jeudi 26 août 2010

Agriculture et marchés de producteurs...



C'est sans doute mon thème favori durant ces vacances mais il me semble incontournable après quelques jours de repos passés dans la région merveilleuse de l'Aveyron français.

J'y ai découvert les marchés de produits locaux qui fleurissent un peu partout en France et remportent un succès considérable dans les villes et les villages.

Une rencontre hebdomadaire avec un producteur de fromages de chèvres, un producteur de vin , un fermier-boucher, une productrice de marrons et produits dérivés, une apicultrice... devant leur étal, sur la place du village le matin ou en fin de journée. Des tables sont prêtes pour accueillir les gourmands qui mangent sur place les délicieux produits du terroir. Quand les lampions s'allument, à la tombée du soir, ils n'ont plus que le matériel à remballer car tout a été vendu.


Quand vous leur demandez comment s'écoule leur production : ils vous répondent : "sur les marchés ou à la ferme" et dans les commerces de la région.

L'agriculture européenne est bien en crise mais ces agriculteurs ne le ressentent que très peu. Leur problème essentiel est de ne pas dépasser un seuil de production les obligeant à payer du personnel.

Qu'attendent les pouvoirs publics pour créer ces emplois? Des emplois non délocalisables dans les régions rurales qui en ont grandement besoin en France et ailleurs car l'engouement pour les produits locaux et de saison est aussi perceptible à Bruxelles, à Paris que sur les marchés du Midi.

Un plan B pour le préformateur...la vision des rattachistes


Le rattachement à la France, solution à tous nos problèmes, à nous, Wallons et Bruxellois? Il est tentant d'y croire face aux exigences flamandes toujours plus pressantes, spécialement de la NVA, et à la tendance de certains partis du Nord (pas tous heureusement) de nier l'existence d'une identité et d'une région bruxelloise.

Tentant, mais simpliste. Se rendent-ils bien compte, les rattachistes que cette idée reste très peu défendue par les citoyens wallons et surtout bruxellois. Les résultats électoraux de juin dernier n'ont pas montré de percée pour ce courant.

A Bruxelles, dès que la Belgique est menacée, les Bruxellois arborent fièrement le drapeau noir-jaune-rouge à leur balcon.

Faut-il faire le bonheur des gens malgré eux? Pour le moment, en tout cas, cette perspective semble aller à l'encontre des aspirations de la population.

Et n'oublions pas que Bruxelles est la capitale de l'Europe. Celle-ci n'a pas été choisie par hasard. Les grands pays défendent Bruxelles comme capitale car elle ne les met pas en concurrence directe.

Mais si Bruxelles tombait dans l'escarcelle de la France, comment réagiront-ils? Mal, certainement.

Les nuits de négociations belgo-belges risquent de se transformer en nuits et jours de confrontations entre capitales européennes pour trouver un compromis acceptable pour tous.

L'Europe a besoin d'une vision d'avenir, pas de déchirements inutiles qui l'éloigneraient encore plus de ses citoyens.

dimanche 1 août 2010

Des petits pas dans la bonne direction


J'ai relevé deux frémissements positifs pour l'avenir de notre vie en société malgré la langueur estivale.

En politique belge, tout d'abord. On le sait, rien n'est facile et le refrain "Belgique, je t'aime,moi non plus" revient sur certaines lèvres. Quelques déceptions sont exprimées par l'un ou l'autre homme ou femme politique. Mais le préformateur n'a pas abandonné le navire en perdition. . Le frémissement positif attendu semble bien présent : le préformateur affirme que les négociations se poursuivent et qu'on mettra en place cette révision en profondeur de nos institutions : gageons qu'ils y arriveront et ...dans pas trop longtemps.

En matière de développement durable, l'agriculture belge paraît aussi entamer un virage dans le bon sens. Je me suis rendue, en famille, à Libramont. Certes, les machines agricoles toujours plus monstrueuses y trônent toujours . Mais à côté de ces engins de science fiction, on en revient à une vision plus humaine, plus sociale de l'agriculture (moins de pesticides, plus de haies, plus de produits locaux, de débouchés locaux pour les produits locaux, utilisation du cheval de trait dans les villages et les villes....) Dans le bilan de la foire 2010, on faisait état d'un nombre considérable de conversion de fermes walonne en fermes bio : en élevage d'abord et de plus en plus en légumes, alors que la demande de légumes bios est loin d'être satisfaite en Wallonie.

Des jeunes sont prêts à se lancer dans ce nouveau créneau de l'agriculture, même s'ils ne sont pas issus du milieu agricole. Aujourd'hui, l'agriculture n'est plus un métier que l'on fait parce qu'on ne connaît rien d'autre ou que la pression famili ale est trop forte, c'est un véritable choix personnel, une passion que l'on veut vivre malgré les difficultés. L'agriculture doit rester un métier d'avenir en Wallonie. Les déclarations des Ministres wallons vont dans le bon sens, mais reste à concrétiser tout cela, au-delà de ce bel été 2010.