lundi 21 juin 2010

Un beau dimanche postélectoral à Tournai...

Pour le moment, rien de nouveau sous le ciel belge, l'informateur consulte. Les partis font leur offre de service et le roi assiste à un mariage princier.

Un dimanche de juin calme et maussade comme il en existe souvent comme les autres dans le pays du surréalisme.

A Tournai, le surréalisme aussi était au rendez-vous : autour du square de la gare, dans un très beau quartier résidentiel, une activité insoupçonnée se déroulait sous nos yeux : les 12 h de karting.

La foule n'était pas immense mais quelques mordus étaient présents. Je ne connais pas les estimations de la police, mais pas plus de 200 personnes certainement.

Les fenêtres étaient décorées de petites affiches au contenu non équivoque : "NON aux 12 heures de karting dans le quartier de la place Crombez".

Un phénomène nimby ? Pas vraiment. Une telle manifestation de sport moteur pouvait se dérouler sur un parking de zone commerciale ou industrielle : le plaisir eût été le même pour les amateurs sans déranger les habitants d'un quartier paisible.

lundi 14 juin 2010

5 minutes sur les résultats....


Je me suis trompée et je dois l'avouer.
Les résultats de la NVA sont beaucoup plus impressionnants que je ne l'avais prédit.

Pourtant, des amis flamands sentaient tourner le vent durant la dernière semaine de campagne : "Bart Dewever a fait des erreurs de communication, sur Bruxelles notamment, il a fait peur aux Flamands"disaient-ils.

Sa victoire n'a été que renforcée par ses derniers propos, semble-t-il.

Mais je persiste sur mon analyse précédente (5 minuten over NVA) : les Flamands ont simplement voulu aller jusqu'au bout de leur logique : ils n'avaient plus confiance aux autres partis qui défendaient une plus grande autonomie mais à demi-mots (CD en V, Open VLD...)

Ils ont aussi envoyé un message fort à la nation : nous ne sommes pas des racistes, ni des populistes,mais des nationalistes . En effet, ils en ont profité pour faire la peau ou à peu près au Vlaams Belang et à la liste De Decker.

Est-ce rassurant à l'aube de négociations gouvernementales? Non, ce sera difficile mais pas impossible. Les Belges en ont vu d'autres!

Ik ben ook zeer tevreden voor onze vrienden van Groen! : de enige partij die één kleine overwinning kon tonen tegenover de gele golfte !

Natuurlijk moeten de Groenen verder samen werken, in het Parlement, maar ook hier in de regio Eurometropole : samen een groene Eurometropole te dromen... en te bouwen !

En Wallonie, "l'Etat PS", plus que jamais. La recherche de protection sociale a pris le dessus. Par contre, le rejet de la politique se manifeste peu : un taux d'abstention un peu plus important, quelques nouveaux partis qui émergent tandis que l'extrême droite s'écrase : des réactions saines en démocratie.

Pour les écologistes, une fois de plus, les sondages se sont trompés. Heureusement, nous restons modestes et réalistes. Faire passer un message sur une vision à long terme ne rassure pas en période de crise économique et sociale. Nous pouvons affirmer que ceux qui ont cherché refuge auprès du grand parti socialiste n'ont pas fait couler le bateau écologiste.

Oui, construire la société de demain vers une société plus juste, plus participative, plus écologique reste un message porteur que nous devrons encore affirmer et affiner.

Et je suis personnellement ravie de cette perspective. J'aime les défis politiques quand ils restent constructifs et collectifs. C'est à cette tâche que je m'attèlerai dans les prochains mois avec le soutien de celles et ceux qui nous ont fait confiance ce 13 juin.

samedi 12 juin 2010

5 minutes pour boucler la boucle


2010, année européenne de lutte contre la pauvreté, tel est le thème que j'ai mis en exergue en présentant mon engagement politique sur la liste ECOLO du Sénat.

En ce dernier jour de campagne électorale, je reviens sur ce scandale du 21e siècle: de plus en plus de personnes en Belgique et dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté alors que nous gaspillons de plus en plus d'eau, de nourriture, que l'argent facile coule à flots pour certains privilégiés.

Quelques chiffres : En Belgique 15% des habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté (estimé à 878€ pour un isolé) : 11% en Flandre, 19% en Wallonie, 30% à Bruxelles. Un(e) Belge sur cinq doit vivre avec une pension inférieure au seuil de pauvreté.

Ecolo en Groen! zijn op de zelfde golflengte : de kleine pensioenen en de sociale uitkeringen moeten stijgen totdat zij boven de armoedegrens liggen. De pensioenen moeten aan de welvaart gebonden worden.

On entend souvent que les allocations sociales, aussi élevées que les salaires les plus bas, n'encouragent pas les chômeurs ou minimexés à chercher un emploi.

La propostion d'ECOLO et Groen! d'augmenter les allocations sociales vise-t-elle à décourager les sans-emplois à chercher un job?

NON, NEEN, c'est totalement faux. Tout d'abord, les salaires les plus bas doivent être rehaussés notamment par une diminution de l'impôt et des charges sociales sur cette catégorie de revenus.

De plus , jouir d'un revenu suffisant pour vivre et nourrir sa famille fait partie des droits fondamentaux des hommes et des femmes. Ce droit est reconnu par la constitution belge, tout comme le droit d'avoir un toit pour se loger d'ailleurs.

Mais, une analyse plus fine de la situation de pauvreté nous permet de bannir cette vieille fausse bonne idée : donnons un revenu insuffisant aux personnes à la dérive afin qu'elles aient le courage de se bouger pour trouver un emploi salarié ou s'installer comme indépendant.

Les partisans de l'abbé Pierre défendent cette idée pertinente qu'il faut un logis, un revenu suffisant avant de se construire un projet de vie, pour sortir de la misère et l'isolement.

C'est compréhensible : si tous les jours, vous vous demandez : Où trouver la nourriture pour faire manger ma famille demain?. Comment vais-je payer les repas de mes enfants à l'école? Comment allons-nous payer le loyer ce mois-ci afin d'éviter l'expulsion?, vous n'aurez même pas le temps de penser à trouver une formation, un job qui amélioreront votre quotidien à long terme.

La boucle est presque bouclée : en donnant un revenu suffisant à tous les Belges qui vivent sous le seuil de pauvreté et en rehaussant les salaires les plus bas, nous aiderons 20%, voire 25% des habitants de ce pays à vivre mieux. Pour ce faire, il faudra accepter que les hauts revenus du travail mais aussi immobiliers et mobiliers contribuent plus au budget de l'Etat dans sa lutte contre la pauvreté.

Si plus de gens sont dans la capacité de trouver un job, ils apporteront aussi plus de richesse au pays, leurs enfants seront mieux intégrés à l'école et notre société dans son ensemble vivra mieux.

Misschien bent u er nog niet van overtuigd? We kunnen toch samen, in dat land, zo'n politiek te proberen. La lutte contre la pauvreté ne coûte pas plus cher que le sauvetage des banques. Il suffit de croire que ses effets sont aussi importants pour la prospérité du pays.

jeudi 10 juin 2010

5 minutes sur le droit de voter pour tous...


Le vieillissement, les femmes et hommes politiques en parlent avec un boulier compteur : qui va payer les retraites, qui va assurer des soins de santé pour tous? Qui va mettre sur pied l'assurance dépendance?

Et ceux qui n'ont pas cette calculette en tête, préfèrent nier le vieillissement en pratiquant "un jeunisme" maladif et obsessionnel : produits de jouvence aux vertus exagérées, cures de toutes sortes, interventions chirurgicales qui masquent l'empreinte des années...

Pourtant, dans la vie réelle, nous vieillissons tous et de plus en plus de personnes âgées quittent à un moment donné la maison familiale pour une maison de repos.

Mais la plupart d'entre elles restent attentives au monde qui les entoure : grâce à la radio, la TV, internet, les visites et les sorties familiales, la rencontre avec des jeunes du quartier. Leur vie sociale ne s'arrête pas au seuil de la maison de retraite.

Et pourtant, leur droit de citoyen(ne) semble remis en question. Dans beaucoup de maisons de repos, aucune organisation n'est mise en place pour faciliter le déplacement vers les bureaux de vote ou le vote par procuration. Est préférée la pratique du certificat médical "pour tous". Evidemment, les bonnes volontés extérieures pour aider les pensionnaires dans leur démarche citoyenne ne seront pas découragées mais elles ne seront pas aidées non plus.

J'ai reçu personnellement des témoignages en ce sens et un quotidien flamand confirmait ce matin par une enquête dans différentes maisons de repos ce constat affligeant : "La direction ne s'occupe pas de ça".

Que feront les personnes âgées qui ne trouvent pas un parent ou un ami pour les aider. A qui peuvent-elles faire appel?

Certaines communes envisageraient l'ouverture de bureaux de vote au sein même des maisons de repos. Faut-il aller aussi loin? Les communes, responsables en première ligne de l'organisation des élections, devraient en tout cas trouver des solutions en accord avec les directions de maisons de repos.

La vie démocratique en Belgique et en Europe serait-elle aussi atteinte par le virus du jeunisme?

Je ne veux pas y penser et je ne l'accepterai jamais : un beau combat politique à mener !

mercredi 9 juin 2010

une histoire vraie en 5 minutes...

En 1948, les Etats-Unis ont connu le scrutin présidentiel le plus étrange de leur histoire.

Le président Harry Truman , successeur du grand et populaire Roosevelt, n'était pas aussi présent dans le coeur des Américains. De plus, les difficultés s'accumulaient sur sa route de l'après guerre : le plan marshall,(déjà lui !!) la guerre froide, la crise de Berlin....et la situation difficile au sein de son propre parti.

Les sondages étaient implacables. Le dernier en date donnait 60% au candidat républicain Dewey contre 36% au président sortant Truman.

Le soir des élections, alors que Dewey donnait un grand bal à New York, le président Truman s'en retournait dans son cher Etat du Missouri, sans être importuné par le moindre journaliste.

A 4 heures, le lendemain matin, son secrétaire le réveillait en urgence : les résultats étaient déjà implacables : Truman ne pouvait plus être battu par son adversaire républicain.

En sortant de chez lui, il croisait des vendeurs de journaux avec une couverture tout aussi implacable :"La défaite de Harry Truman" tandis que le résultat final tombait : 49% pour Truman contre 45% pour Dewey.

Le journal De Standaard qui raconte cette histoire dans son édition de mardi, donne une explication simple à cette erreur monstrueuse des sondeurs : ceux-ci considéraient que les indécis n'iraient pas voter. Or, ce sont évidemment ceux-là qui firent la différence le jour du scrutin.

A l'heure où j'écris ces lignes, les indécis restent sans doute encore nombreux mais ils n'ont pas dit leur dernier mot.

Evidemment, je les encourage à voter ECOLO ou GROEN! . Maar zullen veel anderen in het Noorden van het land voor NVA stemmen? Dat weten we natuurlijk nog niet. Een verrassing is nog mogelijk !

mardi 8 juin 2010

5 minuten over de Lage Landen


La campagne électorale en Belgique est tellement centrée sur nos problèmes belgo-belges qu'on en oublie nos pays voisins : eux aussi ont eu droit à leur crise politique et à des élections anticipées.

Les Anglais ont voté anticipativement le mois dernier. Un gouvernement conservateur a pris les rênes, accompagné du parti libéral. Le nouveau premier ministre annonce des mesures d'austérité sévères. Pourtant, les Anglais, hors de la zone euro, pensaient se tirer d'affaire un peu mieux que les autres pays européens.

Madame Merkel, réélue au printemps, a formé un gouvernement conservateur en Allemagne avec le parti libéral : elle annonce ce week-end des coupes sombres dans l'emploi public et la restriction des allocations sociales.

Mercredi, ce sont nos voisins hollandais qui se rendront aux urnes. Savez-vous que leur premier ministre chrétien démocrate, Jan Peter Balkenende, a remis sa démission anticipativement plusieurs fois comme notre Premier, Yves Leterme.

In de straten zie je meer affiches over de WK (voetbal) dan protretten van de kandidaten !

De Nederlanders, als de Belgen, zijn niet gelukkig te gaan stemmen. Ze hebben toch geen BHV probleem maar ze zijn het beu omdat ze zo vaak naar de stembus moeten gaan.

Quel message vont-ils adresser par leur vote demain? Intéressant à analyser à quelques jours du scrutin belge.

lundi 7 juin 2010

5 minutes sur l'emploi transfrontalier...


Lors du débat transfrontalier et communautaire organisé par No Télé, nous avons notamment parlé d'emploi et de régionalisation de la compétence emploi dans le paquet des matières à négocier lors du grand "round" communautaire d'après 13 juin.

J'avoue que j'ai beaucoup de mal à me retrouver dans un débat institutionnel sur l'emploi. Aujourd'hui, le chômage des jeunes est interpellant : même les diplômés doutent de plus en plus de leur possibilité de trouver un emploi rapidement. Des femmes "dites entrantes" sur le marché de l'emploi se forment intensément pour se réinsérer. Des hommes et des femmes ayant passé 20 à 30 ans de leur vie dans une entreprise fréquentent les cellules de reconversion en vue d'obtenir un nouveau poste de travail à 50 ans passés.

Face à toutes ces difficultés vécues réellement dans leur chair, dire à nos concitoyens(nes) qu'une régionalisation des compétences d'emploi est indispensable pour améliorer leur situation sera difficile à faire accepter par ceux-ci. Et je les comprends.

Je préfère insister sur le fait que des emplois nouveaux peuvent être créés dans des filières vertes, dans la rénovation de bâtiments, dans la transformation de produits de notre agriculture, dans la recherche, dans les services non-marchands.

Le fait de vivre dans une région transfrontalière est une source d'espoir pour trouver un emploi mais il faut encourager les jeunes à "sauter" la frontière, à s'inscrire dans des formations qui peuvent déboucher sur un emploi, même si ces formations sont organisées à Lille, Kortrijk ou Roubaix.


Nos parents et grands-parents n'hésitaient pas à passer la frontière pour travailler dans les industries textiles de Lille-Roubaix-Tourcoing. Les agriculteurs flamands sont venus s'établir en Wallonie Picarde.

S'il y a actuellement plus d'emplois vacants dans la région courtraisienne, nos jeunes doivent apprendre le néerlandais et se présenter à ces postes vacants sans hésiter.

dimanche 6 juin 2010

5 minutes pour un engagement commun

Comme vous le savez, les partis verts aiment sauter les frontières car leurs priorités sont communes et dépassent de loin leurs divergences d'opinion. Aujourd'hui, lors du congrès de campagne final d'ECOLO, le président de Groen! était présent pour marquer symboliquement que nous voulons continuer à porter ensemble ces priorités et que nous voulons poursuivre la réforme de l'Etat belge dans le dialogue. "Geen meneer neen of mevrouw Non" disait le coprésident d'ECOLO. Leur attitude a abouti au blocage que nous connaissons et ne résout rien.

Des Grünen allemands étaient également présents pour soutenir la campagne des écologistes belges.

10 prioriteiten voor federaal België werden gisteren door ECOLO en Groen ! ondertekend : meer investeringen in groene energie, in isolatie voor publieke gebouwen, in publieke diensten, fiscaliteit in daling voor werkers maar in stijging voor speculanten....

Des priorités que vous pouvez découvrir sur les sites d'ECOLO et de Groen! et que les candidats et candidates sont fiers de porter ensemble.

samedi 5 juin 2010

5 minutes sur l'agriculture paysanne


L'agriculture a-t-elle encore un avenir en Europe? En pleine crise financière,Après la crise du lait, et les nombreuses crises qui ont rendu la vie des agriculteurs de plus en plus difficile.

La campagne électorale, assombrie par la crise politique et économique, m'a permis de rencontrer des agriculteurs et agricultrices heureux(es). Ce sont des paysans et paysannes qui ont tourné le dos à l'agriculture industrielle, celle qui les rendait dépendants du prix de tous les intrants(produits pétroliers, engrais et pesticides, matières premières ..). Ils nourrissent leur cheptel avec les céréales, légumineuses et fourrage produits à la ferme.

Ils privilégient la vente directe du producteur au consommateur directement à la ferme ou au sein d'une coopérative.

Et leur activité agricole leur permet de vivre décemment avec leur famille sur une exploitation d'une dizaine ou de quelques dizaines d'hectares. Biensûr, ils ne comptent pas leurs heures de travail mais ils se sentent réellement indépendants et ressentent beaucoup de satisfaction à vendre des produits sains à des consommateurs toujours plus nombreux.

L'agriculture européenne, voire mondiale, est à un tournant : ou l'industrie prendra le dessus et nous ne verrons plus de paysans dans nos villages, ou les agriculteurs prendront le pari de l'indépendance et viendront rejoindre ces pionniers libres mais souvent malheureusement suspects au sein de leur profession.

Si nous voulons répondre à la demande grandissante de produits sains et liés au terroir, il est temps que les pouvoirs publics de tout niveau (de la commune à l'Europe) aident les agriculteurs à faire le bon choix.

Alors, oui, l'agriculture peut redevenir une activité économique d'avenir dans nos régions.

mercredi 2 juin 2010

5 minuten over 4 regio's


Le dialogue de communauté à communauté si cher à Mr Kris Peeters est le refus pur et simple de reconnaître la région bruxelloise à part entière et donc son refinancement et son autonomie.

Lors de la campagne 2007 déjà , j'évoquais l'idée de construire un fédéralisme à 4 régions et de supprimer les communautés.

Clairement, ce n'est pas le point de vue défendu par ECOLO. Groen! est plus proche de cette idée mais parle encore d'une communauté germanophone et non d'une région.

Je sais que l'idée "régionale" doit encore mûrir auprès de ceux qui pratiquent la "realtpolitik" aujourd'hui : du côté flamand, cette proposition est mal vue car il s'agit de reconnaître la région bruxelloise et d'évoquer aussi son élargissement à court terme à son "hinterland" économique, comprenant le Brabant wallon et le Brabant flamand. Pour les francophones, c'est une position de lâches car on coupe le cordon ombilical entre Wallons et Bruxellois francophones

Sommes-nous si certains, en Wallonie, que les Bruxellois ne préfèreraient pas une région bruxelloise à part entière, financée correctement et compétente pour les matières dites communautaires (sociales, culturelles et enseignement?). De plus en plus, on entend les Bruxellois affirmer qu'ils sont avant tout Bruxellois. Quant à la région de langue allemande, elle demande aussi plus de compétences et pourquoi pas y répondre favorablement?

Pour les raisons évoquées dans mon précédent article (5 minuten voor een institutionneel debat van 22 mei), je pense que nous serons de plus en plus nombreux à penser l'avenir de ce pays en termes de 4 régions plutôt que 3 communautés et 2 régions et demie.

Parce que la sagesse finira par prendre le dessus : la Belgique actuelle est un puzzle impossible à décrire et à expliquer aux non-initiés de la politique et aux non-Belges. Et surtout, aucun état fédéral ne tient le coup lorsque deux communautés culturelles s'affrontent perpétuellement sur le terrain politique. .

4 regio's : één echte stap naar één echte federalisme in België? Wat denkt u ervan?

mardi 1 juin 2010

L'Europe des Régions : est-ce réaliste?

Il y a 30 ans à peu prés, les écologistes militaient aux côtés des régionalistes pour créer l'Europe des Régions : les Etats européens semblaient des structures politiques dépassées, archaïques, trop centralisés, trop conservatrices.

Mais l'histoire européenne évolue et voit apparaître des mouvements centrifuges à l'antipode de l'Europe fédérale solidaire, respectueuse des cultures différentes, moderne dans sa gouvernance, cette l'Europe idéale rêvée par les Verts et les régionalistes.

L'Europe des Régions, sujet tabou voire dangereux aujourd'hui : Pourquoi? Les partis nationalistes de droite (comme la Ligue du Nord en Italie et la NVA en Flandre) ou plus à gauche (comme les partis catalan, basque ou écossais) sont plus séparatistes que fédéralistes.

L'Europe fédérale reste un idéal pour les Verts mais un projet toujours fragile, à consolider pas à pas.