dimanche 11 juillet 2010

Journée Vie Féminine 2010 : les femmes et la précarité


Par un beau jour d'été, des femmes de tous horizons se sont réunies pour réfléchir sur la précarité des femmes ici et ailleurs dans le monde.
Invité le matin, le président du CPAS de Namur, Philippe Defeyt insiste : "quelle que soit la situation dans laquelle se trouvent les personnes en situation de pauvreté, dans la campagne, en ville, entourée de gens qui les soutiennent, en formation, au travail, dans la rue, ....leur vie reste difficile au quotidien."
C'est une réflexion que nous devons garder dans un coin de notre tête, lorsque nous condamnons certaines personnes : "elle l'a voulu"; "il est fainéant"; il a triché...."quand on veut, on s'en sort toujours, regardez celui-là, il travaille...."
La crise actuelle amène de plus en plus de travailleurs(ses) dans la précarité. Parmi ceux-ci, les femmes qui prestent pour les titres-services et celles qui travaillent à temps partiel sont certainement les plus fragilisées.
Il est temps de repenser notre système économique pour qu'il rapporte de plus justes revenus à tous : actuellement, l'écart entre les nantis et les pauvres ne fait que s'accroître.

L'après-midi, nous étions réunies en ateliers et j'avais choisi "la sécurité sociale, parlons-en": avec des femmes de différents pays. On s'aperçoit que les situations sont très difficiles dans les pays du Sud : souvent pas de pensions pour les travailleurs (sauf services publics); les soins de santé peu développés, pas d'allocations de chômage ou simplement une allocation de misère payable quelques mois seulement.
Un espoir quand même : des mutuelles se créent à partir de caisses alimentées par les travailleurs eux-mêmes. L'histoire sociale s'exporte et se répète : en fin du 19e siècle et début du 20e siècle en Europe, ce sont les caisses mutuelles qui ont permis aux travailleurs de faire face au drame de la maladie, du chômage ou de la vieillesse.


Bref, une journée enrichissante: un grand chantier est ouvert. Des témoignages entendus à ne pas oublier surtout et des idées à concrétiser pour un mouvement de femmes qui traite avec compétence et dynamisme des problématiques de son époque.

1 commentaire:

  1. On n'entend plus du tout la question des droits individuels à construire en sécurité sociale ???

    - les séparations, divorces se multiplient et sont source d'une grande précarité parce que les droits étaient ouverts sous le couvert de la solidarité familiale. Quand garantira-t-on la solidarité dans le respect de l'autonomie des personnes ?

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