonstances, était d'agir avec efficacité, discrétion et dans le respect de nos convictions. A cette fin, nous avons privilégié jusqu'au bout l'intérêt du CPAS et, vu la gravité des faits, nous n'avons transmis aucune info à notre propre famille politique. Cela, c'est la ville qui s'en est chargée... Alors que, paradoxalement, on nous avait demandé avec force, lors du conseil de l'action sociale de ce vendredi dernier, de nous taire dans toutes les langues.



En étroite concertation avec Marie-Jo Fontaine, j'ai décidé d'en aviser l'autorité en la personne de la présidente du CPAS Rita Leclerc. Cette rencontre se déroule le mardi 9 juin.  J'ai partagé les informations avec elle et elle en a assuré la suite voulue. . Malheureusement, je déplore de ne pas avoir été tenu au courant de la suite des démarches comme convenu au préalable. Bien entendu, cela ne change rien aux nombreuses questions et responsabilités que soulève légitimement cette affaire!



De nombreuses questions, nous habitent, particulièrement, nous écologistes vu qu'un conseiller Ecolo avait fait part, déjà dans les années 90, d'irrégularités dans la gestion de certains comptes du CPAS." (propos de Jean-François, conseiller de l'aide sociale actuel, qui a dénoncé les faits de fraude au CPAS)





"Les questions précises et interpellantes de Jean-Paul, notre conseiller de l'aide sociale de l'époque, ont  amené la majorité en place à contraindre le receveur à prendre sa pension anticipée et il fut remplacé par la défunte directrice financière.



Voulant apprivoiser la comptabilité du CPAS afin de mener à bien son rôle de mandataire politique, Jean-Paul a conçu un fichier informatique lui permettant de comparer différents exercices comptables et chaque année, des totaux ne correspondaient pas. ... Lors d'une réunion technique préalable au vote du compte, le receveur n'a pas été en mesure de répondre aux différentes questions de notre conseiller. L'échevin des finances (Bertouille) est descendu ainsi que les services de la ville et quelques jours après, le receveur du CPAS était remplacé par Mme Ruffelart." (propos d'Olivier , conseiller de l'aide sociale, après Jean-Paul,  de 1992 à 1994)




"Nos questions aujourd'hui portent sur la gestion financière et sur la transparence dans la gestion du CPAS. La majorité en place a-t-elle pris des mesures de contrôle après les révélations d'irrégularités dans les années 1990 ? Visiblement non. Les contrôles internes en matière de comptabilité semblent totalement insuffisants.



Tous les trois mois, un conseiller de l'aide sociale vérifie les comptes du directeur financier mais il n'est pas formé à ce contrôle et se retrouve face à un ensemble de mécanismes impossibles à comprendre par sa seule bonne volonté. Il doit donc se résoudre à faire confiance aux experts en place.



Y-a-t-il un contrôle externe ? Il semble aussi insuffisant. Pourtant, le CPAS comme la ville, est sous la tutelle du CRAC et celui-ci épluche avec minutie les frais de fonctionnement, les investissements projetés mais contrôle-t-il les mouvements financiers, visiblement non.



Que dire de la tutelle régionale qui approuve les comptes du CPAS ? Chaque année, le Collège communal prononce, en communication, la phrase traditionnelle de l'autorité de tutelle « l'autorité de tutelle approuve les comptes du CPAS. » mais en quoi consiste ce contrôle ? Nous allons poser une question parlementaire au Ministre de tutelle afin qu'il précise exactement les contrôles effectués par l'autorité de tutelle.



Evidemment, les conseillers de l'aide sociale pourraient éplucher les comptes, les facturiers, les extraits bancaires, faire un véritable travail d'audit financier. Mais ils devraient d'abord être formés et être payés à plein temps pour réaliser ce travail de contrôle. Tout cela pose une question fondamentale sur le contrôle démocratique."(propos tenus par Marie-Christine, conseillère communale actuelle et depuis 1994)





"De manière plus générale, la transparence envers les membres du Conseil pose vraiment question à Tournai. Un exemple parmi d'autres mais révélateur : lors du conseil de l'aide sociale qui devait voter les licenciements, notre conseillère s'était rendue à plusieurs reprises au CPAS pour consulter le dossier qui est resté désespérément vide jusqu'au jour du vote. Lors du vote, les conseillers n'ont reçu qu'une liste reprenant les membres du personnel à licencier. On leur répétait qu'ils devaient faire confiance car les critères avaient été respectés.



Cette culture de la non-transparence se retrouve également lors de la présentation des comptes aux conseillers communaux où la dernière réunion de commission présentant les comptes n'a duré que 15 minutes !.



Il en est de même lors du conseil commun ville-CPAS où nous n'avons obtenu aucune réponse à nos questions sur les mesures que le CPAS comptait prendre pour combler le déficit.



Et la Ville n'est pas en reste en matière de non-transparence. C'était pourtant un des piliers de la « nouvelle politique » de la majorité.



Comme exemple, nous vous rappelons notre demande de permettre à un représentant de chaque famille politique du conseil communal de désigner un observateur pour les épreuves de sélection des postes de directeur général et financier de la ville. Celle-ci a été repoussée, et de quelle manière !!, par la majorité.



Les mandataires écolos veulent toujours travailler dans le respect des institutions qui ont été créées démocratiquement.



En tant que mandataires de l'opposition, nous essayons d'améliorer la transparence et la démocratie communale à l'intérieur même des assemblées par des propositions constructives, qui sont rarement suivies par le pouvoir en place (à l'exception sans doute du vote en faveur d'une consultation populaire récemment!)" (propos de Coralie, jeune conseillère communale depuis 3 ans)



"Mais notre rôle de mandataire d'opposition est aussi de dénoncer soit aux autorités judiciaires, soit par la presse, les manquements importants que nous constatons dans le fonctionnement de ces institutions.



Ainsi, rappelez-vous notre dénonciation aux autorités de tutelle et judiciaire de l'utilisation illégale par le Collège communal d'une partie des bénéfices de la CET : 10% des dividendes versés par la CET à la ville, se retrouvaient sur un compte de la CET à la disposition du seul Collège communal pour « arroser » clubs sportifs et associations, pratique totalement illégale. Ces subsides étaient alloués par le seul Collège, alors qu'ils sont la prérogative du Conseil Communal. La justice n'a pas condamné pénalement car il n'y avait pas enrichissement personnel des membres du Collège mais cette pratique a totalement disparu dès que nous avons révélé son existence.


Aujourd'hui aussi, il était de notre devoir de conseiller d'opposition de dénoncer ces faits dont nous avions eu connaissance." (propos de Marie-Christine, conseillère communale ayant investigué dans ce dossier de la CET)







"Au-delà de faits qui pourraient être imputés à une seule personne, nous ne pouvons faire l'économie d'une critique radicale du mode de gouvernance actuelle du CPAS. Nous appelons la majorité à prendre ses responsabilités." (conclusions d'Olivier, secrétaire politique actuel de notre locale ECOLO)











Jean-François Letulle, conseiller du CPAS depuis janvier 2015



Olivier Mariage, secrétaire politique et ancien conseiller CPAS de 1992 à 1994



Coralie Ladavid, conseillère communale depuis 2012



Marie-Christine Lefebvre, conseillère communale depuis 1994, cheffe de groupe









1 commentaire:

  1. Grand temps que le PS passe la main ! pour le bien être de tous les Tournaisiens.
    Depuis des dizaines d'années ce parti a fait de la chose publique tournaisienne son affaire, sa propriété, avec la complicité des CdH et MR qui ont chaque fois servi de strapontin pour partager les miettes du festin ... sans en changer le menu.
    Exactement le même scenario qu'en Wallonie. Ils sont parvenus à faire croire qu'ils sont eux-mêmes l'alternative aux effets pervers de leur propre politique.
    Le sinistre Massy (le même qui a commencé a creusé le trou du CPAS en renforçant le déficit de l'hôpital civil ... puis de la commune) s'est fait passé pour le rédempteur après les mandats des VanSpitaels, grand investisseur immobilier aux frais de la commune et Delcroix, celui qui a enterré le tourisme dans la carrière de l'Orient confondant piscine de camping et piscine communale ... ! Puis le sieur Massy qui s'est pris pour un pharaon sans le sous (et sans vision politique) ... qui s'est lancé dans des constructions improvisées d'infrastructures inadaptées qui coûtent encore des fortunes (stade de foot sans subside doté d'un litige avec le SPF finances assorti d'un montage de dossier tordu ... ahhh les relations dangereuses avec Bouyge$ .. + commissariat improvisé la veille de la réforme de la police + fusion hyper onéreuse des hôpitaux avec absorption de l'hôpital civil qui agonisait suite à une gestion inconséquente + les tipies de la pleine des manoeuvres + la funeste fusion de l'Union et du Racing + ...). Succédant à ces deux mandats de gestion massynienne catastrophique (tiens ! qui était le chef de cabinet de Massy lors du premier mandat ? ... et lors du second mandat ? ...), sieur Demotte s'est pointé comme celui qui n'avait rien à voir avec la gestion des années précédentes. D'ailleurs en campagne électorale il a toujours refusé d'évaluer les politiques précédentes ... oubliant qu'il s'agissait de continuer la gestion du PS ... depuis la fusion des communes ! en 1977 ... soit près de 40 années sans discontinuité aux affaires !
    Côté finances, la CET a toujours joué un rôle important durant ces années ... permettant une culture de la "cagnotte" utilisée en dehors de tout contrôle démocratique (tiens ! pourquoi le scandale de la DF du CPAS tombe quelques mois après la "fin" de la CET ...?) En son temps, Ecolo a d'ailleurs dénoncé la règle des 10% ... L'opacité de la gestion publique, le clientélisme, les services aux amis de mes amis, l'embauche clientélisée, et tutti quanti font partie du génome du PS ... ALors grand temps d'aller voir ailleurs. Il est IMPOSSIBLE de changer la gestion politique à Tournai sans se passer du PS ... et cela il est grand temps que les autres partis le comprennent !!! Mieux vaut une majorité diverse sans PS pour remettre les choses à plat et changer la gouvernance que de jouer le jeu de qui sera le partenaire inoffensif et consentant du PS ...

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