vendredi 25 avril 2014

En campagne électorale avec Groen à Kortrijk..

Etre candidate pour le parlement fédéral signifie, pour moi, connaître la vie politique et les débats qui animent la région flamande du pays.  J'ai naturellement accepté l'invitation de nos amis Groen de Kortrijk de participer à la soirée organisée par Budafabriek Kortrijk intitulée "What's the matter with politics"


Le "kunstencentrum" Budafabriek est connu pour ses initiatives culturelles originales : l'objectif de cette soirée était  culturel et politique : "geen gesprek voor eigen kerk" (qu'on peut traduire ainsi "ne faites pas de discours pour vos amis ". Le thème que les intervenants devait développer était "le monde et la société dans les 30 prochaines années, comment les voyez-vous et qu'allez-vous faire pour développer votre société idéale"!

En arrivant, vous recevez le numéro de la salle où vous irez écouter le discours d'un homme politique (et oui, petite lacune, il n'y avait aucune femme politique parmi les invités). vous ignorez qui sera invité dans cette salle !

Après une pause sympa au bar, vous êtes invité à reprendre le chemin de la même salle où un autre invité politique surprise "vous vendra son projet".

Pour le 3e discours, vous pouvez choisir l'intervenant que vous voulez entendre dans la salle de votre choix.

 Un concept dynamique à copier par tous les  centres culturels et associations citoyennes dans notre pays et en Europe  pour ces élections du 25 mai ou plus tard.

Comment Bart Caron (député Groen courtraisien et tête de liste pour le parlement flamand) voit notre société dans les 30 prochaines années : morceaux choisis .









mercredi 23 avril 2014

La démocratie interne est une vraie valeur pour les Verts et on doit le faire savoir !



La presse se fait l'écho de la comparaison effectuée par ECOLO des modes de fonctionenment interne des partis politiques.

 C'est la campagne électorale et on ne doit pas se cacher : il faut faire connaître aux électeurs notre fonctionnement démocratique, pas toujours facile à vivre de l'intérieur  et à faire comprendre à l'extérieur !





Voici le tableau publié par nos coprésidents hier :






Plus parlant qu'un long discours !


dimanche 20 avril 2014

L'Europe sauvera-t-elle la paix en Ukraine?

photo reuters
J'ai été effarée en ce matin de Pâques d'apprendre que les responsables des Eglises Orthodoxes de Russie et d'Ukraine appelaient plutôt leur peuple à la guerre qu'à la paix.  A Moscou, l'Eglise rappelle qu'il faut préserver "La Grande Russie" alors qu'à Kiev, l'Eglise rappelle que l'Ukraine doit être préservée des Russes. 


Pendant ce temps, la crise à l'est de l'Ukraine débouche sur ses premiers affrontements mortels.

 L'Europe a-t-elle mesuré l'ampleur de cette crise?  Sera-t-elle enfin à la hauteur pour éviter d'assister à une guerre civile à sa porte?  A-t-elle enfin retenu la leçon du conflit des Balkans?

Les accords signés à Genève n'ont-ils servi à rien? La situation en ce jour de Pâques porte à croire qu'ils sont loin d'être appliqués. Il est urgent d'aider au désarmement en Ukraine au lieu de croire de manière naïve que l'accord pacifiera d'office la région.

La propagande anti-Kiev a fonctionné à plein régime : la population des villes de l'Est se sent menacée par le régime de Kiev et son alliée: l'Europe. Elle se sent menacée comme aux heures sanglantes du fascisme et du nazisme.  Leur seul rempart étant alors la Russie protectrice. Comment rendre confiance à ce peuple aux abois? Comment réconcilier les Ukrainiens prorusses et proeuropéens?

L'Europe et la Russie vivront en paix durable si l'Ukraine vit en paix. Il est temps d'y penser et d'agir.



 

mardi 8 avril 2014

Marché ou marchés du samedi (suite)...


Voici le résultat d'un sondage express réalisé par le quotidien L'Avenir sur la question d'un seul marché en centre-ville comme je l'ai proposé au dernier conseil communal ou sur le maintien de deux marchés comme actuellement.



Cela n'a pas de valeur scientifique comme l'explique le journaliste mais cela a le mérite de lancer le débat au sein de la population et non uniquement par un échange de propos entre élus.  Aujourd'hui, je peux vous confirmer que j'ai reçu beaucoup de soutiens de Tournaisien(ne)s, oralement lors de mon passage samedi dernier au marché ou par mails.  D'autres m'ont aussi fait part de leur réticence ou de leur mécontentement mais c'est bien un débat qui est lancé. Et c'est aussi l'objectif de mon intervention de lundi dernier.  En effet, je ne peux me résoudre à voir notre centre-ville se vider de ses commerces et j'aimerais tant que les citoyen(ne)s se mobilisent et donnent des idées pour changer cette situation.

mardi 1 avril 2014

Le débat a tourné court au conseil communal ce lundi, c'est dommage....

En proposant au conseil communal de faire revenir un grand marché en centre-ville, je voulais que le débat soit ouvert à tous les conseillers communaux de la majorité et de l'opposition.
J'avais volontairement évité de poser une question orale au Collège car, dans ce cas, le règlement d'ordre intérieur n'offre pas de possibilité de débat mais simplement une réponse du Collège et un droit de réplique du (de la) conseiller(ère) qui a posé la question.

C'est malheureusement ce scénario-là qui s'est passé hier soir.  Le Collège a donné la parole à l'Echevine du commerce qui avait préparé sa batterie d'arguments pour démolir ma proposition.

Je ne peux accepter son argument essentiel  : ma proposition opposerait les commerçants des différents quartiers!  C'est une vision bien étriquée alors que mon objectif est bien que les clients ne quittent pas le centre-ville dès qu'ils ont terminé leur achats sur un marché mais déambulent un peu partout.

En donnant  l'exemple de la Rue Royale, je trouve qu'on caricature au plus haut point ma proposition. A moins que j'aie une vision tout à fait tronquée de la localisation de celle-ci, la Rue Royale se trouve exactement entre les quais et la Place Crombez. Si le marché s'étendait sur les quais, voire dans la rue de l'Hôpital, le seul obstacle à traverser serait le Pont Notre Dame pour arriver dans la rue Royale : est-ce impossible à franchir?  Y-a-t-il,  comme le pense le Collège, une distance
infranchissable entre les 2 rives de l'Escaut?
  Si on pousse la caricature jusqu'au bout, on dirait que le marché de la place Crombez profite à une partie de la Rue Royale, toute proche de la Place Crombez mais pas du tout aux commerçants du bout de la rue, justement près de l'Escaut?  Un peu de sérieux quand même, les Tournaisien(ne)s sont capables de marcher d'un bout à l'autre de la rue Royale pour atteindre un commerce qui les intéresse.  Par contre, augmenter les places PMR dans cette rue commerçante ne serait pas un luxe.

En me focalisant sur l'extension du marché en centre-ville le samedi matin, je ne m'oppose nullement à d'autres initiatives d'animation en centre-ville, comme le Petit Montmartre. Cette animation a tout à fait sa place dans le centre historique de Tournai. Si mes propos ont fait penser que j'assimilais "le petit Montmartre" à une foire aux boudins, c'est que je me suis mal exprimée!   C'était lendemain de carnaval, et j'avais peut-être des propos un peu confus !! j'ai simplement voulu dire que des foires d'un jour, comme une  fête de la bière ou l'arrivée d'une course, ne feront pas revenir une clientèle régulière dans les commerces du centre-ville. Les événements du dimanche ont certainement leur place.
Cependant, le samedi est quand même un jour important pour tout commerçant : c'est  "le jour des courses" par excellence.  C'est pour cela qu'en attirant les gens vers le centre-ville pour faire leur  marché, on les attirera aussi vers les magasins du centre-ville. C'est, en tout cas, ce que j'ai pu constater à Namur.


Quant aux problèmes de stationnement, comme l'a dit mon collègue CDH, Xavier Decaluwé, offrir le parking gratuit le samedi après-midi est une fausse bonne idée. Les automobilistes vont croire que, tout d'un coup, le samedi après-midi, les places seront nombreuses devant les commerces où ils veulent se rendre. Et ils tourneront dans les rues parfois longtemps avant de trouver une place, pas nécessairement près "du commerce recherché".

Au fait, qu'est-ce qui stresse le plus les automobilistes lorsqu'ils viennent en ville?  Tout d'abord de trouver une place de stationnement  et ensuite, d'arriver à temps à leur voiture pour éviter les 15 euros de redevance!.
Nous, à ECOLO, on ne défend pas le parking payant. Nous préfèrerions une grande zone bleue dans l'intra-muros pour éviter les voitures ventouses, c'est tout. Mais le pouvoir communal s'est coincé financièrement avec son option actuelle : cela rapporte plusieurs centaines de milliers d'euros à la caisse communale. C'est pour cela qu'il refuse le contrôle public et préfère une concession à un privé dont le premier critère de choix sera le rendement financier pour la ville!!

Pour nous, écologistes, il est urgent que Tournai  se tourne vers les solutions qu'adoptent les autres villes  : développement de parkings de délestage, avec navettes qui permettent de rejoindre facilement le centre-ville et parallèlement une augmentation de places PMR au centre-ville pour celles et ceux qui ont plus de difficultés à se déplacer.

Comme l'a très bien conclu, hier au conseil communal, le Président, Rudy Demotte, augmenter la présence de voitures au centre-ville n'est pas une solution d'avenir car cela conduit à l'étouffement de nos villes.