lundi 21 décembre 2015

Mons a fait la fête à 2015 mais pas à sa gare !

Les lampions de 2015 s'éteignent doucement à Mons. Restent quelques éléments à découvrir comme l'expo sur Verlaine mais l'heure des bilans a sonné.

Les commentateurs sont quasi unanimes : cette année européenne de la culture fut un succès de foule et de créativité.

C'est vrai, nous avons entendu parler beaucoup de langues différentes dans cette ville provinciale.

Comme d'autres, j'ai pu goûter au programme varié offert à tous, en visitant l'expo Van Gogh, en dégustant le chocolat de l'imprimante 3D ,  en assistant à l'embrasement des péniches sur le Grand Large....

Oui, Mons a grandi, s'est montrée au monde comme une ville dynamique malgré les failles évidentes (comme le Passenger !) ou les erreurs moins connues, comme des fermetures inattendues de lieux annoncés sur le programme.

Mais le gros râté, c'est incontestablement, cette gare,  qui n'en finit pas de sortir de terre, au grand désespoir des usagers.  Cela fait 3 ans déjà que l'accueil des passagers est plus que rudimentaire à Mons.  Les passerelles sont glissantes, les trottoirs envahis par l'eau sale rejetée par les bus, comme si la gare c'était un projet d'architecture et non un lieu d'accueil pour passagers.




Ce projet monstrueux  qui va contre le cours du temps!  La  SNCB supprime chaque année des gares, des arrêts, rationalise les liaisons en laissant les voyageurs sur le carreau. Aujourd'hui, le gouvernement annonce à nouveau 2 milliards d'économie dans le rail  Les trains arrivent toujours en retard, sont de plus en plus souvent en panne, les cheminots se fâchent de plus en plus souvent et les grèves se multiplient.

Face à ce tableau presque apocalyptique du rail en déroute, lentement mais sûrement, Monsieur Di Rupo, lui, aura "sa gare".

 Il déclare souvent, d'un air détaché, que les investissements dans les gares n'ont rien à voir avec le fonctionnement des trains, ce sont des budgets séparés.  Mais Monsieur Di Rupo sait mieux que tout le monde que le seul actionnaire des chemins de fer en Belgique est l'état fédéral.

Il sait aussi que la SNCB est financée par une dotation de l'état belge.

A l'annonce du projet de nouvelle gare à Mons,   j'ai fait partie d'un collectif de navetteurs opposé à ce projet pharaonique.  Nous avons écrit au Président du parti socialiste, sans obtenir de réponse de sa part.

Malgré la vague de protestation suscitée par ce projet, Monsieur Di Rupo a toujours tenu bon .

Une commande au Père Noël (ici, la SNCB!!) reste une commande.   Et pour Monsieur Di Rupo, cette commande doit être réalisée, quoiqu'elle en coûte pour les usagers du rail.

Le Père Noël n'a pas oublié les voyageurs : non, non, comme chaque année, "les cochons payeurs" auront bien leur augmentation des billets en 2016

Si Mons a commencé à compter sur la carte du monde pour son dynamisme culturel, sa nouvelle gare n'y est pour rien et on s'en serait bien passé.

Sauf que dans 2 ou 3 ou 4 ans, Monsieur Di Rupo pourra commander un formidable feu d'artifice au Père Noël pour inaugurer ce projet architectural du 3e millénaire.

Espérons qu'il y aura encore quelques trains qui passeront à Mons à cette époque et quelques voyageurs pour l'admirer.


mardi 8 décembre 2015

10 décembre, éclairons notre ville, un geste d'humanité...


Une belle manifestation qui se déroulera à Tournai ce 10 décembre.

Chaque année, je vends quelques bougies pour Amnesty International et je ne suis pas prête d'arrêter cette démarche.

Savez-vous pourquoi?  J'étais une militante active d'Amnesty lorsque j'étais étudiante et j'ai eu la chance avec mes amis militants de l'époque de vivre en "life"  la libération d'un prisonnier politique que  nous soutenions depuis plusieurs années.

Ce moment de bonheur immense qui nous relie à l'humanité, je le revis chaque année en "déclarant ma flamme "aux droits humains.