mardi 28 avril 2015

Tournai, consultation populaire/ / première




"Moi, la politique, cela ne m'intéresse pas" entend-on souvent.
"Les politiques, tous les mêmes, ils pensent qu'à eux" 
"moi, je n'irai pas voter car de toute façon, ça ne changera rien".  De plus en plus de citoyens se désintéressent de la vie politique.  Parce qu'il(elle)s n'y croient plus !

En tant que mandataire politique communale, je constate la difficulté de développer un dialogue constructif entre les  citoyen(ne)s et leurs représentant(e)s mais je refuse de m'arrêter à ce constat.  Comme le font les écologistes, partout où ils sont présents, que ce soit dans la majorité ou dans l'opposition, j'essaie de contribuer à améliorer la vie démocratique dans ma commune sous toute forme de participation citoyenne.

C'est pourquoi, j'ai demandé, pas moins de trois fois en 20 ans, d'instaurer  le droit d'interpellation des citoyens au conseil communal. Les majorités en place à l'époque (PS-MR et  PS-CDH) ont, chaque fois, repoussé ma proposition.  C'est grâce à un décret du Parlement Wallon obligeant les communes à mettre en oeuvre ce droit d'interpellation que les Tournaisien(ne)s ont pu accéder à ce droit. Depuis sa mise en oeuvre en 2013,  trois citoyens  ont usé de ce droit d'interpeller le Collège communal.  A ECOLO, nous continuons à encourager les citoyen(ne)s à exercer ce droit quand c'est possible et à participer de manière active aux enquêtes publiques, aux conseils consultatifs.

 Au conseil communal de ce 27 avril , c'est un autre droit citoyen qu'ECOLO a voulu défendre, par ma voix  : le droit pour les habitants de notre ville de donner leur avis par l'organisation d'une consultation populaire. Le débat qui a suivi ma proposition a été vif, les avis souvent tranchés, exprimés avec passion.  Mais ma surprise était totale lors du décompte des voix :  22 voix pour, 9 abstentions et 5 voix contre. Ma proposition est adoptée : pour la première fois à Tournai, une consultation populaire sera organisée. Les habitant(e)s de Tournai, âgés de 16 ans au moins, pourront y participer . Il(elle)s devront être au moins 5700 (soit 10% de la population concernée) à  participer au vote pour qu'on dépouille et publie les résultats.

Aujourd'hui, seulement, je réalise que c'est une première  à Tournai . Mais aujourd'hui aussi, je réalise qu'il faut que ce soit une réussite pour redonner à mes  concitoyen(ne)s foi en la démocratie.

Pour nous écologistes, cela implique que toutes et tous soient bien informés sur les choix à réaliser, que  les débats soient  passionnés dans le respect de l'avis des uns et des autres.

Et surtout, que nous soyons nombreux dans les files devant les bureaux de vote, fiers et heureux(ses) de pouvoir donner notre avis !




mercredi 22 avril 2015

On ne lâche rien ....



C'est en tant que maman et bientôt mamie, que j'ai marché samedi en compagnie de citoyen(ne)s  contre le futur TTIP, traité de libre échange transatlantique.

Une maman et une mamie inquiète des conséquences de ce traité sur la qualité de vie de nos enfants, dans un monde déjà dérégulé à outrance. Un monde où les puissances de l'argent mettront à genoux ceux qui veulent défendre le bien-être des habitants par des règlementations contraignantes.











Nous étions 2000 personnes à marcher dans la bonne humeur, sous le soleil bruxellois ce samedi














Nous avons appris que les  parlementaires européens n'ont accès à aucun document, ne connaissent pas les sujets que les Etats-Unis mettent sur la table de négociations.  Les élus ne pourront qu'émettre un vote négatif ou positif sur l'ensemble du traité tel qu'il aura été négocié par la Commission européenne, sans y apporter le moindre amendement.






"On ne lâche rien" scandaient  les manifestants.  L'opposition doit être forte, permanente pour s'opposer à ce déni de démocratie de la part de l'Europe.   Dans les conseils communaux, au parlement wallon, au parlement bruxellois, des motions sont votées. Mais il faut que ces prises de position soient  courageuses et demandent l'arrêt des négociations tant que des avancées démocratiques ne seront pas acceptées par la commission européenne.  La pression citoyenne doit continuer.  Nous pouvons toujours soutenir l'initiative des citoyens européens, un petit clic citoyen qui nous fera du bien à tous et surtout aux futurs citoyens de cette terre !




dimanche 12 avril 2015

TTIP Non merci

Nous savons qu'il est très difficile de contrer le pouvoir des multinationales surtout lorsqu'ils sont soutenus aveuglément par les pouvoirs publics comme la commission européenne.

Notre seule arme pacifique est d'être nombreux à s'y opposer  : refuser ces accords qui se négocient en secret, refuser d'être complices en restant passifs!





lundi 6 avril 2015

Le Haut Escaut, lien entre France, Wallonie et en Flandre ...

Tel était le thème de la croisière organisée par l'association Escaut sans frontières  à laquelle j'ai participé ce 3 avril.

Des  experts  ont pris la parole entre Antoing et Oudenaarde afin de nous présenter des projets économiques, environnementaux qui façonneront le visage de notre région.



Dans la portion wallonne, deux ports fluviaux se développent sous la direction du  PACO (Port Autonome de l'Ouest et du Centre,) ce sont les plateformes de Vaulx et de Pecq.

plateforme de Vaulx
A Vaulx, la plateforme a été concédée à un gestionnaire privé, filiale de la société Dufour.  Ce projet a une pertinence économique mais est une vraie balafre dans le parcours campagnard du fleuve entre Antoing et Tournai.  D'après les intevenants du Port et du SPW, la plateforme de Pecq et les nouvelles plateformes seront plus intégrées dans leur environnement. La directrice du PACO est convaincue qu'il est possible de développer une activité portuaire tout en respectant la nature environnante et en diminuant un maximum les nuisances liées à cette activité.  Cette option devient une évidence lorsqu'on se balade sur le fleuve. En effet, celui-ci  marque vraiment le paysage par sa quiétude, et ses abords doivent être préservés au maximum.


Escaut à hauteur de Bossuyt
Dans la droite ligne de ce constat, j'ai d'ailleurs proposé à  Escaut Sans Frontières et au Contrat de rivière d'accentuer la collaboration  entre  régions pour un aménagement durable des berges.  La différence est tellement flagrante lorsqu'on passe de Wallonie en Flandre où les berges sont plus arborées et la biodiversité ainsi mieux préservée.






rétrécissement Escaut à Tournai
Un autre projet d'envergure sur la portion wallonne est l'élargissement de l'Escaut dans la traversée de Tournai.  Le représentant du Service Public de Wallonie (SPW) a expliqué longuement la difficulté actuelle de traverser  Tournai pour les bateaux de 1500 à 2000 tonnes en précisant que la partie la plus difficile à négocier est bien le rétrécissement à partir du Pont à Pont et, dans une moindre mesure, le passage du Pont des Trous. Il a confirmé les propos du Collège communal en réponse à ma question posée en mars dernier.(voir ci dessous, réponse détaillée à cette question ).



Centrale électrique de Ruien
Avant de terminer notre périple à Oudenaarde, les représentants de la province Oost-Vlaanderen nous ont décrit l'ambitieux projet de démolition et réhabilitation du site de la centrale électrique de Ruien, qui fut la plus grosse centrale électrique au charbon de Belgique, fermée par Electrabel depuis 2 ans .  Ce projet devrait allier économie et patrimoine par la création d'une zone  pour PME et la rénovation d'une partie du site bâti.







La croisière était très enrichissante  : mieux vaut bien connaître la réalité de terrain avant de se prononcer sur les projets qui engageront l'avenir de notre commune !








Dossier élargissement de l'Escaut à Tournai, réponse du Collège communal de Tournai ce 23 mars 2015