dimanche 10 octobre 2010

17 octobre : journée mondiale de refus de la misère


Depuis l'appel du Père Wresinski, il y a 23 ans, les défenseurs des droits de l'homme se réunissent chaque année pour dire leur refus de la misère et appeler l'humanité à s'unir pour faire respecter les droits de l'homme. "Là où des êtres humains sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré."


A Tournai, si vous voulez marquer votre engagement vous êtes invités dès 10 h sur la grand-place pour entamer une marche à travers les rues de la ville.

Vous pourrez aussi accrocher un drap à l'effigie de la journée du 17 octobre afin de montrer à tous votre solidarité. Ce drap peut être retiré à l'hôtel de ville de Tournai durant la semaine qui précède ce 17 octobre.

Mais la sensibilisation n'est qu'un premier pas, c'est en repensant notre système économique trop inégalitaire et en appliquant une politique économique, sociale et environnementale plus juste que nous ferons réellement reculer la misère.


lundi 4 octobre 2010

Prospérité sans croissance... un avenir pour notre planète

Une conférence sur ce thème a remporté un franc succès à Louvain-La-Neuve lundi dernier. Sans doute, le lieu était-il bien choisi parmi les étudiants, les chercheurs, les penseurs, qui n'ont pas peur d'échanger sur un sujet encore difficile à aborder.

Pourquoi ce thème reste-t-il tabou?
parce qu' il fait peur : peut-on parler de progrès sans croissance économique? Cela signifie-t-il la fin de notre confort, de nos acquis sociaux, du bien-être de manière générale.

Les écologistes restent prudents en abordant la question de la "non-croissance ou de la décroissance" car ils en ont souvent fait les frais. Comme il est facile de faire peur aux gens en leur disant simplement : "vous voulez retourner au temps des cavernes, vous éclairer à la bougie, vous déplacer à dos d'âne, et bien, il suffit de voter pour un parti vert et vous serez de suite exaucés."

Et bien non, penser le futur en économisant nos ressources naturelles, en déliant bien-être et consommation , ce n'est pas nécessairement un cauchemar.

Peter Victor, économiste canadien, nous a montré qu'un modèle de société moins dévoreur d'énergie, plus tourné vers une consommation locale, permettrait de faire face aux défis qui nous attendent, comme la pénurie de pétrole et, ce modèle réduirait les inégalités sociales.

Il remet à l'ordre du jour le partage du travail, sujet tabou aussi, depuis que la France a remis en question la réduction du travail à 35h/semaine et que les bien-pensants de nos sociétés libérales, nous répètent qu'il faut travailler plus et pour moins d'argent, pour concurrencer la Chine, l'Inde, le Vietnam, ...où les travailleurs restent corvéables à merci.

Son modèle macroéconomique peut être appliqué dès aujourd'hui au Canada et dans les autres pays du Nord, avec quelques aménagements. Mais il ajoute qu'il est urgent de l'appliquer si nous ne voulons pas assister, impuissants, aux changements climatiques, à l'épuisement de nos ressources, au renforcement des inégalités et des guerres qui en découleront.

Comme lui, je pense que c'est possible de consommer moins, de changer notre mode de vie, sans perdre vraiment notre confort. Il a raison d'affirmer que les progrès scientifiques ne résoudront pas tous les défis de notre siècle. Une approche volontariste citoyenne et un soutien politique aux changements sont indispensables pour assurer un avenir plus juste pour tous sur cette planète.