mercredi 31 juillet 2013

Halte à la biodiversité...

Est - ce le nouveau slogan de la direction des voies hydrauliques de Wallonie?






J'avoue ne pas comprendre  cette "mise à blanc" des berges de l'Escaut entre Tournai et Vaulx.







Avant cette "coupe d'été",  fleurs sauvages et herbes folles coloraient les berges, pour le plaisir des yeux et servant de refuge à la faune sauvage.

Les  associations de défense de l'environnement, les scientifiques et les responsables politiques abreuvent les citoyens de conseils pour préserver la biodiversité ...  Le Service Public de Wallonie serait-il sourd  à cet appel ?







Près des habitations, le sentier reste très praticable alors que la végétation demeure luxuriante


Alors pourquoi faut-il tout "raser" un peu plus loin?  Cette situation est incompréhensible à mes yeux.








J'interrogerai l'Echevin de l'Environnement de Tournai, Philippe Robert, ainsi que le Ministre responsable des voies navigables, Carlo di Antonio, sur les raisons de cet "acharnement anti-herbes sauvages".

lundi 29 juillet 2013

Tournai Travaux, une très mauvaise histoire....

L'histoire se répète à Tournai ...
Après les trous de la Grand Place et les mal-façons de la Place St Pierre, voici les "mauvaises pierres" du piétonnier. Une malédiction qui s'abat sur Tournai ou de mauvais choix ?

1) Grand Place




Complètement rénovée il y a 15 ans, réparée plusieurs fois depuis lors, la Grand Place reste un champ de mines ! A-t-on tiré les leçons de ce mauvais choix des fameux pavés sciés ?



2) Place St Pierre









 

Mêmes pavés sciés, même désastre !






Plus grave encore, la partie piétonne, qui ne subit pas le charroi comme à la Grand Place, est aussi en mauvais état.
Un manque de suivi des travaux est sans doute aussi responsable de ce lamentable spectacle.  Et voilà pourquoi aujourd'hui, il faudra re-payer pour des réparations indispensables.


Le conseil communal a voté ce mois-ci un accord amiable entre la Ville, l'Intercommunale IDETA et l'entrepreneur pour la prise en charge des réparations. N'oublions pas que l'argent de la Ville et de l'Intercommunale, c'est aussi l'argent du citoyen : il paiera pour des malfaçons dont il n'est guère responsable !

3) Piétonnier 

C'est tout neuf! Mais déjà des mal-façons qui apparaissent. J'interpellerai le Collège prochainement afin de connaître l'attitude qu'il adoptera face à cette situation. Si c'est le choix des matériaux et des entrepreneurs qui est en cause,  cela suffit !
Fini de faire payer les Tournaisiens pour de mauvais choix des responsables politiques et de leurs "experts"!








Revitaliser le centre-ville, voilà l'objectif principal de tous ces travaux. Mais, de réparation en réparation, le centre-ville risque d'être un chantier permanent ...




Trêve de mauvaises nouvelles, le Collège nous annonce des travaux préventifs (voir sur le site de la Ville de Tournai: l'amélioration des rues Soil de Morialmé et des Chapeliers). Est-ce vraiment indispensable?  Faut-il défaire et refaire des rues en bon état ?
 









Le projet de revitalisation du "quartier Cathédral" prévoit d'améliorer les perspectives urbaines, notamment le piétonnier et les rues adjacentes.
Alors que d'autres rues sont en mauvais état dans le centre-ville et dans les villages, l'argent public sera utilisé pour reconfigurer des rues rénovées il y a une dizaine d'années avec les mêmes fonds européens? 

Quel gaspillage!

dimanche 14 juillet 2013

Selon que vous serez puissant ou misérable....

L'injustice est le moteur de mon action politique depuis tant d'années,  je ne pouvais donc pas passer  sous silence cet édito paru dans le Knack du 26 juin dernier.

L'éditorialiste, Ewald Pironet, relate le discours prononcé par Mr Jan Pieter De Nul lors de la remise du prix du meilleur (ou plutôt de la meilleure) manager des ressources humaines de l'année selon le journal économique Trends-Tendances.

Le discours est caricatural et populiste : "si la Belgique va mal, c'est à cause des millions de personnes qui ne veulent pas travailler, notamment tous ces jeunes et ces immigrés."

"La Belgique ne se redresse pas car nos politiciens sont tous pourris et ne veulent pas prendre de "bonnes "décisions pour améliorer la situation."

L'éditorialiste rappelle très justement et poliment que les entrepreneurs ont aussi leur  part de responsabilités.

Et il insiste, subtilement, rappelant que Mr De Nul avait été reconnu coupable il y a 10 ans de corruption d'un fonctionnaire de l'administration fiscale.  Mr De Nul a été condamné à 3 ans de prison ferme par la Cour à l'époque. Mais la Cour (avec un grand C !) a jugé que son séjour en prison mettait en péril son entreprise et menaçait l'emploi des travailleurs.

Je fais  mienne la conclusion de Mr Pironet, "too big to go to jail" (trop puissant pour aller en prison), très comparable à "too big to fall" (expression utilisée pour le sauvetage des banques par notre argent à tous !)

J'estime que ce grand capitaine d'industrie  n'a pas de leçon de morale à donner aux autres, fussent-ils jeunes, immigrés et sans emploi.

Et la Justice, mérite-t-elle notre respect quand elle agit comme cela?

mardi 2 juillet 2013

Faut-il bannir la mendicité à Tournai?

 La mendicité n'est plus punissable en Belgique depuis 1993.  Les députés fédéraux ont retiré l'interdiction de mendier du code pénal  à l'unanimité.

Aujourd'hui, à  Tournai, comme dans d'autres villes, le nombre de mendiants est en augmentation.

Depuis 2009, un règlement communal permettait aux policiers d'intervenir lorsque "des mendiants entravent la circulation piétonne ,notamment en s'installant aux entrées d'immeubles ou lorsqu'ils importunent les passants et les automobilistes. Ces comportements peuvent être sanctionnés par une amende administrative allant de 25 à 250€"

Hier soir, j'ai demandé au Collège quelle évaluation était faite de  l'application de ce règlement communal.  Aucune, d'après Mr Delannois.  Il ne sait pas combien de fois les policiers sont intervenus et combien d'amendes administratives ont été délivrées aux contrevenants de ce règlement.

 C'est quand même un peu difficile de se prononcer sur l'adoption d'un nouveau règlement communal sans aucune évaluation du précédent.    Mais comme disait Mr Delannois, "cela a permis aux policiers d'intervenir". Oui mais quand? De quelle manière? Personne ne le sait.

La nouvelle version proposée hier par le Collège ne nous satisfait pas du tout.  Le nouveau règlement précise qu'"il est interdit de mendier devant la façade des commerces en centre-ville".  C'est donc l'option défendue par la majorité :  éloigner les mendiants des rues commerçantes, comme la Rue Royale.

Mais la justification est plus que contestable.  Le Collège précise que des bandes  se forment autour des mendiants et que celles-ci font peur aux passants, parfois en les agressant verbalement, parfois par leurs cris ou la présence de leurs chiens.

A ECOLO, nous ne nions pas ces faits, loin de là.  Nous savons que certaines personnes  ont un comportement plus que dérangeant et parfois agressif.  Mais les bandes présentes sur les trottoirs  ne mendient pas nécessairement et ne se retrouvent pas nécessairement près des mendiants.  Ce n'est donc pas la mendicité qui dérange mais le comportement de certains individus : que fait la police?selon l'expression consacrée. Mr Delannois ne nous l'a pas dit non plus.

J'ai donc posé à 3 reprises la même question à Notre Echevin délégué à la fonction maïorale :

que fera la police demain devant un mendiant assis calmement,  sans chien, sur un trottoir du  centre-ville?  Il ne m'a pas répondu.

La police va-t-elle appliquer le nouveau règlement de police et infliger une amende à ce mendiant comme c'est prévu?  "cela lui permettra d'intervenir" d'après l'Echevin.

Le point de vue que nous défendons à  ECOLO est  différent : il ne faut pas stigmatiser la mendicité mais interpeller les personnes qui agressent les passants, qui salissent nos endroits publics, et troublent d'une manière générale l'ordre public. Mais pour cela, il faut appliquer la loi et le règlement communal déjà existant sur le maintien de l'ordre public.  Il faut surtout la présence de policiers dans les quartiers à pied, à vélo qui constatent très vite  les situations à risque.



Dernièrement, je me trouvais près du Pont Notre Dame. Des policiers sont sortis de leur voiture et ont demandé à des jeunes de jeter leur cannette de bière ouverte à la poubelle (ils ont pu conserver la cannette fermée car ils ne contrevenaient pas au règlement de police).  Ensuite, ils sont remontés dans leur voiture et sont partis.  Qu'ont fait ces jeunes?  Je vous laisse deviner !


Un autre point de vue sur la mendicité et l'assistance  A lire !